Il était une fois les FINTECH !

STARTUP FINANCE ET DIGITALE

Il était une fois un monde où tout était géré par la finance. Ces instances financières devaient gérer et réguler l’économie de marché. Mais au fil du temps, elles ont commencé à prendre du pouvoir. Si bien qu’elles se sont éloignées de leurs principes d’antan, ces dernières étant à l’origine de dépréciations de monnaie, de crises économiques et de rétention de ressources.

Mais un beau jour, de petites pousses d’entreprise ont éclos. Ces petites organisations sont venues, une à une, entraver les processus bien huilés de ces grandes institutions. Concurrençant les banques sur l’ensemble des métiers transversaux qu’elles maîtrisaient et qu’elles imposaient au marché : prêt aux particuliers, prêt aux entreprises, transfert d’argent à l’international, conseil en gestion ou encore gestion robotisée des places de marché.

On les surnommait… les FINTECH !

Face à ces géants, ces start-up misaient sur la technologie, leur créativité et sur leur connaissance de la finance pour répondre simplement aux besoins des consommateurs : 80% d’entre eux souhaitaient d’être accompagnés, aidés et informés en permanence*. Et sans forcer, ces centres d’intelligence « engageaient la conversation tout en ayant une démarche transparente et humaine » décrit Frédéric Simottel directeur de la rédaction de 01 Business*.

Et un jour ! le 22 Septembre 2015… Un grand fracas se fit entendre. Deux de ces géants se désolidarisaient du bloc pour embrasser ces sans culottes. Tout d’abord, le Crédit Mutuel qui dépensa 50 millions d’euros pour s’approprier 75% capital de leetchi.com, suivi en Novembre par S-money qui acquit LepotCommun.fr.

Un petit bouleversement en France.

Néanmoins, malgré un potentiel déjà démontré, les Fintech ne sont qu’une goutte d’eau qui est loin de faire déborder le vase. “Les banques gardent encore une position largement dominante, voire écrasante” rappelle Marc Fiorentino expert auprès des banques*. Du moins en France ! Car aux Etats Unis, c’est une autre histoire. « Les Fin(tech) ont quadruplé en 2014 et elles sont comptabilisées au nombre de 200 ». En fer de lance de ce mouvement, Le Leading Club, valorisé à 1,5 milliards de dollars en quelques années.

Quelle(s) fin(s) pour cette histoire…

Le marché financier est à ses premiers balbutiements et certaines banques ont déjà choisi de capitaliser sur l’innovation. Aujourd’hui une Fintech sur deux en a déjà une dans son capital. « C’est la manière la plus rapide et la plus efficace de prendre une place déterminante sur un marché qui est en train de se massifier », décrypte Jean-Yves Forel, directeur général du pôle banque commerciale et assurance chez BPCE.

Mais il faudra encore attendre 4 à 5 ans pour mesurer l’impact réel de ces start-up dans le paysage financier français. Mais ce que nous savons aujourd’hui, pour tous ces acteurs, « c’est qu’il est temps de choisir leur voie » résume Nicolas Debock directeur de participations chez XAnge***.

Les sources sont disponibles sur Storify.