
Hipsterphobie
Et Autres Symptômes Inquiétants.
English version here.
(Ceci est une traduction légèrement remaniée d’un article originellement écrit en anglais sous le titre Hipsterphobia and Other Worrying Symptoms sur le blog Carrie Speaking et plus tard inclus dans les collections de The Lighthouse sur Medium.)
Il y a quelques mois, un “bar à céréales” était attaqué dans l’est londonien par des manifestants anti-gentrification. Bien qu’il y ait probablement plus à dire sur cet événement que ce qu’en ont dit les journaux, et bien que la gentrification implique des changements sociaux qui mettent beaucoup de gens dans des situations très injustes, je me souviens avoir été choquée par cet événement, que j’ai trouvé inquiétant.
Ce n’est pas que cet événement. C’est une somme de changements sociaux, de proclamations et d’attitudes que j’ai remarqués au cours des dernières années, et qui semblent systématiquement opposer deux catégories de gens: par exemple, Hipsters* vs. Travailleurs. Ou Bobo* vs. Pauvre, etc.
(J’utilise le terme “catégorie” à dessein, parce que les attitudes dont je parle génèrent justement beaucoup de catégorisations, de classifications, de mises en boîtes et autres types de partitions sociales aux conséquences désastreuses.)
A propos des Hipsters
Je recommande la lecture de la page Wikipédia en anglais sur les Hipsters. Que vous ayez simplement été témoin de l’utilisation de ce mot, ou que vous l’utilisiez vous-même pour qualifier (catégoriser ; classer ; partitioner ; mettre en boîte) votre prochain, il est bon de savoir ce que ce terme signifie, ce qu’il implique, et d’où il provient. Voici un extrait intéressant (trad. personnelle) :
Jack Kerouac décrivit les hipsters des années 1940s comme “s’élevant et parcourant l’Amérique, vagabondant et faisant du pouce partout, personnages dotés d’une spiritualité particulière”. Au début de son poème Howl, Allen Ginsberg mentionne des “hipsters aux visages d’anges brûlant de désir pour l’ancestrale connexion édénique avec la dynamo étoilée des rouages nocturnes.” Dans son essai Le Nègre Blanc, Norman Mailer définit les hipsters comme des existentialistes américains, vivant une vie cernée par la mort — annihilée par la guerre atomique ou étouffée par le conformisme social — et choisissant ainsi de “divorcer de la société, d’exister sans racines, de partir pour un voyage sans carte vers les impératifs rebelles du soi.”

En faisant un peu de lecture, j’ai appris qu’il existait des sous-catégories de hipsters (les Chabad hipsters, les Nipsters — partitioner, partitioner, toujours partitioner !). J’ai appris que certains d’entre eux ne sont pas perçus comme les vrais hipsters originels mais plutôt comme, je suppose, des “hipsters factices”. Apparemment, ces derniers pourraient bien être, selon les mots de Dan Fletcher dans son article du “Time”,
“le cul-de-sac de la civilisation occidentale.”
(“Bonté Divine !” m’exclamai-je alors en lisant ces mots). Ma bouche s’ouvrit un peu plus grand lorsque je lus l’article de Christian Lorentzen dans “Timeout New York” (le titre sonne comme une prémonition : “Pourquoi le Hipster Doit Mourir”) (trad. personnelle) :
Le Hipstérisme étant originellement, et toujours en grande partie, la province des blancs (des plus pâlots d’entre eux), ses acolytes mènent un raid sur les vitrines culturelles de chaque ethnie non encore diluée dans notre melting pot. De même, ils dévorent le style gay : entendez donc le rot culturel connu sous le nom de métrosexualité ! Tandis que les hipsters trottinent du magasin de fripes vers leur coupe de cheveux à 100 dollars au Freemans Sporting Club, ces influences esthétiques sont assimilées — cannibalisées — dans un répertoire d’insignifiance, à partir duquel les hipsters construisent une identité, à la manière d’un scrapbook ou d’une playlist aléatoire sur un iPod.

Moi, je suis gay. Et moi et mon style gay ne nous sentons absolument pas menacés par la “métrosexualité” de certains hipsters. Alors je me demande bien si le problème de Lorentzen réside :
(a) Dans la façon dont les hipsters empruntent (non, volent ! “cannibalisent” ! , “dévorent” !) les cultures d’autres catégories de gens ? Ces catégories cannibalisées recouvrent principalement des minorités, comme les gays, les ethnies marginales et autres pauvres diables, dont l’identité (catégorie), bien sûr, a besoin d’être défendue et conservée sous clef (car il faut à tout prix éviter les chevauchements : ils rendent les catégories imprécises);
ou
(b) Dans la façon dont les hipsters ont l’air gay — plus précisément (encore une catégorie) “métrosexuel” ? Mais oui ! Les hipsters doivent apprendre à coups de sarcasmes, voire de pelle, que le floutage des catégories de genre attire systématiquement le mépris.
(Ai-je déjà mentionné le mot “catégorie”?)
A propos des Bobos
Si le français n’est pas votre langue maternelle, il est possible que vous ne connaissiez pas encore le terme “bobo”. Eh bien, laissez-moi vous éclairer. Bobo signifie Bourgeois-Bohème. Un bobo est une personne qui est en fait bourgeoise, mais qui vit et se comporte comme si elle était bohème, hippie, ou appartenait à tout autre catégorie de (putains de) gauchos non matérialistes. Lorsque balancé à la figure de quelqu’un, avec mépris ou condescendance, ce mot pointe l’hypocrisie de sa cible, qui est en fait économiquement privilégiée mais refuse de l’admettre. Un bobo gagne ainsi un salaire confortable (mais pas mirobolant non plus), prend part à la gentrification de son quartier, MAIS vote à gauche, essaie d’être écolo en utilisant un vélo et en achetant de la bouffe bio, fait du compost, soutient les théâtres, auteurs et artistes de quartier, méprise des choses très mainstream comme la télévision, et adore lire et débattre dans des cafés qui servent un bon grain torréfié issu du commerce équitable.
Je n’ai jamais été qualifiée de hipster — probablement parce que je ne recoupe que partiellement cette catégorie : je suis culturellement gay MAIS je ne possède pas de compte Instagram. En revanche, j’ai été quelque fois qualifiée de bobo. Et je dois dire que, tout à la fois, ça me gonfle et m’interroge. Je pense que ça en dit long sur la subjectivité des catégorisations sociales.
Si je devais résumer en 5 (allez, 6) lignes l’évolution de mon statut social, j’écrirais ceci :
Je suis née enfant unique dans une famille de la basse classe moyenne, aucun de mes parents n’a fait d’études, mais ils m’ont encouragée à étudier. C’est ce que j’ai fait, et aujourd’hui j’exerce le métier d’enseignante, ma femme aussi, et nous vivons dans un ville sympa avec deux salaires et pas d’enfants (ce qui me place dans une autre catégorie dont je viens d’apprendre l’existence : “Dink”, pour Double Income, No Kids).
Alors, pourquoi certaines personnes me qualifient-elles de bobo ? Je pense que c’est dû aux choix que j’ai fait dans ma vie.
- Je ne possède pas de voiture et vais partout en marchant (la vérité, c’est que je ne saurais que faire d’une voiture là où je vis),
- je suis végétarienne (la vérité, c’est qu’un régime végétarien a résolu nombre de problèmes de santé récurrents et j’ai choisi de continuer à être une végétarienne heureuse),
- je mange local et bio (la vérité c’est que, oui, c’est un engagement pour moi),
- j’achète mes livres dans des librairies du quartier, j’achète mes vêtements (hors rando) dans un équivalent d’Emmaüs.
- Oh, et je vote à gauche (bien sûr que je vote à gauche : c’est gravé dans le sous-titre de ma catégorie),
- et je n’ai pas de télé.
Tout ceci fait que, dans l’esprit de certaines personnes, je parcours les rues affublée d’une pancarte qui dit : “Cul-de-Sac de la Civilisation Occidentale”.

Sur une note moins marrante, le terme “bobo” en France est devenu très politique depuis que Marine Le Pen (la leader du parti nationaliste d’extrême-droite) l’a utilisé en 2012 d’une manière plutôt péjorative :
Voyez les bobos venus après le brunch au spectacle de la Concorde, avant de filer en Velib’ à Vincennes voir si François a une cravate plus cool que Nicolas. A moins que la séance de yoga ne les oblige à renoncer à ces festivités.
Personnellement, j’adore bruncher et j’ai fait du yoga pendant des années, mais, le Ciel soit loué, je ne fais pas de bicyclette.
Depuis lors, le terme “bobo” est devenu une arme lexicale récurrente dans la politique française et renvoie systématiquement à une sorte de catégorie floue d’ “autres gens”, catégorie qui n’inclut jamais la personne qui utilise ce terme. Non seulement il me semble que nous sommes tous le bobo de quelqu’un d’autre, mais je pense aussi que le terme “bobo” a tendance à revenir dans la figure de son utilisateur : comme le “bobo” semble souvent être une personne instruite et heureuse, ça a en dit long sur le bonheur ressenti par l’utilisateur ainsi que sur son opinion concernant l’instruction. Oui, je tombe dans le sarcasme.
Des symptômes inquiétants
Quand vous commencez à y faire attention, vous remarquez que Hipster et Bobo font partie d’un lexique émergent et inquiétant sur les catégories sociales. La manif dans l’est londonien est simplement un témoignage visuellement plus marquant de ce qui se passe dans la tête des gens depuis quelques années.
Le monde est en crise. Des gens deviennent plus riches, tandis que d’autres deviennent plus pauvres. Le changement climatique devient de plus en plus menaçant. Des gens d’origines économiques diverses (mais qui ont tous fini dans une situation confortable), essaient d’investir leur temps, leur argent et leurs hobbies dans des choses comme l’écologie, l’art, la littérature, les causes sociales. Ces gens se font mettre dans une boîte à l’étiquette honteuse, celle des hypocrites, des faux-culs ; pire, ils sont parfois accusés d’être les instigateurs de la merde sociale dans laquelle nous sommes — que ce soit sur le marché du travail ou dans la gentrification des quartiers.
Je me souviens d’un gars d’une asso locale que j’aidais il y a peu — une asso sur le “manger local”, les potagers urbains et le maintien de la diversité sociale dans les quartiers (à travers le maintien de loyers bas). Il a commencé à catégoriser les gens et à les exclure, en les mettant dans des boîtes bien étiquetées. Il a fini par poster un article contre un grand festival artistique organisé par la ville. Son argument était que ce festival nous coûtait à tous beaucoup d’argent, et qu’il était fait pour les riches, et que de toutes façons ce n’était pas de l’art, mais de la merde.
Dans son post a alors émergé une sous-catégorisation subjective et pour le moins glissante : l’art du peuple vs. l’art pour les riches. J’ai commenté son post en relevant le fait que tous les liens qu’il avait partagés dans son post provenaient d’un blog politique d’extrême-droite. Il a juste effacé mon commentaire.
Que s’est-il passé ? Quand est-ce que l’écologie et les causes sociales sont devenues des préoccupations honteuses ? Quand est-ce que la littérature et l’art sont devenus des trucs de riches ? Les livres sont gratuits dans les bibliothèques et n’ont jamais été aussi bon marché dans les bouquineries locales, et l’art arrive directement sur votre écran grâce à l’internet gratuit partout où vous allez. Ok, peut-être que certains en font trop. Peut-être que certains sont plus préoccupés par l’image qu’ils renvoient en s’investissant dans ces choses, que par le fait de s’investir dans ces choses. Mais est-ce que ce n’est pas mieux que de s’en foutre ? En quoi ces gens rendent-ils les autres plus pauvres lorsqu’ils achètent local et bio ? N’est-ce pas mieux que d’acheter sa bouffe dans des hypermarchés qui pressurisent les producteurs en leur disant de produire toujours plus pour toujours moins cher ? Les hipsters et les bobos sont-ils vraiment les causes de la gentrification ? Ou sont-ils plutôt le medium d’un phénomène plus opportuniste, un phénomène qui nous implique tous, toutes catégories confondues, dans la façon dont nous construisons (tous!) la société dans laquelle nous vivons ?
La Politique
Certains essaient de peindre un portrait plus objectif des bobsters (bobo-hipsters; vous voyez comme c’est facile d’inventer une supercatégorie, en ma qualité de contributrice Medium, bien cachée derrière l’écran de mon MacBook Air — ah !).

Le journaliste français Thomas Legrand a déclaré par exemple dans le plutôt conservateur Figaro Magazine que les bobos
“ne forment pas une classe sociale, puisqu’ils n’ont pas d’intérêt économique commun. Ils partagent un mode de vie, qui prête évidemment le flanc à la caricature, et un ensemble de valeurs positives que la droite conservatrice qualifie de “bien-pensante” : l’antiracisme, le féminisme, la promotion de l’égalité des sexes.”
La déclaration de Legrand a donné lieu à deux réactions intéressantes.
Premièrement, Elizabeth Lévy, une journaliste conservatrice impliquée dans la même interview, a répondu :
“les bobos constituent une classe, non pas sociale mais culturelle.”
J’ai trouvé intéressant qu’elle insiste sur l’existence d’une catégorie, une étiquette adéquate pour mettre ces gens dans une boîte. Si elle n’est pas sociale, c’est que c’est une autre catégorie de catégorie : une catégorie culturelle.
Deuxièmement, Lévy déclare plus tard dans l’interview que le bobo typique
“adore toutes les cultures, sauf celle dont il est souvent lui-même issu, qu’il symbolise par l’effroyable personnage du “vieux mâle blanc hétéro”. Et en prime souvent catho, l’horreur.”
A cette étape dans ma lecture, j’ai souri face au maniement subtil du sarcasme démontré par Lévy, et j’ai tout à coup pensé
Nous y voilà !
Oui.
Avec tous ces onglets ouverts dans ma session Safari, avec tous ces articles tourbillonnant encore dans mon esprit, j’ai commencé à perdre la raison. J’ai commencé à voir avec le troisième oeil de mon esprit (c’est ça, parler comme une hippie ?). Tout un lexique de la Bobsteritude s’est assemblé dans ma tête, issu des différents articles, blogs, conversations et débats que j’avais lus et entendus.
J’ai remarqué qu’en France le terme “bobo” apparaît souvent aux côtés du terme “pensée unique” (terme visant à l’origine les opinions conservatrices ultra-libérales, mais à présent utilisé en France pour critiquer les bobsters gauchos, pro-égalité, féministes, anti-racistes et écolos). On trouve aussi aux côtés de “bobo” le terme “bien-pensant” (qui nous vient de l’écrivain catholique et royaliste Georges Bernanos, antisémite auto-proclamé, qui en 1931 a baptisé ce terme pour conspuer les démocrates libéraux qui s’efforçaient d’assimiler les juifs français dans la société, diluant ainsi, dans l’esprit de Bernanos, l’identité de la France).
On trouve enfin le terme “bobo” aux côtés du terme “boboïsation”, une sous-catégorie de gentrification. Si on se plonge dans le terme “gentrification”, on trouve quelques références d’études montrant comment les deux catégories les plus impliquées dans la gentrification était le/la célibataire travaillant à son compte, et le couple sans enfants (souvenez-vous : notre catégorie “dink”).
Ces mêmes études montrent également comment les autres catégories plus marginalement impliquées dans la gentrification sont essentiellement constituées
de femmes, d’artistes et de gays.
Une ampoule s’est alors allumée dans mon esprit, tandis que deux réflexions se trouvaient transportées jusqu’au filament :
(1) Tant pis pour le “vieux mâle blanc hétéro” de Lévy.
(2) Revoilà le “métrosexuel cannibale” de Lorentzen.

Comme je ne veux pas que mon article dure encore trois plombes, j’en viens à ma conclusion.
Ma conclusion (et promis j’arrête de mettre le mot “catégorie” en gras)
Quand j’ai coupé mes cheveux court dernièrement, beaucoup de gens m’ont trouvée plus jolie comme ça (et c’était le cas ❤) et d’autres gens ont dit que ça faisait lesbienne. Ils n’ont pas dit ça parce que ça faisait vraiment lesbienne, mais parce que je suis lesbienne, ils le savent, et avoir les cheveux courts augmentait significativement la zone de chevauchement entre moi et la catégorie lesbienne.
Quand nous avons passé une soirée, dernièrement, avec deux très bons amis (gays et, euh, hipsters) et que j’ai eu une longue conversation avec eux sur le féminisme, Virginia Woolf et le style littéraire appelé “flux de conscience”, des gens m’ont dit après coup (mais affectueusement) que c’était une conversation très bobo. Peut-être qu’ils pensaient vraiment que c’était une conversation très bobo. Peut-être même que ça l’était, selon comment on définit la catégorie bobo. Mais dans ce cas, ça doit être une catégorie très large, parce que chacun de nous quatre provient d’un milieu socio-économique très différent.
Globalement, j’ai remarqué que ce genre de remarques venait souvent de gens qui ne se trouvaient jamais inclus dans toutes ces nouvelles catégories. Or, ces catégories sont peut-être péjoratives, mais elles sont très à la mode.
Et si ces gens se sentaient en fait exclus ?
C’est vrai qu’on est plus facilement exclu de ces nouvelles catégories si l’on est (choisissez un ou plusieurs des traits suivants) âgé, blanc, hétéro, mâle, un couple avec enfants, pas intéressé par l’art et la littérature, pas cycliste, pas fan de brunch, pas consommateur de café équitable.
Mais ces gens doivent savoir que eux aussi sont catégorisés, classés, mis en boîte. En tant que lesbienne, j’ai dans ma tête un prototype péjoratif des catégories “femme hétéro” et “homme hétéro”. En tant que lectrice exclusive, j’ai dans ma tête un prototype péjoratif de la catégorie “téléspectateur exclusif”. En tant que végétarienne, j’ai dans ma tête un prototype péjoratif de la catégorie “mangeur de volaille élevée en cage”.
Mais je pense aussi que je ne devrais pas me fier à ces prototypes pour construire mes opinions politiques, ni pour créer un événement Facebook appelant les gens à se rassembler pour aller foutre le feu à un hypermarché Auchan.
Les catégories sont les équivalents des préjugés, version “carte mentale” : elles sont humaines et agissent souvent comme une boussole dans un monde un peu fou. C’est une chose d’en avoir quelques-unes dans la tête, c’en est une autre de se reposer sur elles pour agir sur le monde qui nous entoure et oublier la diversité ahurissante des gens que nous avons enfermés dans ces catégories.
Les catégories, ça commence par un léger agacement à la vue d’un mec et de sa barbe à la con, et ça se termine par la conviction que l’écologie, l’art et la littérature sont des conneries de gauchos. Ca se termine en devenant le parfait outil de partition sociale, utilisé par des politiques qui n’ont aucun intérêt à voir les citoyens s’intéresser à l’écologie, l’art et la littérature.
Comme cet article a commencé avec les hipsters, je propose qu’on finisse avec les hipsters : arrêtons un peu de les emmerder. Ca pourrait se terminer par une émeute dans un bar hispter, par des organisations internationales de lutte contre l’hipsterphobie et par des décennies de Hipster Pride.
Ca pourrait même se terminer par un nouveau stigmate, une nouvelle catégorie pourrie de losers, dont le prototype serait un vieux mâle blanc hétéro et pas hipster.
Parce que voyez-vous, la catégorisation c’est comme jouer au ping-pong contre un mur : à moins de lâcher la raquette et de sortir de la pièce, ça ne s’arrête jamais.
C.I.D
***
J’édite cet article pour vous donner le lien d’un billet que je viens de découvrir, et qui analyse les événements du quartier de Shoreditch à Londres précisément sous l’angle de l’hipsterphobie et de “l’anti-gauchisme”. Il est en anglais, mais enfin.
C.I.D
alias CARRIE SPEAKING,
Auteure de voyage, Blogueuse.
Visitez mon blog @ http://carriespeaking.com
