✵ Il y aurait là Sylvie Bourban

Ecoute cette voix, ferme les yeux, non,…ouvre-les pour lire, …mais ferme-les quand même un peu.

Ecoute cette voix, pas la mienne, celle qui vient juste après dans la chanson. C’est celle d’un oiseau sauvage.

Pas celle d’une chanteuse qui se regarde -> avant de s’écouter -> avant de dire…

…celle d’un oiseau d’altitudes.

Ecoute sa voix, puis dans les silences, écoute le souffle qui se dilate, se retrouve et se reprend… Ecoute la finesse cachée dans le timbre , juste là, juste sous l’immense maîtrise. Il s’y trouve un monde pour qui la voix portée ne suffit même plus à transmettre l’humanité et la fine tendresse de l’âme qu’elle porte. Une magie d’artiste qui vole.

Maintenant re-regarde la photo-titre : des enfants qui dansent et observent autour d’eux, et - juste au milieux - l’oiseau rare qui vole en hors-champs, là-bas vers son “en-haut-à-droite”… regarde l’évasion musicale, cette sincère rareté, hors-cadres.

Nous avons souvent chanté ensemble, sans que je comprenne peut-être tout à cette belle personne. Nous avons enregistré cette chanson que tu écoutes peut-être encore en lisant ce texte trop court.

(magnifique chanson de Pascal Rinaldi trouvable sur le dernier 3xCD de Sylvie)

…Elle m’a invité à enregistrer cette chanson que je ré-écoute souvent pour y retrouver la voix de l’oiseau libre…celui qui n’écoute pas le monde qui passe, mais celui qui écoute l’émotion par le sens. Celui qui est capable de te mettre une claque en plein coeur. Pas parce que c’est prévu… juste parce qu’entre toi qui écoute, et elle qui chante il n’y a pas de distance, aucune limite au partage…

Elle chante ce que tu es, au moment où tu l’écoutes sans t’y attendre forcément, ….juste parce que c’est vrai

Et ça ..

… ça aujourd’hui…

… c’est rare

… c’est elle.