Il n’est jamais trop tard : Bowie


Il y a comme un décalage flagrant entre les Unes de le presse quot’ aujourd’hui et ce qui défile sur mes fils twitter et facebook actuellement. Un peu après 8 heures, dans une sorte d’ambiance vaporeuse typique de ces lundis matins où oui, il faut se lever, Thomas Sotto sur Europe 1 confirmait en quelques secondes une information d’abord posée au conditionnel : David Bowie est décédé le 10 janvier 2016 à l’âge de 69 ans, 2 jours après la sortie de son dernier album Black Star vendredi dernier. (La station a depuis annoncé une journée spéciale sur l’antenne aujourd’hui, suivie par d’autres déprogrammations)
La nouvelle est apparue en premier lieu sur la page Facebook officielle du chanteur : sobre et précise.
Je me sais détonner complètement dans cet ambiance à l’hommage car je connaissais mal et peu David Bowie. Dans les vinyles de mes parents collectés à Noël pour faire tourner ma platine de bobo parisienne, il y avait beaucoup de Pink Floyd, Dire Straits, Brassens ou Renaud. Mais aucun Bowie. Cela dit je n’ai pas non plus grandi au milieu d’albums des Beatles, mais ça ne m’a pas empêché de connaitre.
J’ai eu moins de curiosité pour le nom de l’icône britannique, jusqu’à réaliser ce matin dans les morceaux qui tournent en boucle sur les radios et via les différents hommages sur le web que j’en connais beaucoup, des morceaux. Beaucoup beaucoup. Je connais les airs, je fais aujourd’hui attention aux paroles, et petit à petit se dessinent 40 ans de musique d’un artiste qui était, sans que je m’en rende compte, omniprésent. Mais dans ce paradoxe : je ne l’ai jamais vraiment écouté, j’ai toujours su qui il était.
Derrière la musique il y a le personnage retracé encore récemment via une exposition DAVID BOWIE IS (qui faisait escale à la philharmonie de Paris au printemps 2015). Plus accessible, le reportage David Bowie, l’homme cent visages ou le fantôme d’Hérouville diffusé le 6 janvier sur France 4 est encore disponible pour quelques heures en replay.
Comme le disait Philippe Manœuvre ce matin sur Europe 1, le personnage s’est retiré du circuit médiatique il y a plusieurs années, nous laissant avec l’impression résiduelle d’un homme immortel.
Il y a comme un décalage entre les dizaines et dizaines de posts que je vois défiler devant mes yeux depuis ce matin et ce que je connais de Bowie. Une icône certes, un grand auteur, interprète, compositeur, c’est certain. Sur le papier je le savais bien. Mais à mon sens une musique intemporelle et ancrée dans ces 40 dernières années sans même que je ne m’en aperçoive, qui ne disparait certainement pas ce lundi 11 janvier 2016. Bien au contraire. La musique à cela de magique. Il ne sera jamais trop tard pour “découvrir” Bowie.
ER
Si tu aimes, mets des ❤❤❤
Originally published at www.therevolutionwillnotbetelevised.fr on January 11, 2016.



