Autant de Montréalais épisode 3xx15
Comment définir le futur de Montréal?


Pour définir le futur de Montréal il faut d’abord définir le Montréalais.
Certes il existe beaucoup de clichés et de stéréotypes associés aux Montréalais: le Métro sexuel, l’Homme d’affaires, le BS, le ‘douchbags’, le ‘Hipster’, le Comptable, l’Avocat, l’Avocate, l’Itinérant, le Propriétaire, le Banquier, le Serveur, l’Étudiant, la Secrétaire, le Comédien, la PDG, le “hasbeen”, le “wannabe” et j’en passe. A oui, j’oubliai l’Humoriste; celui qui vit sur le plateau; les autres vivent tous en banlieue maintenant…


Qui qu’il soit, un dénominateur commun uni le Montréalais à sa communauté : le sang latin inné ou acquis. En effet, nous sommes forts de caractère et nous aimons la bonne chaire, le bon vin et faire la fête.


Nous pensons aussi que tous seront d’accord pour dire que peu importe notre situation personnelle ou professionnelle, il fait bon vivre à Montréal. Dans l’épisode 3 de l’année 2015 de notre série “Autant de Montréalais” nous continuons d’explorer le Montréalais dans son cadre de vie. Il s’agit surtout d’un exercice d’esthétisme en photographie de rue mais il y’a tout de même un peu plus.


Moi-même Montréalais, je connais bien ma ville et je pense bien connaître ses résidents aussi. Et quand je les photographie en action dans la ville je peux deviner ce qu’ils sont en train de faire. Je peux même souvent sentir leur état d’âme, sans même leur parler.


Au fil des décennies et de l’étalement urbain, la ville est devenu de plus en plus saturée de voitures et de moins en moins conviviale pour la marche. Mais nous devons souligner les efforts de la Ville pour rectifier cette situation. En effet, dans les quartiers centraux il est toujours possible d’apprécier une qualité de vie liée à la proximité et à la marche puisque le design urbain des voies de circulation à été ré-orienté vers la promotion des voies piétonnes et des saillies aménagés de coin de rue. De plus, bixi, ainsi que l’étalement des pistes cyclables, ajoutent à l’offre de proximité. En marchant sur Saint-André ou Saint-Christophe, entre Sherbrooke et Mont-Royal, on se sent comme dans un village en pleine ville. Les rues y sont paisibles, vertes et étroites; les petits appartements sont colorés et sympathiques; les commerces sont uniques et chaleureux. Dans ces vieilles avenues ont peut voir une nouvelle génération de Montréalais, celle qui remplace les ‘baby boomers’ partis vivre en banlieue, celle qui contribue à la renaissance de la grande ville. On y croisent des ‘hipsters’, des jeunes professionnels et des jeunes couples mixtes. On y croise aussi de nouveaux arrivants venus étudier ou travailler; certains sont devenus ou deviendront de nouveaux Montréalais, séduis par la qualité de vie de la métropole. Mais on y croise aussi le Montréalais ‘baby boomer’ qui n’a jamais quitté sa ville. Il y’a un beau mix à l’heure actuelle.


Sur le Plateau, il y’a de ces coins de rue vivants, mais dans le Centre-Sud, Saint-Henri, NDG et Hochelaga aussi. Les Quartiers centraux vivent une renaissance, alimentée par cette nouvelle génération de Montréalais, jeune, engagé, soucieuse de l’environnement et de sa qualité de vie. Cette nouvelle génération aime les animaux et les cafés de chats; elle est parent de la génération ‘Y’ et enfant de ‘baby boomers’; elle crée des jardins communautaires, des associations de citoyens, mêmes des médias électroniques de quartier. La rue Duluth et la rue Saint-Denis sont bordées de leurs commerces et de leurs restaurants favoris. Le quartier du Multi-Média, le Mile-Ex et le Mile-End sont peuplés de boîtes où elle construit carrière et identité. Cette force travaillante est aussi la force de l’évolution de la ville. Celle qui façonnera son futur. Le Montréal de demain lui ressemblera.


Ils sont québécois de souche, québécois naturalisés, français, anglais, canadiens, chinois, maghrébins et sud-américains. Ils sont aussi l’élite de maintenant et de demain dans nos industries les plus prometteuses. Ils sont les clients de l’économie locale et leurs enfants aussi. Ils sont les partisans du Canadiens et de l’Impact. Je ne le dirai jamais assez, les Montréalais c’est le cœur battant de cette ville. Il faut comprendre et reconnaître que sans le Montréalais passionné non seulement la ville n’aura plus d’importance mais une très grande partie de l’économie du Québec non plus.


Le Montréal du futur se bâtit maintenant et on doit le bâtir avec l’intérêt du Montréalais en priorité pour qu’il veule y vivre et y fonder sa famille. La province entière bénéficiera d’un Montréal dynamique et en santé. Pour cesser de perdre des résidents au profit des banlieues et freiner l’étalement urbain si dommageable à l’environenment et à l’économie, il faut créer un milieu de vie stimulant pour attirer de nouveaux résidents qui se joindront à la force de travail et à l’élite. Il faut bâtir un Montréal à l’avant garde, vert et branché qui pose une priorité sur le développement durable. C’est ce que nous souhaitons pour nous même et toute a province. Et nous mêmes seront plus prospères dans un Montréal tourné vers le futur.


Nous œuvrons en communication web et en photographie, mais nous œuvrons aussi au travail collectif citoyen de la relance de la Métropole. Nos séries ‘Autant de Montréalais’ se basent sur une démarche artistique mais aussi sur un aspect de communication des valeurs de la ville et du citadin. Ce sont des valeurs proches des émotions, de nos propres ambitions et de celles que nous entretenons pour le futur du Québec. Les séries de photographies ‘Autant de Montréalais’ sont conçues pour honorer le travail du Montréalais et de sa ville. Nous en profitons aussi pour partager avec vous un projet que nous avons mis sur pied l’automne dernier à JeVoisMtl et qui cadre dans cette philosophie de création de milieux urbains stimulants qui priorise une vie de quartier construite sur le dévelopement durable — le Projet Citoyen Marché Voyageur.Cité Maraîchère

