En essayant de comprendre.
C’est quoi le sens de tout ça ? Pourquoi on est là ?
On passe nos vies à faire du mieux qu’on peut mais pour quoi faire ? Puisque ça ne changera rien à la fin.

On se prend la tête avec des conventions sociales qui n’ont ni queue ni tête, qui sont tout sauf naturelles, pour quoi ?
On ne dit pas ce qu’on pense parce que “ça ne se fait pas”, on sourit, on dit bonjour, s’il vous plait, merci.
Mais ça sert à quoi, franchement ? On mange sain, on fait du sport, on travaille dur, on se couche tôt, enfin on essaye, et comme c’est quasi-impossible on passe plus de temps à culpabiliser.
Life tip : vous pouvez tout faire comme disent les bien pensants, les probabilités que tout s’arrête à n’importe quel moment n’en sont pas amoindries.
On gâche ses meilleures années, pour quoi ? À mon avis pas grand chose.
On est là, on n’a rien demandé, et en plus on se pourrit la vie. Celle des autres le quart du temps, la nôtre les trois quarts restants. Comme si ça n’était pas déjà assez difficile comme ça. Comme si on n’avait pas assez de mal, il faut qu’on s’ajoute un ennemi.
On aime ceux qui nous quittent et on quitte ceux qu’on aime parce qu’on est bêtes. Et ceux qu’on aime et qui nous aiment, on a mal quand ils partent.
Alors j’ai peut-être raté un épisode, mais ça n’a aucun sens.
La spiritualité, la religion, c’est la carotte au bout du bâton. On a besoin de se dire que tout ça n’est pas pour rien, qu’il y a quelque chose de plus grand que nous qui nous dépasse. Mettre un nom sur ce qui nous échappe pour pouvoir avancer.
Attention, je ne dis pas que la vie est injuste. Pour moi, ça dépasse le concept de justice car c’est juste absurde.
Ça peut paraître pessimiste mais je trouve rassurant le fait de pouvoir prendre du recul et questionner les choses par moments. Ça n’empêche pas d’aimer la vie. En connaissance de cause. Car nous ne sommes pas des moutons qui avançons sans réfléchir.
“Mais alors, dit Alice, si le monde n’a absolument aucun sens, qui nous empêche d’en inventer un ?” Lewis Carroll.
Trouver son sens. Au milieu de ce chaos, se lever et créer sa raison de vivre à soi.
C’est peut-être ça qui est beau. Ne pas choisir la solution de facilité et ne pas laisser les autres décider pour nous.
Prendre du recul et se questionner.
Et c’est peut-être le plus dur aussi. Savoir que le monde n’a aucun sens et ne pas se laisser effrayer. Écouter la petite voix enfouie en nous, que l’on a trop tendance à vouloir taire mais qui sait mieux que quiconque ce qui nous fait vibrer.
Oui, c’est ça la vie finalement. Avoir le courage de vivre au milieu de ce vacarme en n’écoutant que la petite voix qui nous murmure ces choses si importantes.