Assouvir sa curiosité

Hier soir, j’ai réalisé un rêve de jeunesse! Je suis allée aux danseurs! Bon, entendons-nous par jeunesse, je veux dire jeune adulte et par danseurs, je ne parle pas des Grands Ballets Canadiens, mais bel et bien de strippers.

Je pense que ce rêve maintenant assouvi a commencé avec l’acquisition de ceci:

Un jeu de cartes des Chippendales, années 80! Je me souviens avoir eu un faible pour le 10, 8, Q, 5… franchement, comment arrêter son choix sur un seul, je vous le demande???

J’ai tellement, mais tellement ri en regardant la symbolique si peu subtile de ces images. Sans compter les speedos, coupe de cheveux et moustaches affriolantes! Je rêvais d’aller au 281, club de danseurs bien connu à Montréal. J’espérais des déguisements aussi quétaines que sur mes cartes et un public de femmes hystériques, jouant du coude et hurlant des obscénités comme si on les avait enfin libéré du poids de la bienséance.

Comme trop d’autres rêves, je n’ai jamais laissé celui-ci prendre forme. Jusqu’à la soirée d’hier.

Lorsqu’une copine m’a parlé du show des Canadian Playboyz à Victoria, je me suis dit que c’était le moment ou jamais de réaliser ce tendre rêve. Il était plus que temps de satisfaire ma curiosité! Est-ce que les femmes étaient réellement en délire là-dedans et prêtes à arracher les sous-vêtements de ces pauvres mâles sans défense? Était-ce aussi plein de clichés que ce à quoi je m’attendais????

Oui et non!

Dans ma tête à moi, c’était plus quelque chose de drôle que de sexy. Reality check: les performances de strippers sont faites pour allumer, pas pour faire rire sur le dos des moustaches et coupes de cheveux des années 80! Et si aucune femme n’a sauvagement attaqué un danseur, c’était quelque chose d’entendre les cris d’excitation et d’encouragement. Oui, j’ai ajouté les miens au lot et vous auriez fait pareil. Ça fait parti de l’énergie du spectacle et du plaisir d’y être. J’appellerais ça le plaisir de se lâcher lousse! Parlant de se lâcher lousse, il fallait voir les décolletés plongeants qu’il y avait dans la foule! Je me suis demandée comment m’habiller avant d’y aller et comme j’en suis venue à la conclusion qu’il n’y aurait aucun garçon dans la salle, je me suis vêtue d’un simple jeans et t-shirt… Bon, je n’avais pas pensé à être sexy pour séduire les danseurs, mais semblerait que les autres y avaient pensé…

Outre l’abondante vue sur des poitrines dénudées et le sentiment d’être extrêmement désiré, j’ai rapidement constater pourquoi ces hommes font ce job: ça paie en ti-pépère! J’ai bien aimé l’avertissement en début de show: par la loi, tout contact physique est interdit entre danseurs et spectatrices DURANT la performance, mais la loi ne mentionne pas les contacts AVANT le spectacle! Et croyez-moi, ils font pas mal de bidous pendant la période préliminaire en offrant des lap dance aux femmes qui n’attendent que cela. Je vous rassure, je me suis contentée de rire aux éclats et de faire des Ooooh my god de temps à autres devant l’explicité de leurs prouesses tout habillées ! Les billets verts ont continué à affluer lorsque le temps est venu d’avoir une vue en très gros plan sur les pénis des messieurs. Oui Mesdames, j’en ai vu du pénis hier soir, pis du gros! Je dois dire que je ne m’attendais pas à ça (et je ne fais pas référence à la grosseur… ça je m’y serais tout de même attendue!). Je croyais que ça resterait caché, comme sur mon jeu de cartes. Nop! Pentoute! Ça sort, ça se contorsionne et ça fait l’hélicoptère drette dans face de celles qui sortent des gros billets! Tant qu’à moi, aucune envie de voir un pénis inconnu d’aussi près!

Ainsi donc, après de nombreuses années, j’ai finalement assouvi ma curiosité! Et si je ne vous ai pas raconté tout cela pour vous persuader d’aller aux danseurs, j’aurais du moins envie de vous convaincre d’être curieux et d’oser assouvir votre curiosité! Faites place aux nouvelles expériences, aussi lubriques et inattendues soient-elles! Sortez de votre zone de confort si nécessaire! C’est d’habitude là que la vie se trouve réellement!

Comme une fois n’est pas coutume, je ne pense pas remettre les pieds de sitôt dans un bar de danseurs… quoique… j’ai toujours voulu aller à La Calèche du Sexe, un bar de danseuses à Montréal. Ça avait davantage à voir avec le nom et l’affiche la plus bizarre qui soit, mais curieuse comme je suis, j’aimerais désormais comparer ce que j’ai vécu à l’atmosphère qui règne dans un show de danseuses nues. Fort à parier que c’est une toute autre histoire.

À suivre!

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