source : www.democracyos.org

La civic-tech arrivera-t-elle à répondre au désir d’alternative démocratique ?

Je crois en la politique.

C’est fou, non, d’y croire encore ?

Evidemment, comme beaucoup — et vous en faites sans doute partie, il m’arrive de douter. Particulièrement en ce moment. En observant le monde complexe et mouvant qui nous entoure, il m’arrive de douter que les dynamiques vertueuses que nous essayons de porter, chacun d’entre nous à notre modeste niveau, parviendront à compenser, à l’échelle globale, les dangereux déséquilibres sociaux et environnementaux dont nous sommes collectivement responsables. En analysant les enjeux de notre temps et les défis de demain, il m’arrive aussi de douter de la pertinence de nos élites et de nos institutions, de nos marges de manœuvre et de nos capacités de mobilisation, des motivations des autres et de ma propre volonté.

Il est sain de douter. A condition de faire du doute un moteur de notre engagement à rencontrer les autres, débattre et inventer de nouvelles solutions. Je reste convaincu que nous souffrons aujourd’hui, en tant que militants politiques et citoyens actifs, de l’insuffisante remise en question de nos idées et de nos pratiques. Depuis un an, je me suis éloigné de la politique partisane traditionnelle pour m’engager dans la civic-tech. D’abord avec le projet de développer Parol, une plateforme permettant de suivre en temps réel l’écriture des lois. Puis en créant avec Virgile Deville le meetup Open Source Politics pour accompagner l’émergence des projets les plus prometteurs. En 2015, j’ai recensé une centaine d’initiatives à travers le monde et rencontré des dizaines de porteurs de projet en France.

Cette série d’articles, qui est publiée en partenariat avec l’European Civic Forum et le cycle de travail « Démocratie 4.0 » du think-tank point d’aencrage, est la synthèse de mes premières recherches et expériences sur les défis et les promesses de la civic-tech.

En espérant qu’elle vous apporte de bonnes raisons de croire (de nouveau ?) en la politique.

Valentin