1405 kms

Road trip mouvementé à moto de Los Angeles à San Francisco en 2 jours.


Vendredi soir

Vendredi soir, 19h, je pars du travail direction San Louis Obispo pour y passer la nuit. Une fois sorti de LA, je passe par Malibu, tout va bien il est aux alentours de 20h30. Ensuite le froid commence à m’envahir, un peu puis de plus en plus au fil des kms. Surtout que je suis dorénavant sur l’autoroute, ma visière est pas top (elle se lève tout le temps comme je roule aux alentours de 120–130km/h). En plus de ça la sangle de mon casque me fait mal au cou avec le vent qui m’emporte la tête en arrière (beaucoup trop de vent ce soir là!).

Vers 21h30 je suis sur l’autoroute et mon essence diminue mais ça va. J’essaye de trouver une station service mais rien n’est indiqué sur l’autoroute. Plus ça va plus mon essence diminue, je suis bientôt sur la réserve, mon dernier voyant avant la réserve clignote. À ce moment là je prends toutes les sorties que je vois dans l’espoir de trouver une station d’essence. Sauf que c’est au milieu de nul part, les sorties débouchent sur du néant, seulement de la nuit noire (et un beau ciel étoilé).

À un moment je prends une sortie, encore une fois rien, mais une voiture est derrière moi. Quand je m’arrête au stop avant de reprendre l’autoroute, il s’arrête à coté de moi et me demande si tout va bien. Je lui dit que je cherche une station d’essence car je suis bientôt à court. Le mec me dit qu’il y en a une à 13 kms en continuant sur l’autoroute. Et là trop sympa, il me dit :

T’en fais pas je vais te suivre pour être sûr que tu y arrives bien!

C’est bon j’arrive à la station sans soucis, le mec me fait un pouce en l’air au volant de sa voiture et s’en va. Il est 22h30, j’ai mal aux yeux, ma vision est brumeuse et j’ai froid. Je check mon GPS, il me reste 1h à peu près avant d’arriver à l’hotel. Je suis en flippe parce qu’après minuit l’accueil de l’hotel ferme, ce qui veut dire que je me retrouverai dehors. Les derniers 100 kms à 120–130km/h sont épuisants, mes genoux s’entrechoquent à cause du froid et ma vision est de plus en plus trouble. Je pensais qu’il y avait du brouillard sur la route mais je me suis rendu compte par la suite que non. Mes yeux étaient juste explosés. Je comptes littéralement chaque kms, par série de 10 pour me motiver. Encore 80, encore 70, plus que 20, que 10….

J’arrive finalement à San Louis Obispo, il est 23h30, je vais à l’hotel qui est à coté de la sortie d’autoroute. Le mec est là, il me demande mon nom. Il cherche pendant 10min sans me trouver sur sa liste. Je lui montre ma réservation sur mon téléphone. Il la regarde et après 2min il me dit que j’ai réservé pour le 18 décembre et non pour le 11 décembre. Et merde! Je me suis trompé dans les dates. Il n’a plus de chambres dispo. Il me conseille un autre hotel à coté. J’y vais et là c’est bon j’ai une chambre. Je suis frigorifié mais content d’être arrivé.

Arrivé à l’hôtel après 4h30 de route.

Je prends une douche brûlante. Je ne vois plus rien, tout est trouble même après ma douche, j’arrive pas à lire si j’utilise le savon ou le shampooing. Ça me fait flipper! Après ma douche j’annule l’autre hôtel que j’avais réservé, ça fonctionne! Avant de m’endormir, j’essaye de trouver comment allumer le chauffage mais impossible je vois rien et je suis épuisé. Il est 1h du matin. J’ai roulé pendant 4h30 sans manger, j’ai faim. Il fait super froid dans la chambre (il fait 7 degrés dehors). Je mets des épaisseurs et je vais au lit sans chauffage.


Samedi

Autant dire que j’ai eu froid et faim toute la nuit. Je me réveille à 9h30, sans me sentir super reposé. J’ai retrouvé ma vision, sauvé!! Je prends une douche chaude, avant ça je regarde le chauffage et là j’arrive à lire, je le met (tardivement) en marche. Ça fait du bien! Je mange 2 bars de céréales. Il est 10h30 je met en place ma GoPro, je suis prêt à repartir! Il fait super beau mais frais, j’ai la patate! Je regarde mon GPS, je suis censé être à San Francisco dans 3h40, pile avant qu’il fasse nuit (le soleil se couche à 16h45).

Le trajet estimé est celui de l’autoroute en bleu.

Le trajet de mon GPS est celui de l’autoroute, or moi je veux prendre la PCH (la route qui longe la côte du pacifique). Je sais que je vais mettre potentiellement plus de temps que ce qu’estime le GPS. Mais le but du road trip est de passer par la PCH. C’est parti!

Ready to go!

Tout va bien, la sangle de mon casque m’arrache cependant toujours la tête avec la vitesse. Les paysages sont magnifiques. Je filme avec ma GoPro et je m’arrête de temps en temps prendre des photos.

La route longe littéralement l’océan, ça serpente pas mal, c’est fun! Mais ça avance pas très vite. Mon essence part vite (seulement 160 kms au plein). Les stations service sont rares sur la route mais je les trouve néanmoins à temps! Je m’arrête manger à Big Sur, il est 14h. Je suis à 3h de San Francisco!!!! Je savais que la route serait plus longue que l’autoroute mais je ne m’attendais pas à ça! Je sais dorénavant que j’arriverai après la tombé de la nuit malheureusement. Je préviens Florian et Emily, sa copine, que j’arriverai plus tard que prévu. Je reprends la route après le déjeuner à 14h45.

Pause déjeuner à Big Sur.

Le temps ne passe pas vite, je comptes les kms. Heureusement les paysages sont toujours magnifiques et le coucher de soleil est sublime. Il a pas fait très chaud pendant la journée, aux alentours de 14 degrés mais ça allait avec le soleil.

Magnifique coucher de soleil 1h30 avant d’arriver à San Francisco.

Là il fait nuit, j’enlève mes lunettes de soleil pour mieux y voir même si ça ne me protège plus les yeux. J’ai trouvé une astuce aussi entre temps pour éviter que la sangle ne m’étrangle de trop, j’ai mis mon écharpe entre la sangle et mon cou. C’est beaucoup mieux!

Les derniers kms sont longs, je suis épuisé et il fait froid avec beaucoup de vent (il y a eu beaucoup de vent tout au long de la journée). Enfin, je vois les lumières de SF au loin, ça me motive!! L’entrée dans la ville est assez laborieuse avec la circulation, mais je me faufile entre les voitures hehe! J’arrive dans la ville à 18h00 à peu près. Il m’aura fallu 7h30 de route pour y arriver. Je suis épuisé mais content, j’ai mal au yeux encore une fois.

Arrivé à San Francisco.
Trajet pour aller au airbnb.

Je préviens Florian et Emily que je vais à mon Airbnb et que l’on se retrouve après. J’arrive à mon airbnb j’appelle le mec, lui dit que je suis là. Et là il me dit “Mais vous avez réservé pour le weekend prochain!” Et merde x2! Je me suis planté dans les dates pour mes 2 réservations. La chambre que je devais avoir n’est pas disponible pour cette nuit. Il est cool et annule ma réservation, je récupère mon argent.

Je fais part de la mauvaise nouvelle à Flo et je lui dit que je vais tenter de réserver une chambre dans son hotel qui par chance est dans la même rue! Malheureusement l’hotel est complet. On se retrouve avec Flo et Emily, ça fait plaisir de les voir! Flo regarde sur internet pour trouver une chambre. Il en trouve une dans la même rue, hotel de luxe mais -75% sur la chambre, je la prends! Je me regarde dans le miroir de leur chambre, j’ai la face dégueulasse, on dirait un clodo, je me nettoie ça vite fait!

La chambre à -75% du prix initial.

On va enfin manger, il est 19h. Je demande à Flo de recharger mon téléphone (qui est à 10%), ainsi que ma GoPro, pendant que l’on est dehors. Comme ça je pourrais utiliser mon GPS le lendemain. C’est vraiment cool d’être à SF!! On va manger dans un resto coréen. J’ai bu un seul verre d’eau de la journée, je meurs de soif! Le resto est cool! On discute avec Flo et Emily, bonne ambiance! Emily va rejoindre des amis / collègues à elle dans un autre endroit de la ville. Il est 20h. On va dans un bar avec Flo où on discute jusqu’à 00h30. Le temps passe vite, on ne s’est pas vu depuis longtemps, on a beaucoup de trucs à se dire!

On retourne à l’hotel de Flo pour que je récupère mon téléphone et ma GoPro. Et là malheureusement le chargement ne s’est pas fait, la batterie de mon téléphone est presque à plat. Heureusement un magasin est ouvert et ils vendent la prise dont j’ai besoin, sauvé!! Je suis littéralement mort de fatigue, les yeux tout rouge. Il pleut un peu dehors, pas cool! S’il pleut demain ça va être galère. Arrivé à mon hotel je décide de passer par l’autoroute le lendemain car beaucoup plus rapide que la PCH. Mon GPS estime le temps de trajet à 5h40 de SF jusqu’à LA. Je m’endors à 1h.


Dimanche

Je me réveille au son de la pluie battante à l’extérieur. Je suis dégouté! Il est 9h. Je réfléchi à ce que je peux faire, j’ai aucun équipement contre la pluie. Je me dis que ça va être du suicide si je prends l’autoroute pendant 6h avec ce temps là. Je trouve un plan B : laisser ma moto à SF dans le garage d’Emily et rentrer en avion. Je retournerai la chercher en Janvier. J’écris à Flo pour lui demander si c’est possible, il me dit pas de soucis! Je prends mon billet pour la fin de journée. On se donne rendez-vous à leur hotel à 11h pour ensuite aller bruncher. Il est 10h. Je vais prendre une douche. En sortant de ma douche le temps à complètement changé. Il ne pleut plus et il y a de belles éclaircies. Je check mon application météo et apparemment ça va être comme ça pendant 2h avant que la pluie revienne sur San Francisco. Je change d’avis pour l’avion, j’annule ma réservation, je rejoins Flo et Emily à leur hotel en leur disant que finalement je vais prendre la route. Il est 11h.

Je sors de San Francisco, il fait frais (11 degrés) et il y a bcp de vent mais ça va! Je me plante de bretelle d’autoroute comme je suis obligé de m’arrêter pour regarder mon GPS. Je perds une bonne demi heure avant de m’engager sur la bonne. Il est 12h30, le ciel est couvert mais avec des éclaircies. Je check le temps qu’il me reste à parcourir: 5h40. Ok!

30 min avant que la pluie commence.

Le ciel devient menaçant 30 min plus tard, il ne pleut pas mais la route est humide. Je roule avec mes lunettes de soleil pour protéger mes yeux. Je me prends de l’eau dessus du aux voitures / camions. Je roule à 120–130km/h, j’ai pas envie de rouler aussi vite parce que la route est humide et glissante, mais j’ai pas le choix je dois arriver avant la nuit à LA sinon je vais être frigorifié. Le vent s’intensifie, des grosses bourrasques, il commence à pleuvoir. Ma vision est réduite de moitié. La pluie s’intensifie et me martèle le visage violemment. Les accidents s’enchainent sur la route (il y en aura eu 6 au final). Là je flippe. Je sais qu’une chute à cette vitesse ne pardonnera pas. Je suis ultra vigilant, mais toujours rapide. Je suis désormais trempé, le froid me fait claquer des dents et mes jambes tremblent. Le vent ne cesse pas, tout comme la pluie. J’ai clairement peur pour moi.

Les kms sont interminables, les quarts d’heures s’écoulent comme des heures. J’envie les gens dans leur voiture, au chaud, sur leur siège confortable, à l’abris du froid, du vent et de la pluie. Probablement à écouter de la musique ou parler entre eux. Je m’arrête faire le plein. Je suis à 3h40 de LA. Ça ne passe pas du tout assez vite à mon goût!! Il est 15h10. Je sais que la nuit va bientôt arriver avec ce temps dégueulasse. Gris très sombre, plus du tout de soleil depuis longtemps.

Le visage marqué par la pluie, le vent, la vitesse et la fatigue.

Je reprends la route. Le vent est ultra violent (il y a même des signaux lumineux qui annonce “Danger : vents violents”). La peur de la chute ne me quitte plus. À un moment, sur 60kms, il y a des panneaux “dangers : arbustes traversant la route” en mode western). Je ne fais pas vraiment attention aux panneaux au début, quand soudain, 5 voitures devant moi, un des ces arbustes traverse brusquement la route. La voiture la plus proche de l’arbuste freine en essayant de l’éviter, elle se le prend sous la carrosserie, pas de dommages, l’arbuste est quant à lui mal-en-point. Je passe à coté et me rends compte qu’il est vraiment gros avec des racines solides. À cette vitesse (120–130km/h) et avec la pluie, je sais que si un arbuste traverse soudainement devant moi, en cas de freinage d’urgence de ma part je glisse et je tombe assurément. Autre option, j’essaye au mieux de l’éviter mais les risques sont élevés que je me le prenne quand même. Si ce cas arrive, quelques soient mes options, je sais que ça me sera certainement fatal. Ma peur passe au niveau supérieur. Je redouble de vigilance.

La nuit arrive, le cauchemar absolu! Mon champ de vision est ridicule. J’ai gardé mes lunettes de soleil sinon la pluie va m’empêcher d’ouvrir les yeux. Déjà qu’elle me fouette en continu le visage depuis maintenant 3h. Mon corps est gelé. Mes 4 couches de pull, ma veste, mon pantalon, mes chaussures, mon écharpe, mes gants sont trempés. Je ne sens plus le bout de mes pieds. Les kms me rapprochant de LA me semblent l’éternité : 220, 200, 180, 160, 140…

Soudainement, l’éclairage de mes compteurs s’éteint. Je ne vois plus ma vitesse, mais plus flippant je ne vois plus mon niveau d’essence. Et depuis le début de l’autoroute les stations sont rares, du moins pour moi avec mes 160 kms au plein. Les autres avec leurs voitures peuvent faire facile 500–600 kms avec 1 plein. De plus l’autoroute est littéralement au milieu de nulle part. Je traverse du vide depuis 6h30. Tout se ressemble et il n’y a rien à voir. Je vois une sortie qui en indique une dans 16 kms, je prie pour que mon niveau d’essence soit correct pour tenir.

J’arrive à la station. Je suis frigorifié à l’extrême. Je me sens ultra faible, j’ai mangé une seule barre de céréale depuis que je me suis levé sans boire un verre d’eau. Mais ça va, le pire c’est le fait d’être trempé et d’avoir froid à l’extrême. Je fais mon plein et décide de prendre un café pour me réchauffer. J’arrive pas à m’arrêter de trembler, mes dents s’entrechoquent violemment. Les gens me regardent bizarrement. Je suis littéralement une flaque d’eau humaine. Je check mon GPS, je suis à 1h de LA. Ça me motive. Je retourne à ma moto trempé. Et là… les feux ne s’allument pas… J’essaye de redémarrer la moto, rien à faire les feux ne s’allument toujours pas. Il est 17h30. Je demande au mec de la station service s’il y a un hôtel. Il me dit oui en m’indiquant la direction. L’hôtel se trouve à 5 min, je suis chanceux sur ce coup là!!!

Zoooombie!

Dimanche soir

Je suis arrivé à l’hôtel, je fais sécher mes vêtements à tour de rôle. Tout est trempé. Je prends direct une douche brûlante. Ça me fait un bien fou. Je suis limite en état de choc après toutes ses épreuves, heureux que rien ne me soit arrivé. Je commande à manger. Je suis épuisé comme jamais, mais content d’être en sécurité et au chaud. Je dois reprendre la route tôt le lendemain matin pour arriver à l’heure au travail. Je vais me lever à 7h. Ils annoncent 4 degrés à 7h. Il faut absolument que mes affaires sèchent d’ici là sinon je vais être frigorifié en moins de 2! Il est 22h30, je vais me coucher.


Lundi matin

Ma nuit de sommeil m’a fait un bien fou! Je me sens beaucoup mieux, il fait super beau, froid (6 degrés), mais gros soleil! Toutes mes affaires sont quasiment sèches, ça va le faire. Mes feux fonctionnent à nouveaux, ainsi que la lumière de mon tableau de bord, parfait! Il me faut une bonne heure de route pour atteindre Los Angeles et mon lieu de travail, sans encombres. J’ai même vraiment apprécié les derniers kms après la journée de la veille.

Hollywood boulevard.
Arrivée finale!

Ce que je retiens de ce road trip c’est que j’ai clairement sous estimé de nombreux facteurs.

Tout d’abord les conditions météos. J’avais checké les jours précédents mon départ ainsi que la veille. Ils annonçaient des risques d’averses passagères pour le dimanche. Je m’étais dit qu’au pire je m’en prendrai une petite. Le froid m’a aussi surpris. Il fait pour la plupart du temps toujours beau et doux en Californie, le taux d’ensoleillement à l’année est impressionnant. Vivant à Los Angeles, j’ai rarement froid, même en hiver (une petite veste suffit). Sauf que le temps en Californie du Nord est plus frais, et avec la vitesse le froid se ressent d’autant plus.

Lié aux conditions météos, le 2e facteur est celui de la saison. Cette période de l’année était clairement pas la plus adapté pour effectuer ce road trip. La nuit tombe très tot au mois de Décembre. Il fait nuit à 16h45, voire 16h30 si la météo est mauvaise. Les températures sont moins élevées, et les risques de précipitations plus importantes, ainsi que le vent.

Le troisième facteur est celui de la fatigue. Conduire en moto est totalement différent de conduire en voiture. Tout le corps est directement exposé à l’environnement extérieur. De plus, la vigilance est plus importante qu’en voiture, sans la protection d’une carrosserie et d’un habitacle de voiture, chaque chute peut être sévère. Cela accrue énormément la fatigue. Enfin, impossibilité de se relayer comme conduire en voiture peut le permettre s’il y a plusieurs passagers.

Enfin, le temps. Tout m’a pris beaucoup plus de temps que mes estimations de départ. Faire l’aller et le retour dans le meme weekend était beaucoup trop ambitieux. Je m’étais imaginé faire ce road trip à la cool en prenant mon temps, admirant les paysages, m’arrêtant faire des pauses quand je le souhaitais. Sauf que le temps m’a manqué durant tout le weekend. Le but était d’en gagner le plus possible, en m’arrêtant le moins longtemps possible, en ne prenant pas le temps de manger, en roulant au maximum des limitations de vitesse (voire un peu plus - ne lis pas ça maman-) pour éviter d’arriver en retard à l’hôtel, éviter que la batterie de mon téléphone se décharge complètement, éviter la nuit à tout prix. Le temps passe aussi beaucoup moins vite en moto qu’en voiture. En voiture, à plusieurs passagers, le fait d’avoir des conversations fait passer le temps plus vite. Il y a aussi la possibilité d’écouter de la musique et/ou des podcasts.

L’accumulation de tous ces facteurs a rendu ce road trip épuisant et dangereux. Malgré des conditions difficiles et les 20h30 de trajet sur la moto, il y a heureusement eu de très bons moments : serpenter entre les falaises surplombant l’océan Pacifique, longer les plages avec un nombre impressionnant d’otaries à se faire dorer au soleil, admirer le magnifique coucher de soleil, arriver dans San Francisco avec tous les buildings éclairés, passer devant les Piers, rouler dans le centre de San Francisco sur les avenues montagne russe, passer la soirée avec Flo et Emily.