Et, si l’image de marque était à l’origine du succès?

Et si le succès était une simple question de chance ??

C’est horrible mais plus je grandis, enfin, plus je vieillis, plus je me rends compte que lorsque l’on parle du succès d’une boîte (quelle qu’elle soit), il y a toujours une part de chance qu’on ne veut pas toujours considérer dans sa pleine mesure.

Et, c’est bien normal parce que si on commence à penser que le succès tient sur une grosse part de chance, alors tout s’évanouie et on n’a plus qu’une envie : ne plus rien foutre et supplier pour que la chance nous sourit (enfin).

Pourtant, je n’ai pas la mentalité du type qui attend et je sais bien que la chance, ça se travaille, ça se cultive et ça se provoque. Oui, j’ai très vite compris, comme beaucoup, que la chance n’est finalement rien d’autres qu’un idéal créé par chacun d’entres nous…

Ok, ok, mais, finalement, est-ce que ce ne serait pas là un gros mensonge ? Un truc inventé pour nous rassurer et pour nous motiver à créer de la chance ?

La chance pour tous : grosse imposture ?

Renier la chance et penser qu’elle ne provient que de soi-même c’est au final, en quelques sortes détruire également la réelle chance, ojective et extérieure qui existe vraiment.

Oui, on ne peut pas le nier. Et sans aller dans des extrêmes, un new-yorkais a globalement plus de chance qu’un syrien aujourdh’ui. Il n’ont clairement pas les mêmes chances ni de vivre ni de survivre.

Mais au-delà de cette chance existentielle, il y a celle qui nous importe ici : celle du succès. On ne se dit pas que Da Vinci, Galilée, ou qu’Einstein étaient des chanceux, on se dit simplement qu’ils ont bossé commes des malades pour être reconnus.

Admettons qu’en réalité, il y ait plein d’Einstein en puissance qui n’ont même pas pu avoir la chance de devenir des Einstein ?

Oui, jusque là, je ne dis rien de novateur c’est sûr, mais plus sérieusement, ça peut prendre des allures de théorie pas si fumiste que ça si on se penche plus sérieusement sur la question de la chance dans l’univers du business.

La chance dans les start-up : pas si anodin que ça

Bref, encore une fois, revenons à la chance, la mode et la start-up et allons droit à l’hypoythèse de départ : Et, si tous les succès n’étaient finalement que du pipeau ? Et, si la boîte qui pèse des milliards, que ce soit Starbuck ou Facebook, n’ont connu des succès qu’au gré de leurs chances ?

On peut penser que Zuckerberg était au bon endroit au bon moment pour créer Facebook. Que les mecs de Twitter ont tout de suite trouvé les bons investisseurs. Que le mec de Starbuck était déjà bien entouré et que les mecs derrière Uber avaient un sacré bon relationnel et la chance d’avoir cherché un taxi pendant des heures à Paris.

Mais que penser de ceux qui ont lutté comme des dingues pour réussir ? Que penser des types d’AirBnb qui ont du vendre et bouffer des céréales pendant 3 ans ? On peut quand même penser qu’ils ont eu de la chance d’être là où ils étaient et d’avoir pu hacker Craiglist.

Les exemples sont nombreux, hein ?

En fait, on peut regarder partout et on peut trouver la chance partout et pas seulement du travail ou du mérite.

Moi, j’ai toujours cru que le facteur chance était de l’ordre de 0,006% à 1, 999% pas plus. Et, maintenantt, j’ai l’impression qu’il est carrément à 80%. Grosse blague ou cruauté d’un monde cruel ? C’est pas une nouveauté mais alors, ça fout quand même un coup quand on bosse sur un projet.

Et c’est partout pareil. Le type qui monte sa boîte, s’il a de la chance, verra sa start-up, sa boîte, son commerce ou son restaurant connaitre le succès escompté. Si au contraire, le mec a la guigne, il ne verra que dalle même s’il bosse comme un forcené. La logique est horrible et peut entraîner deux gros vices.

Le premier consistant à ne plus vouloir travailler sur quelque chose, surtout dans la mesure où l’on est persuadé d’être un gros chat noir. La deuxième conséquence nous empêcherait de considérer nos echecs en les imputant directement à la mal-chance ( le “c’est pas ma faute, c’est à cause de xxx, et de xxxx etc”).

Le branding, l’autre (vrai) facteur du succès ?

Je ne sais pas si l’article est super bien construit ( je m’en excuse sinon) mais voilà où je veux en venir : finalement, l’autre versant de la chance pourrait bien être le branding.

En effet, le branding n’a aucune consistance en soi, c’est vraiment juste une image de marque. Même si on la travaille, elle est tout de même super aléatoire aux goûts de la population et de la tendance mondiale.

Pareil pour les Converses par exemple. Ce n’est pas parce que tout le monde a aimé la chaussure que les gens l’ont acheté en masse. Non, c’est simplement parce qu’à un moment c’était la mode.

Vous savez, si c’est la mode, si votre produit est “in”, alors clairement, il sera acheté et consommé. C’est comme ça. C’est inexplicable. Je veux dire par là qu’il n’y aucune métric qui peut justifier ou valider le branding d’une start-up.

Toutefois, c’est quelques chose que l’on peut ressentir immédiatement.

Si la boîte dégage un petit plus, une image de marque (comme toutes les boîtes à succès) ont su le faire, alors elle est quasi sûre d’emporter un franc succès.

Conclusion : Trouvez votre marque et implorez la chance

On en viendrait à penser en définitive que pour mener sa start-up vers le ciel de la réussite, il ne faut pas seulement se pencher sur le business plan, le MVP ou quoi que ce soit d’innovant.

Il faut simplement être capable de dégager de son projet une aura cool qui pousse l’individu à vouloir consommer votre produit et à faire partie de votre communauté.

D’ailleurs le meilleur exemple reste celui d’Apple, qui a tout misé dans son branding (Think different …and buy different ?) pour en sortir une image de marque. Les mecs qui achètent Apple le font moins pour le produit lui-même que pour l’image qu’ils dégagent auprès des autres.

Je connais des mecs qui s’en foutent royal de l’Apple Watch mais qui se sont rués dessus juste pour afficher le prestige de la marque sur leurs poignets.

C’est horrible au final.. De faire reposer le succès d’un business simplement à sa capacité à être dans le coup…