Le côté green de la force.


Mon amant est l’Art, ma maîtresse la Nature ; lorsque l’un des deux est en danger, mon cœur ne peut que saigner. Cela fait plus d’un siècle que les locataires terriens que l’on appelle communément les Hommes ne cessent de piller, dégrader, surexploiter, polluer la planète bleue.
Le rythme de la Nature est totalement opposé au système capitaliste qui lui, n’a que pour lois la consommation, la satisfaction immédiate et anticipée de désirs, etc. La Nature prend son temps : chaque saison comprend ses récoltes spécifiques, chaque état saisonnier demande l’adaptation de la faune et de flore (et dans le meilleur des mondes des êtres humains), chaque lieu géographique requiert un aménagement attentif et chaque don nécessite le devoir de ne point en abuser afin de ne jamais en manquer.
Mais voilà, nous sommes dans un monde où l’on produit plus que l’on ne consomme, où on donne des aliments chimiques au bétail pour pouvoir satisfaire les caprices d’une société narcissique ; où on décime des races animales entières pour s’en servir de trophée, pour les vendre, pour tuer tout simplement. Nous sommes dans un monde où les firmes versent de l’essence sur les pertes de nourritures devant les yeux de personnes affamées.
Pourquoi ne prenons-nous pas exemple sur les animaux qui accueillent ce que la Nature a à leur donner s’en en abuser ? On nomme les Hommes sapiens, mais leur savoir a amené des nuages de fumée, la pollution, le réchauffement climatique qui précipitent l’engloutissement de pays sous les eaux et le dérèglement de notre système climatique.
La race humaine participe à sa propre perte : si une météorite est à l’origine de l’extinction des dinosaures, le réchauffement climatique, résultat de la folie humaine, causera la perte de l’humanité. A présent, pour apprécier un paysage vert, nous devons nous rendre dans des parcs, dans des parcelles cloisonnées, arrangées par la main de l’Homme. Nous ne pouvons plus nous promener comme bon nous semble car un bout de terrain appartient toujours à quelqu’un.
Les rares personnes qui un beau matin se disent : « aujourd’hui j’ai envie de flâner dans la nature et de ne rencontrer personne lors de ma promenade bucolique car je veux un face à face avec la Nature » se trouvent restreintes, rares sont les endroits qui le permettent et qui perdent de plus en plus de terrain.
Cependant, je fais un rêve. Je fais un rêve ou le monde capitalisme dans lequel nous vivons ce change en monde humaniste dans lequel chaque être reconnait ce qui est bon pour lui. Je fais le rêve que les feuilles dans un monde futur auront plus d’importance que les billets verts.
Aux arbres citoyens !
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