Un “Highline” pour Montréal ?
pourquoi pas
Le “Highline” de Manhattan inspire bien des créatifs à Montréal et dans d’autres villes du monde. Cette révocation tout à fait extraordinaire d’une voie ferrée surélevée de New York est un exemple de révision du milieu urbain que tous ceux intéressés aux techniques de développement durable doivent étudier. Il semble bien que les initiateurs du Projet de Cathédrale Verte ont fait justement ça. Plusieurs projets de JeVoisMontréal sont présentement toujours en vie.
Le “Highline” New-Yorkais
Le “Highline” New-Yorkais a pour objectif de donner aux résidents de “Chelsea” et du “Midtown” un moyen de recréer la vie de quartier par un projet de développement durable en révocation d’acquis civiques. Ce tronçon de voie ferrée surélevée abandonnée fut investi par un groupe de citoyens. Bâti avec un montage financier sur un modèle de dons et d’abonnements, le “Friends of the highline” a réussi à séduire bon nombre de résidents du quartier et de New-Yorkais tout azimut.


design de revocation
Ce succès engendré par un design de révocation innovateur a permis à l’organisation d’aménager un véritable parc aérien sur plus de cinq kilomètres au coeur de Manhattan. Ainsi, les marcheurs et les coureurs peuvent éviter le trafic de la rue en contemplant les pousses végétales installées le long du “boardwalk” installé par dessus la voie ferrée. On peut aussi s’étendre sur une chaise longue pour prendre du soleil au pied des gratte-ciels.


un véritable moteur de développement social et économique
Ce concept urbain de révocation d’acquis civiques à des fins de développement durable exerce un impact positif important sur la qualité de vie du quartier en plus d’améliorer la qualité de l’air et la biodiversité. De nombreux événements se tiennent sur le “highline”, de visites guidées à sessions de “crossfit” ou, de “Lemonade party’s” à cours d’Espagnol en plein air, le “highline” est devenu un véritable moteur de développement social et économique servant de forum de création naturel dans son quartier. Un exemple à suivre pour savoir quoi faire des infrastructures sans vocation. Le meilleur exemple de cette technique de re-qualification urbaine à Montréal est le collectif des Amis du Champs des Possibles qui oeuvre à transformer une friche urbaine abandonnée en milieu public de vie biodiversifiée.


l’îlot Voyageur
Et si Montréal avait son ‘highline’ bien à elle, sur l’îlot Voyageur ? Tout est possible quand vous faites partie du Projet Marché Voyageur.Cité Maraîchère. C’est que ce projet n’en est pas à sa première idée de bonification, même que son équipe de gestion se montre parfois exaspérée devant les rafales de propositions d’amendements au concept. Disons que l’équipe de créativité s’emporte souvent et que l’équipe de design acquiesce parfois, quand elle peut ou… non, et que l’équipe de gestion ne sait plus où donner de la tête face à cette avalanche d’idées.
Or, un fait dans le projet est inéluctable, l’équipe de créativité menée par le chef de projet ne s’arrête jamais. On ne peut pas empêcher un cerveau de créer comme on ne peut pas empêcher un cœur d’aimer, et c’est bien comme ça, ça fait rêver tout le monde.


“Je suis franchement désolé, mais les idées viennent d’elles-mêmes et je dois les utiliser maintenant pour ne pas les oublier ou pour ne pas se les faire prendre. Mais aussi et surtout, je les conceptualise et je les publie pour continuer d’interesser l’auditoire :D Je n’y peux rien, ma créativité est en mode grande vitesse et c’est comme ça. Je ne renchéris même pas toutes mes idées d’ailleurs. Je réalise que mon rôle de chef de projet peut suggérer que je dois faciliter la tâche de l’équipe de gestion au maximum, je sais je sais ‘) et, théoriquement, je fais partie de l’équipe de gestion, je sais je sais. C’est pour ça en fait que j’ai créé cette équipe de gestion, pour qu’elle s’occupe de l’administration des opérations et de la logistique car je suis un peu poche la dedans. Mais aussi et surtout, je l’ai créé pour qu’elle fasse du pouce sur mes idées et ma vision, et qu’elle la concrétise. C’est pour créer que je suis là et que ce projet existe. Ma vision et mon concept peuvent être modélisés, modifiés, amendés et même amputés, mais ils doivent être respectés et réalisés, sinon à quoi bon se donner autant de mal ? Moi je continue d’imaginer” Eric ‘)


Inspiré
Inspiré directement du “highline” de Manhattan, le “highline” montréalais pourrait utiliser les installations existantes de l’îlot Voyageur entier entre De Maisonneuve et Ontario pour créer une voie verte surélevée de 400 mètres de long.
Mais voilà, les démarches administratives pour faire reconnaître le projet aux paliers des gouvernements responsables de l’îlot Voyageur sont complexes, fastidieuses et contraignantes, et puis interminables bien sûr. Chaque amendement complique les choses davantage, sans parler de nos architectes qui re-désignent les infrastructures abandonnées de la Gare Voyageur en vue de la présentation à l’hôtel de Ville cet automne. On ne peut pas continuellement ajouter des éléments au design. Notre équipe de design d’architecture et d’aménagement ‘rush’ un peu devant cette pluie d’idées. Ils se fâchent parfois. Pire encore, nos détracteurs se servent de ces changements incessants pour nous affubler de manque de rigueur et parfois même pour miner notre crédibilité.
C’est plutôt décevant pour eux on dirait. Quant à nous, nous sommes une équipe de citoyens en projet ‘open source’ ce qui signifie que nous prenons les décisions ensemble et que si le “highline” n’est pas approuvé, il n’y en aura pas — Eric


Je n’ai pas voulu créer une dynamique d’organisation hiérarchisée qui diminuerais la créativité, c’est pour ça que j’ai changé mon titre de Directeur de Projet à Chef de Projet. Je me demande qu’est-ce qui est pire: avoir trop d’idées, ne pas avoir d’idées du tout, ou pire encore, avoir des idées sans visions pour l’îlot Voyageur Sud, comme celle du gouvernement Marois de recréer la Place Dupuis à côté de la Place Dupuis en érigeant deux tours à bureaux pour Revenu Québec au coût de 250 000 000$ d’argent public pour la construction et 9 000 000$ par année en coûts de taxes municipales et d’entretien ? Et ce, pour un projet qui ne répond à aucun besoins dans le secteur Émilie-Gamelin ? Je ne sais pas pour vous mais moi je n’ai aucune rétissance à proposer des idées et aucune rétissance à n’en recevoir de quiconque en a qui font du sens pour ma ville et mon quartier” — Eric
nous sommes déterminés
La créativité n’a pas de limite pour notre chef de projet et chaque idée pouvant ajouter de l’intérêt au modèle économique, architectural et urbain du Projet sera proposée, n’en déplaise aux autres. Après tout, le public du projet aime le voir évoluer dans sa formule. Et surtout, il aime voir les citoyens s’impliquer dans les décisions qui sont prises pour leur ville, surtout celles qui impliquent l’argent public. Nous sommes Montréalais d’origine ou nouvellement accueillis, voisin de l’îlot Voyageur, travailleurs, étudiants, payeurs de taxes et citoyens engagés. Et, dans l’intérêt de tous, nous sommes déterminés à ne pas laisser faire n’importe quoi de l’argent des contribuables dans ce dossier.


“Si ce qu’il faut pour éviter une erreur urbaine qui coûtera aux contribuables une fortune maintenant et une autre petite fortune chaque année pendant 40 ans c’est d’embêter tout le monde avec mes idées fatiguantes pour l’îlot Voyageur eh bien allons y et advienne que pourra. Parce-que Montréal est assez mal en point comme c’est là. J’y vie et j’y travail et les décisions stupides ça va faire” — Eric
Nourrir le projet
Vous êtes maintenant avertis et informés. Ainsi, la plus récente idée de notre fatiguant fait du pouce sur un des premiers éléments proposés dans le modèle du Projet: le toit vert maraîcher accessible au public. Il s’agit donc simplement d’intégrer une voie piétonne sur le toit vert et sur le toit du voisin immédiat au nord, la Gare d’autocars de Montréal.
Pour nous, la réalisation du “Highline” dans le Projet Marché Voyageur aurait le même objectif que celui de réaliser le toit vert maraîcher et le Passage Voyageur : créer les conditions gagnantes pour engendrer le Marché en créant le design urbain qui attirera l’achalandage nécessaire à cette entreprise. En quelque sorte, il s’agit de la même stratégie qu’utilise le quartier des spectacles dans le cas des jardins Gamelin; attirer la clientèle par l’art et la culture. Ces trois éléments de design urbain sur l’îlot Voyageur pourraient assurer le succès conceptuel du Marché. Le “Highline” version Montréal, le toit vert maraîcher accessible et le Passage Voyageur seront là à la demande populaire.
Consulter les Montréalais
C’est facile de demander aux Montréalais ce qu’ils désirent voir comme design urbain pour re-créer cet îlot de chaleur abandonné; il suffit de leur demander, avec des sondages. En attendant que la ville nous réponde sur notre proposition de modèle de re-développement, vous pouvez vous prononcer sur la fonction urbaine que vous aimeriez voir être appliquée sur ce lieu qui représente le centre de Montréal. Parce que c’est bien de ça dont il s’agit; l’îlot Voyageur c’est l’entrée de la ville, la Station Berri-UQAM, la Gare d’Autocars, la sortie principale de l’autoroute 720, et le terminus de l’aéroport. C’est critique de comprendre cet îlot et sa fonction de carrefour et de ne pas y commettre une erreur irréparable. Montréalais et touristes sont naturellement attirés par le centre-ville de Montréal. L’opportunité est là, à nous de la saisir et de créer un nouveau pôle économique dans le quartier latin et des emplois.
P.S.: Demeurez informés sur notre page facebook car de grosses annonces s’en viennent dans ce projet, de nouvelles propositions et de nouveaux designs ‘)
Pour appuyer le Projet Citoyen Marché Voyageur d’abord cliquez ici: Marché Voyageur
Pour le highline nous allons nous en occuper ‘)