tel le cœur, qui ne s’arrête jamais, même en état de sommeil ou coma, l’esprit est donc en un constant mouvement et cela fait partie de sa condition. et de même que si l’on veut donner un repos au cœur on ne l’arrête pas, car cela serait la mort, on lui donne plutôt un travail moins lourd ou une sang moins chargée, l’esprit ne peut être arrêté ni ses ‘battements’ contrôlés, mais simplement orientés en raison de ce qu’il trouvera comme ses situations et matériaux de travail. ce mouvement perpétuel qui s’impose doit donc être géré pour qu’il donne des résultats utiles dans l’intégration et interaction avec le monde, et non pas être intensifié ou supprimé sans raison ou comme fin en soi. il ne doit jamais y avoir un vide puisqu’il est toujours en train de tourner, et au cas où cela arriverait, il cherchera dans son entourage le plus proche à s’attirer des matériaux pour continuer son travail, comme un moulin qui moudrait sans arrêt le grain apporté par le fermier, et que s’il s’arrêtait trop longtemps il courrait le risque d’être moulu lui même par le moulin. il lui faudrait, pour se reposer, laisser un peu de paille dans le moulin, dont le produit serait inutile, pour qu’il continue à tourner sans danger pour les animaux ou matériaux qui se trouvent autour du moulin. 
ce mouvement incessant donne aussi des indices concernant la base sur laquelle l’esprit se pose et agit, le monde auquel il doit s’adapter pour ensuite conserver, constamment, cette adaptation dans un état d’intégration et harmonie avec le milieu, pour la conserver opérante… comme si la possibilité d’un changement radical qui basculerait tout était toujours là. mais peut-être une telle interprétation de cette vigilance perpétuelle fait toujours partie de la conception qui nous pousse à chercher une intensification ou un arrêt comme des états idéales, car cette tendance n’est peut-être même pas une vigilance…

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