

La vie est trop courte pour s’en préoccuper, oh
Nous ne pouvons pas contrôler la mer, mais nous pouvons apprendre à surfer les vagues.
J’ai longtemps pensé qu’il existait une pilule magique pour se sentir mieux — arrêter de culpabiliser parce que j’étais trop anxieuse ou triste. Alors qu’en fait, ces émotions sont des choses qui ne peuvent pas disparaître. J’ai aussi tendance à regretter toutes les choses que je n’ai pas pu faire avant et à être très très effrayée par mon futur. À rester réveillée la nuit, en me posant mille et une questions « existentielles » dont je n’aurais jamais les réponses.
Et puis je relativise les choses.
Parce qu’en y réfléchissant bien, ce sont des détails insignifiants qui me préoccupent. J’ai réalisé que ce sont les instants présents qui devraient occuper toutes mes pensées quotidiennes.
“A flower does not think of competing to the flower next to it. It just blooms.” ― Zen Shin
J’évite de traîner sur les réseaux sociaux, parce que j’éprouve de moins en moins l’envie de partager sur la toile. Peut-être que ça me lasse de tweeter pour la énième fois sur mon petit-déjeuner—lire les conflits virtuels d’inconnus bien cachés derrière leurs écrans, à s’attaquer verbalement comme des animaux.
Au lieu de scroller bêtement mes timelines sans but précis, j’ai repensé à la façon dont j’utilisais ces plates-formes et surtout pourquoi ? Non, je n’ai pas des étoiles plein les yeux quand je vous postez une photo de vos derniers achats chez H&M. Par contre, je suis impressionnée et émue de voir celles de vos vacances.
J’ai décidé de me laisser inspirer par les autres.
“I’m in Hyrule, my real country, saving princesses and kicking monster asses” ― Ariane
Durant ces dernières années, je suis petit à petit devenue moins dépendante du monde virtuel et de la consommation. Je voyais plus l’intérêt de m’entourer de tous ces objets alors que mes expériences en tant qu’être humain étaient quasi inexistantes. Puis j’ai une affreuse impression de vivre dans une société de robots où il faut suivre à 100 à l’heure, en souriant comme un pauvre hypocrite pour compenser le manque.
Je voulais ressentir.
Aujourd’hui, pour la première fois depuis [je sais plus.] j’ai osé me mettre en tenue de sport pour faire de l’exercice, tranquillement chez moi—avec elle. Tout n’était pas parfait mais j’ai pris mon temps.
J’ai aimé ça, parce que j’étais consciente que je faisais ces efforts pour garder un corps en forme et éveillé.
Et en y réfléchissant bien, je me suis toujours forcée à faire de l’effort physique en ayant pour but précis de « perdre des kilos. » Entre nous, j’ai aucune envie de courir 10km/jour ou de m’exciter comme une folle sur des vidéos de workout avec un fond de musique electro.
Peut-être que c’est aussi parce que j’ai une meilleure estime de soi, qu’avant. Je suis moins focalisée sur mon physique, mais plus sur ce qui se passe à l’intérieur.
Oui, je médite aussi.