Je crois que … mais en suis-je vraiment sûre ?

Où comment j’en suis venue à découvrir en quelques mois :

  • Qu’en fait, la chantilly c’est délicieux
  • Que j’arrivais à faire des sauts de plus de 3 mm
  • Que je crois en l’amour

J’ai toujours été quelqu’un de très curieux : du genre à prendre des cours sur les religions nordiques de l’ère viking, à faire un détour dans une impasse parce que j’ai vu un graffiti intéressant, à tenter d’apprendre de nouvelles langues qui ne me serviront pas dans l’immédiat (merci Vincent pour les inspirations continues).

Mais à côté de ça, j’avais peur (oui oui, peur) de manger de nouveaux plats, de décevoir les autres, de tester des modes de vie différents du mien.

Et après, j’ai commencé à oser.

A oser à faire tous ces petits pas très innocents, très quotidiens, mais qui me permettent de me découvrir chaque jour un peu plus.

Déconstruire mes préjugés, en commençant par mon assiette

Chocolat chaud chez Meo, Lille (photo de Florence)

On a tous au moins un aliment qu’on n’aime pas. Pour moi, c’est un peu plus compliqué. Quand je dis compliqué, (c’est) c’était compliqué : pas de thé, ni de café, ni de boissons avec des bulles, ni d’alcool. Et ça ce n’était que du côté boissons.

Puis, un jour je me suis dit : on repart à zéro. Puis précisément, quand j’ai commandé un chocolat chaud très élaboré dans mon café lillois préféré, et qu’il est arrivé avec un monceau de chantilly. Au lieu de prendre une cuillère, de renverser tout cela dans la tasse de mon amie, je me suis dit : cette fois, j’essaye, je teste, je goûte (notez la prise de risque inconsidérée). Et en fait c’était délicieux.

C’est un exemple simple. Mais une démarche plus globale. De me dire, à chaque fois que j’ai un aliment que je pense ne pas aimer (c’est à dire que je n’ai jamais vraiment goûté, ou alors déjà mangé mais il y a des décennies ancestrales), je me pousse à le tester. Et la plupart du temps, j’ajoute un nouvel aliment à la liste de mes ingrédients potentiels.

Et toi, qui me lis derrière l’écran, quel est le dernier aliment dont tu as découvert le goût délicieux alors que tu pensais qu’il relevait du choux de Bruxelles farci à la panse de brebis ?

Croire dur comme du fer…

Je ne me définis pas comme croyante. Je n’ai pas foi en un Dieu supérieur. Je n’adhère pas à une religion.

Mais depuis quelques mois, j’ose ma spiritualité. J’ose me dire que je crois en quelque chose.

Le rire des enfants, la joie d’une soirée avec mes amis, une discussion en tête à tête profonde ou l’on se cherche l’un l’autre. Voilà mes certitudes.

Je crois dans la beauté des Hommes. Je crois en l’amour. Je crois en la nature. Je crois en toi. Je crois en moi.

… mais oser me remettre en question

J’ai des certitudes, mais certaines de mes certitudes vacillent. Par exemple : la certitude que je ne peux pas sauter au volley, que je n’ai pas de détente.

Récemment, inspirée par la lecture des “Quatre accords Toltèques” (Don Miguel Ruiz”, j’ai commencé à déconstruire mes croyances et mes préjugés. Un des concepts phares de ce livre : nous avons tous été élevés dans un système de croyance qui dicte notre vie et nous y enferme grâce à un système de croyances. Et ces croyances définissent qui nous sommes.

“Au cours du processus de domestication, on élabore une image de ce qu’est la perfection afin d’essayer d’être toujours comme il faut. On créé une image de ce que l’on devrait être pour être accepté par tout le monde”. Les quatre accords Toltèques, Don Miguel Ruiz.

Et j’ai commencé à remettre en cause les croyances que j’entretenais à propos de ma personne, des croyances parfois “futiles”, d’autres plus existentielles : je ne suis pas assez sérieuse… pas assez disponible… pas assez ceci ou cela.

La dernière croyance que j’ai réussi à remettre en question : je ne sais pas sauter, je n’ai pas de détente. En me mettant au yoga, j’ai commencé à avoir un corps plus tonique. Et résultat, je suis plus performante dans des sports qui impliquent des sauts. Pas parfaite, mais je fais de mon mieux.

Et vous alors, quelle croyance voulez-vous remettre en question ? Par quelle toute petite étape voulez-vous commencez ? Est-ce votre croyance “je n’aime pas les brocolis”, est-ce une croyance “jamais je n’arriverai à parler anglais”…?

Essayez, au pire vous réussirez… :)