Faut-il encore avoir un site web aujourd’hui ?

Credit : unsplash

La question d’avoir son propre site internet me trotte depuis un moment, et d’autant plus maintenant avec le lancement de ma nouvelle activité.

J’ai donc décidé de ne plus avoir de site web…


Dépenser moins

La raison la moins importante.

Ayant peu de moyens pour les débuts, l’achat d’un nom de domaine et l’hébergement engendre un (petit) coût à rajouter au reste.

Ne pas avoir de site web permet ainsi de faire de petites économies.

Productivité

Posséder un site web engendre beaucoup de temps à passer dessus (configuration, contenu, sécurité, etc.), un temps qui n’est pas alloué à l’activité principale.

Ayant fait l’expérience, je passais finalement plus de temps à bidouiller et personnaliser le site qu’à y créer du contenu…

Ne pas avoir de site web permet de consacrer plus de temps aux principaux objectifs de l’entreprise.

L’ère des plateformes

Aujourd’hui nous utilisons de plus en plus des “plateformes” de contenus. Les gens (= potentiels clients) passent plus de temps sur Facebook, Twitter, YouTube, Instagram, Medium etc. que sur des sites internet. Il ne faut pas essayer de les «sortir» d’une plateforme (pour qu’ils aillent sur votre site), mais plutôt essayer d’être présent là où ils sont à longueur de journée !

Un exemple : sur Facebook, une vidéo sera plus regardée si elle est directement hébergée sur la plateforme plutôt qu’un lien qui invite à regarder la même vidéo sur YouTube.

Avoir son CV sur LinkedIn, ses vidéos sur YouTube/Vimeo, ses photos sur Instagram/Flickr, ses articles sur Medium, etc. rend son contenu directement plus visible. Et cela demande même moins d’efforts, ces services étant optimisés pour chaque type de contenus (et ne demandent peu ou pas de connaissances techniques pour les maîtriser).

Il faut créer du contenu adapté à chaque plateforme, aller vers les gens, plutôt que d’essayer de les faire venir vers son site.

L’e-mail n’est pas mort

Quoi qu’en disent certains analystes, l’e-mail n’est pas mort, bien que les réseaux sociaux et applications de messagerie aient pris une place importante dans nos usages. L’e-mail est encore massivement utilisé, et les newsletters (ou infolettres) ont connu un regain d’intérêt ces derniers temps.

Proposer son contenu directement par e-mail reste très pertinent, et des solutions personnalisées pour chaque (groupe de) contact peuvent même être mises en place.

L’e-mail permet un contact direct avec son audience, même si par malheur vous veniez à perdre votre site internet ou votre compte YouTube, Facebook, etc., l’e-mail restera le moyen le plus fiable de rester en contact.

Mobilité

Nous vivons à l’âge des iPhone et iPad, cela rejoint les points précédemment cités, le public passe plus de temps sur son smartphone ou sa tablette (réseaux sociaux et e-mail), il faut donc du contenu adapté à ces usages. De plus, j’ai décidé de travailler sur iPad et iPhone, et gérer un site internet depuis ce type d’appareils est encore actuellement assez compliqué.

Vendre sur internet

Il existe maintenant beaucoup de solutions de paiement qui ne nécessitent plus d’avoir un site internet pour vendre des services ou produits en ligne (des sociétés comme Gumroad, Sendowl, Sellfy, Selz, etc. proposent ce genre de service). Vous pouvez aussi vendre des produits sur des plateformes comme Amazon, eBay, etc.

Il existe également des solutions de «crowdfunding» comme Tipeee, Patreon qui permettent au public de vous soutenir dans vos créations.

Utiliser ce genre de plateformes permet aussi de diversifier ses offres, et de proposer son contenu par plusieurs canaux, adaptés à ses besoins et à son audience.

Ne pas posséder son contenu

C’est un reproche que l’on pourrait faire à ceux qui décident de proposer leurs contenus sur une ou plusieurs plateformes plutôt que sur leur site internet.

Je pense que c’est un faux débat, nous sommes autant à la merci d’une perte des données chez un hébergeur que sur une plateforme. De plus, les plateformes proposent quasiment toutes des outils pour exporter (et donc récupérer) ses données, et sont peut-être même plus fiables (un blog ou un site hébergé est généralement plus vulnérable aux attaques qu’un compte Facebook, sauf si le mot de passe de celui-ci est trop faible).

De toute façon, il est conseillé de conserver une (ou mieux : plusieurs) copie de sauvegarde de ses contenus, quel que soit le moyen choisi pour les partager.

Un compromis

Si avoir un nom de domaine précis peut avoir son importance, il existe une solution intermédiaire. N’acheter que le nom de domaine et le rediriger vers sa plateforme de prédilection. Nombre de Publications sur Medium utilisent ce moyen, par exemple :

Bien-sûr certaines activités demandent encore d’avoir un site vitrine ou marchand.

Est-ce qu’un plombier, un écrivain, un podcasteur ou un photographe a besoin d’un site pour promouvoir son contenu ?

Posez-vous la question : “est-ce vraiment nécessaire pour mon activité ?”

Vous gagnerez peut-être du temps et de l’argent en vous consacrant à ce qui compte réellement.

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