parfois certaines choses ou situations qui nous sont nécessaires deviennent nocives, non pas en raison d’un changement en elles mêmes mais d’un changement en nous, et cela à cause d’un excès ou d’un manque dans la relation que l’on a avec ces choses. mais sa nécessité reste et restera inchangée, raison pour laquelle ce qui devient nécessaire dans ces cas c’est, non pas des nouvelles entités qui combleront la nécessité, mais une nouvelle relation avec ces mêmes choses qui semblent être elles-mêmes le problème. l’affaire est très simple mais on a tendance à s’encombrer car on est toujours à la recherche des objets à utiliser d’une manière unilatérale, avec l’idée qu’ils ont un pouvoir d’action sur nous, un nous qui nous donne l’impression de rester, d’un coté fixe et de l’autre impuissant sans ces agents extérieurs. 
la question est de savoir si cette conception spontanée de choses pourrait être ‘corrigée’, non pas une fois elle est bien ancrée en nous, mais avant cet ancrage, pour éviter tout ce travail de correction qui semble bien ironique une fois il est achevé, ou au moins une fois il est assez avancé pour nous permettre un changement d’action. car, si cet obstacle n’est plus là, que pourra-t-on faire avec toute l’énergie que l’on use d’habitude pour le surmonter? ou cet obstacle apparent n’en est-il vraiment un, étant plutôt un parcours nécessaire pour le développement d’une capacité qui resterait inachevée sans être mise à l’épreuve? le point crucial se trouve dans la distance entre la vision spontanée et la nouvelle vision, l’écart d’action ouvert par la deuxième et sa relation au monde tel qu’il est, tel qu’il était au début, lorsque cette relation spontanée a commencé à se développer… [on sent que cette formulation conserve toujours des traces de l’ancienne vision, sans en faire tout à fait partie mais au même temps sans en être tout à fait partie]

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