2016, MERCI !

Le goût suave des retrouvailles.

Il y a un an je rentrais tout juste de mon année de road trip en Océanie. J’avais choisi de rentrer en France, en âme et conscience. La peur au ventre, les énergies fortes de cette année loin de tout encore vibrantes dans mes pieds, mais le cœur confiant. Je ressentais le besoin de reprendre racine en mes terres natales. Les retrouvailles avec ma famille et ma capitale, alternance de collisions et douceurs. Prendre un chemin, décider de mon avenir, l’envie d’agir dans ma vie après avoir tant découvert à propos de moi-même et du monde. Le désir ardant de poser une première pierre, mais comment ?

2016, la récolte des fruits de 2015.

Rafale de rencontres opportunes, des chutes de lumières, des étoiles filantes à n’en plus finir. La fluidité entre mes sphères d’amis. Certains s’éloignent naturellement, peut-être pour un temps seulement, d’autres surgissent de nulle part avec leurs rêves, leurs aspirations, leurs questions introspectives. Suivre le courant sans lui résister, et dire « oui » à toutes ces nouvelles rencontres qui sont venues nourrir ma force, ma foi, mon for intérieur. Mes petites planètes. Jeu de gravitation. Ballet de chants et de danses aux énergies confrontantes et vitalisantes qui déshabille peu à peu ma carapace aux couches d’oignon. Inspirer et être inspirée, se rendre compte que toutes mes planètes se meuvent dans le même univers. Cercle parfait.

Laisser retomber la poussière d’étoiles.

Après toute cette agitation en 2015, l’hyper-stimulation du voyage et de ses rencontres avec l’Autre, prendre le temps de se poser en soi. 9 mois pour germer. Goûter à la chance que j’ai. Chaque jour est à refaire, à parfaire. Pas à pas. Etre acceptée en doctorat au Canada. Entre peur et fierté intenses. Ecrire et être publiée. Pleurer de joie pendant de longues minutes devant mon café à Milan. Mes rêves frappent doucement à la porte de mon destin. Comme si la vie avait éparpillé des cadeaux sur-mesure sur mon chemin. Succession d’accomplissements, de larmes chaudes, de papillons qui traversent mon corps.

Celui qui a trouvé le sens du mot « voyager » ne sera jamais sédentaire.

Une fois empruntée, la route du voyage ne s’arrête jamais. Après l’Océanie, l’Ouest américain, l’Italie, la Suisse, puis le Canada. Mais aussi les ruelles de Paris, les cieux étoilés du monde entier, la lumière d’un sourire, la découverte d’une nouvelle musique aux sonorités touchantes, les voix de mes amis entre les percussions et les rires, le mouvement de ses épaules entrainées par mes hanches dans nos danses, l’odeur de son parfum lorsque je la prends dans mes bras, la chaleur de ses regards, la couleur des arbres et des couchers de soleil, la vibration de ses mots qu’il prononce ou qu’elle écrit, la profondeur de mes émotions et sensations. La vie devient un voyage en lui-même, chaque instant peut être une nouvelle découverte d’une beauté intense.

Partir loin pour être soi.

La vérité m’a sauté à la figure, je ne voulais pas me l’avouer. Parce que je ne veux plus être la fille de mon père, la fille de ma mère, la sœur de ma sœur, la petite-fille de mes grands-parents. Je ne veux plus être une simple citoyenne française, une jeune adulte active dans la société, la source des retraites des vieilles personnes, un numéro de sécurité social qui doit remplir sa feuille d’impôts, une personne de plus dans le métro. Je ne veux plus répondre aux attentes des autres à mon égard. Je ne veux plus de mes rôles oppressants et réducteurs. Parce que je suis plus que ça. Parce que je ne suis pas seulement cette fille-là. Parce que je ne sais pas qui je suis si je reste dans mon pays, dans ma famille, au sein de mes cercles de confort et d’amis. Au fil des jours et des semaines, au Québec, je prends un rythme qui est le mien, je crée un univers et une vision qui me ressemblent, une vie dictée par peu de schémas passés, aussi peu que possibles. Dans tout Québec, je diffuse une énergie qui est la mienne, avec ma couleur, ma vibration. Dénuée des regards et des dires de mes amis, de mes parents, des médias et systèmes connus. Je ne suis plus celle que vous pensez que je suis. Je ne suis plus celle que je croyais être. Bien sûr, vous ne voyez pas la différence, puisque dès que je suis en votre présence, je retrouve si rapidement mes rôles sous votre regard, influencée par votre vision et vos énergies. Pour vous, je reste votre fille, votre sœur, votre amie, votre petite-fille, votre contribuable. Nous sommes depuis si longtemps tenus à garder nos rôles. Pourtant, moi je le sens, je le vois. Les premiers jours, mon Moi m’observe changer et réagir autrement. Des zones de friction s’embrasent partout en moi. Chercher l’équilibre. Le mélange est encore trop instable… Repartir méditer seule. Perfectionner ma stabilité.

Du chaos naît les réponses que j’attendais.

Après avoir vécu les premières bousculades d’une immigration difficile au Québec, changé de voie universitaire pour reprendre une maitrise plutôt que de continuer en doctorat à contrecœur, j’ai finalement accepté de me laisser porter par le flot, de lâcher-prise sur mes attentes et mes exigences. En quelques semaines seulement une pluie de propositions, d’idées, de projets, de collaborations, de rencontres est survenue dans ma vie. Dire « oui » à ce qui me fait vibrer. Etre attentive aux mouvements de mon corps, de mon cœur, de mon âme. Identifier, comprendre, éloigner ou minimiser les sources de vibrations nulles ou négatives. Vivre dans le courant de l’énergie qui me porte et me transporte. Si je ne vibre pas en moi, si je ne vibre pas autour de moi, comment les autres pourraient-ils vibrer à l’unisson avec moi, comment la vie pourrait-elle vibrer autour moi ? Si vous empêchez les cordes d’une guitare, la surface d’un tambour, l’acier d’une cymbale de vibrer en les maintenant fermement, aucun son, aucun frémissement ne pourra être émis. C’est un phénomène physique. Libérons notre musique !

2017, pour assumer mon Moi.

Pour faire éclore ces parties de moi qui ne demandent qu’à voir l’éclat du jour. Pour réconcilier mon couple intérieur, laisser s’exprimer l’enfant rebelle et la femme captive. Innocence, authenticité, amour, joie, spontanéité, simplicité. Laisser sombrer les mécanismes de défense et de domination qui agissent pour me protéger, parce que j’ai peur qu’on ne m’aime pas, parce que j’ai peur de l’oubli, parce que j’ai peur de souffrir, mais qui vont à l’encontre de la puissance de la vie. 2017, pour rêver et faire rêver. Pour réaliser mes aspirations profondes, et diffuser mon feu intérieur, afin d’aider les autres à s’accomplir dans ce qu’ils sont profondément. Insuffler, inspirer, aspirer. 2017, pour ouvrir mon cœur incertain, peureux, blessé, mais heureux, pulsant, curieux, à l’autre en moi, à l’autre qui ne me ressemble pas, à l’autre si différent, à l’altérité.

2017, une année en 1, signe le renouveau, le commencement, le début du chemin. 2017, pleine de promesses, je t’attends…


Globe-trotteuse et auteure du livre “Hémisphères en mouvement”, le voyage est pour moi une quête de sens et d’identité, une initiation à des prises de conscience et des transformations. En route vers un voyage intérieur !

J’anime également des ateliers qui associent intelligence collective et émotionnelle, afin de se (re)découvrir sous différents aspects de notre potentiel.

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Marion Soeur Warain

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Auteure, hypnothérapeute, coach, globe-trotter, humaine passionnée ! http://marionsw-devenir.com

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