Journée mondiale de l’océan — 8 juin

Océan (ou Océanos) était dans la mythologie grecque un Titan, un des premiers dieux issu de l’union de Gaïa (la Terre) et d’Ouranos (le Ciel). Les Grecs avaient compris malgré une vision du monde relativement restreinte, que les mers et les océans ne formaient finalement qu’un grand ensemble, un océan global représenté sous la forme du Titan Océan.

Une journée pour les préserver tous…

En ce 8 juin, nous ne célébrons pas une divinité, mais l’océan dans sa globalité. Si nous osions, nous pourrions pourtant dire que l’océan global est ce qui se rapproche le plus d’un dieu: nous lui devons la vie. Et étrangement, quand des milliards de personnes prient un ou des Dieux par foi, amour et respect, on se demande comment nous avons pu en arriver à mettre en danger cette source de vie florissante qu’est notre océan.

Bien qu’il soit grand, bien qu’il soit impressionnant, bien que ses colères soient mémorables, Océan reste mésestimé. Nous lui devons tant. Notre vie, je le disais, notre nourriture, notre eau, notre climat, notre air. Tout est lié. Déréglons le fragile équilibre d’Océan, et nous serons tous menacés. Tempêtes, réchauffement climatique, manque d’eau, air de plus en plus irrespirable, nourriture de moins en moins abondante…

Cette journée mondiale de l’océan sert à nous rappeler tout cela. Ce grand bleu que nous connaissons si mal et que nous peinons à appréhender nous a enseigné néanmoins que sans lui, nous ne serions rien, nous n’existerions même pas.

Car au-delà de sa beauté évidente, Océan renferme des richesses insoupçonnées. Parfois de simples souvenirs, des images gravées dans nos têtes, la rencontre avec un dauphin, une autre avec un requin. Une baleine au loin, un calamar qui crache son encre, une murène qui vous regarde attentivement, deux crabes qui se serrent les pinces, un hippocampe bravant les courants, des méduses qui vous enlacent… Et puis ce silence, quand vous vous enfoncez dans ses méandres, que les rayons du soleil se voilent, et que vous regardez vers le surface, que vous devinez le ciel au-dessus de vous, et que tout fait silence, que tout semble enfin clair, vous vous sentez rassuré.

Des souvenirs, mais aussi des cultures, ces civilisations qui se sont tournées vers la mer pour survivre, qui se sont développées grâce à ses richesses, parfois dans le respect des ressources en veillant à préserver ce fameux équilibre, parfois en consommant outre mesure.

Pêcher que ce que l’on consomme devrait pourtant être une évidence. Ce n’est pas le cas.

Des cultures, mais aussi une vie marine incroyablement riche et diversifiée. Cette infinie biodiversité est fascinante, parfois troublante, parfois effrayante, nous ramenant à nos peurs ancestrales. Les requins sont massacrés par centaines de millions tous les ans pour des ailerons, les baleines et dauphins toujours chassés, de plus en plus rares. Les gros poissons qui disparaissent des mers, le plancton fragilisé et pollué par les micro-plastiques qui assassinent sans sommation.

… et dans les pollutions les lier.

Il n’y a pas une mais des pollutions dans les mers et les océans. L’impact humaine sur ces derniers est catastrophique. La pollution aux micro-plastiques conduit à l’empoisonnement de nombreuses espèces, que ce soient les baleines, les oiseaux ou les poissons. Personne n’y échappe. Même pas nous qui consommons ensuite des espèces qui se sont nourries de nos déchets plastiques, sorte de cynique retour à l’envoyeur…

Nous sommes tous responsables. Il ne s’agit pas de culpabiliser, et encore moins de se dédouaner en se cachant derrière son petit doigt, il s’agit d’assumer et d’avancer. Nous sommes tous responsables! Et d’autant plus nous qui sommes informés! Car nous ne pouvons plus dire que nous ne savions pas! Nous savons! Et nous ne pouvons pas attendre des pouvoirs toutes les solutions… car de toute évidence, ils s’en moquent depuis fort longtemps… Cela doit donc passer par des comportements individuels. Gandhi disait:

Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde.

C’est un bon conseil.

Les pollutions des océans ne s’arrêtent pas aux seuls déchets. Ce sont aussi les gaz que nous rejetons, les produits chimiques que nous déversons… Nous devons tous nous y mettre.

Car s’il y a bien un point commun entre toutes les mers et tous les océans, c’est qu’ils sont tous pollués d’une façon ou d’une autre par l’impact humain. Un lien désastreux entre des millions et des millions d’écosystèmes tellement différents qui pourtant sont réduits à attendre que nous les sauvions…

La journée mondiale de l’océan doit nous rappeler que même si nous vivons sur la terre ferme, les mers, les fleuves, les rivières, appartiennent à un réseau immense et unique dont nous dépendons tous. Par conséquent, il me semble que c’est la moindre des choses de le protéger.

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