Ce que les émotions nous apprennent sur nous-même

Comme je pleure régulièrement en public de manière incontrôlable (dès que je ressens une forte émotion désagréable), j’ai souvent entendu : « tu es hypersensible », « ça ne sert à rien de pleurer pour ça », « tu dois apprendre à contrôler tes émotions », etc.

Forte de cette expérience, j’ai souvent cherché à réfréner mes émotions désagréables. Je pensais vraiment que ressentir des émotions désagréables était une faiblesse, quelque chose je devais chercher à maîtriser, et même à supprimer.

En lisant sur le développement personnel (en particulier, récemment Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même de Lise Bourbeau, et The Desire Map de Danielle Laporte) j’ai compris une chose essentielle :

Je ne suis pas mes émotions.

Pleurer ne fait pas de moi une personne faible.

Être en colère ne fait pas de moi une mauvaise personne.

Juste une humaine.

Les émotions sont des précieux indicateurs sur la manière dont nous percevons la vie.

Dans nos manières de parler, nous avons tendance à mélanger les faits et les émotions. Mes émotions sont réelles pour moi, mais je trouve important de se rappeler qu’elles découlent simplement de mon interprétation des faits.

Par exemple, ce qui est poli dans une culture peut sembler grossier dans une autre culture. « Il est impoli » est-il un fait réel ? C’est surtout une interprétation. Par contre, ce que je vis est bien réel pour moi : « je suis en colère parce que je trouve qu’il est impoli ».

En prenant le temps d’écouter nos émotions, on peut découvrir quelles sont nos croyances et nos blessures cachées.

La théorie de Lise Bourbeau est que nous souffrons tous d’une à cinq blessures fondamentales :

  • la trahison,
  • l’injustice,
  • le rejet,
  • l’abandon,
  • l’humiliation.

Nous sommes sur Terre pour apprendre à les accepter et pour les guérir. Face à chaque blessure que nous avons subie, nous créons un « masque » pour nous protéger. Ce masque change nos comportements, et même notre corps !

En lisant Les 5 blessures, j’ai découvert que ce que je pensais être des valeurs, relever d’une partie noble de moi-même, font en fait partie d’un masque que je porte pour me protéger d’une blessure. Si l’engagement et la confiance sont si importants pour moi, et causes d’autant de prises de tête, c’est parce qu’ils cachent une blessure.

J’ai été surprise de le découvrir, mais pas tant que ça. Je me rends compte que les notions d’engagement et de confiance sont plutôt liées à des émotions désagréables comme la colère ou la peur. Les valeurs devraient m’évoquer des situations et des émotions agréables !

Peur, colère, tristesse : mes nouvelles copines

Pour Lise Bourbeau comme pour Danielle Laporte (et pour moi aussi d’ailleurs !), nous avons tous en nous quelque chose qui correspond à notre Être profond, quel que soit le nom qu’on lui donne : âme, esprit, source, essence, énergie pure, divinité, moi original, lumière, amour… Notre but dans la vie est de vivre le plus possible en harmonie avec cette partie là, que je vais appeler Âme.

Les émotions positives sont un signe que nous sommes synchronisés avec notre âme. Les émotions négatives sont un signe que nous ne sommes pas synchronisés avec notre âme. (Danielle Laporte)

Quand je suis dans l’acceptation de ce qui m’arrive, j’éprouve des sentiments agréables. Je suis plus proche de moi-même, en accord avec la raison pour laquelle je suis sur Terre.

Dans la même logique, cet état d’esprit change complètement ma perception des émotions désagréables. Ce ne sont plus des émotions que je cherche à éliminer de ma vie. Elles font partie de la nature humaine, autant que mes yeux et mes poumons.

Finalement, les émotions désagréables sont là pour me faire grandir : que peuvent-elles m’apprendre ?

« Tiens, je suis en colère. Pourquoi cet incident me met si en colère, alors que ça n’a pas d’importance pour Untel ? » « Bienvenue chère tristesse ! Tu me rappelles à quel point je veux vivre dans la joie ! »

Être capable de vivre la paix dans une situation difficile est le résultat de la connexion avec ton Âme. (Danielle Laporte)

« Le but c’est de se sentir bien » : les émotions comme guides

Avec The Desire Map, Danielle Laporte propose une nouvelle manière de se fixer des objectifs. Se baser non plus sur ce qu’on a envie d’accomplir, mais sur les émotions qu’on a profondément envie de ressentir.

On a tous envie de se sentir bien. Mais quelles sont précisément les émotions qui me font me sentir vraiment bien ? Quelles sont les émotions que j’ai envie de vivre au quotidien ?

Cette manière de voir les choses est libératrice pour moi ! Enfin une méthode qui me parle pour penser à mes intentions pour l’avenir…

Le mot d’ordre : arrête de vouloir prouver des choses. Fais ce qui te nourrit. Ce qui te nourrit vraiment, c’est ce qui génère les émotions que tu as profondément envie de vivre. C’est un excellent indicateur, et il est suffisant.

Trouver ces réponses fait passer d’une motivation ancrée dans la tête, qui te pousse, à la force de l’inspiration qui prend sa source dans le coeur et t’attire vers ce que tu veux.

Tu ne peux pas toujours choisir ce qui t’arrives, mais tu peux toujours choisir comment tu te sens à ce sujet. (Danielle Laporte)

Pour ce début 2016, j’ai choisi ! Je veux vivre l’inspiration, la sérénité, la connexion, et être rayonnante.

Et toi ?