Je suis un bisounours, je n’aime pas la violence

Je n’ai pas aimé l’expulsion d’un camp de roms à Marseille par des citoyens en septembre 2012.

Je n’ai pas aimé voir les Femen se faire lyncher en novembre 2012 lors des manif pour tous.

Je n’ai pas aimé voir un bijoutier se faire justice lui-même en septembre 2013.

Je n’ai pas aimé la violence des bonnets rouge lors des manifestations à Quimper en novembre 2013.

Je n’ai pas aimé voir les portiques Écotaxe être détruit en novembre 2013.

Je n’ai pas aimé voir les casseurs de Sivens à Toulouse en novembre 2014

Je n’ai pas aimé les manifestations violentes à Saint-Brieuc en juillet 2015.

Je n’ai pas aimé voir une autoroute dégradée par des gens du voyages en août 2015.

Je n’ai pas aimé l’agression qu’a subit le DRH d’Air France en octobre 2015.

Malgré toutes les justifications de ceux cités plus haut, je ne comprendrais jamais le recours à la violence. Le 19 juin 1906, à la tribune de l’Assemblée nationale, en réponse à Clemenceau, Jaurès rappelait au Tigre son édito de la veille paru dans l’Humanité :

“Le succès de ces grandes grèves dépend de la force d’organisation, de la cohésion prolétaires, de l’ensemble avec lequel ils se meuvent. Les violences individuelles contre les personnes et les biens ne peuvent que compromettre la victoire, et fausser le sens du combat. La révolution sociale ne se propose point de brutaliser les personnes, mais au contraire d’assurer la vie et la dignité de tous, et de ceux-là mêmes qui sont aujourd’hui des privilégiés, sous la loi commune du travail souverain. La révolution ne consiste point à détruire détruire à endommager les biens, les usines, les mines, les machines, mais à en transférer la propriété aux travailleurs groupés et affranchis.”

La violence ne résout rien. Elle n’est jamais légitime et se retourne contre celui qui la faite. Cependant, l’absence d’un Etat fort qui n’a pas de mots contre les violences des agriculteurs, mais qui dans la seconde condamne celle des syndicats, qui laisse les grands patrons tuer des grands groupes français et la finance régner encore et toujours, là, il y a un problème. Ce gouvernement n’a eu de cesse de tergiverser, puis de reculer délaissant à chaque fois l’intérêt général et accentuant ainsi les tensions françaises. Il est loin le temps où François Hollande, candidat déclarait :

Je veux une gauche qui apaise.