Ma nouvelle conscience obéit à ma voix, ok Google?

Ok Google ! (Ou “dis Siri”) le nouveau mantra.

Une phrase magique qui fait bondir notre génie personnel hors de nos smartphones en nous laissant faire plein de choses de nos dix doigts.

Incroyable promesse d’évolution pour un humain, nous dialoguons maintenant avec nos smartphones intégrés dans des oreillettes Bluetooth et toujours plus rapidement connectées au réseau.

Discrètes, ces oreillettes sans fil installent nos assistants personnels au creux de nos oreilles et leurs donnent une place plus grandes dans nos activités quotidiennes.

Dorénavant elles deviennent nos guides, elles sécurisent nos interactions avec les autres.

Un Cyrano de Bergerac personnel

On aimerait tellement que cette technologie nous offre la répartie qui nous manque ou la référence exacte à l’ensemble des questions lors d’un entretien professionnel ou d’un rendez vous personnel.

Pour cela nous parlons à notre petit génie, mais nous lui permettons aussi de nous écouter attentivement et d’interpréter chaque situation pour nous offrir des alternatives fiables.

La naissance d’une conscience assistée

Une nouvelle forme de jiminy Cricket se pose tranquilement sur notre épaule. Une petite voix intérieure familière avec qui échanger.

Sommes nous aptes à garder nos distances, à la séparer clairement de notre voix intérieure, de notre conscience ?

Évidement ! Nous en sommes tous persuadés, nous sommes naturellement capables de créer la distance qui garde ce nouvel outil à sa place de machine, comme nos mobiles ou nos tablettes.

Un point de vue purement fictionnel, si on est sincère c’est beaucoup moins évident. Ni nos mobiles, ni nos tablettes ne sont réellement tenus à distance; c’est d’ailleurs par moment dramatique à quel point chacun d’entre nous s’organise ses petites fuites digitales pour s’éloigner ou simplement tenir à distance la réalité.

Si vous n’avez jamais envoyer un mail plutôt que de parler à un voisin de bureau toujours plongé dans son ordinateur, vous êtes un saint !

Nouvel outil, nouveaux avantages et nouveaux dangers

Dans cette histoire, c’est l’utilisation de la voix humaine qui est le point de bascule vers un monde différent.

Cette voix dote la machine de caractéristiques humaines, comme l’humour de situation, qui lui donne une identité qui résonne avec nos personnalités.

Proche de nos tympans, elle est intime. Deux caractéristiques qui en font une évolution majeure dans l’histoire courte des technologies connectées.

Va t-on tomber amoureux de la voix ?

Est-ce que l’on va lui déléguer des réflexions ou des choix existentiels comme à un ami devenu soudain plus intime ? Pourra-t-on simplement tenir à distance cet outil de connaissance plutôt que de se muter en zombies téléguidés ?

Les scénarios possibles (et souvent dramatiques) remplissent les romans et les films de science-fiction avec en tête le célèbre HAL 9000 de 2001 l’odyssée de l’espace.

Les prémisses d’un changement profond

En 1984, Steve Jobs lui-même en futurologue expert avait fait des pieds et des mains pour faire dire «hello !» à son Macintosh lors de sa présentation publique.

Il a ainsi montré aux spectateurs à quel point l’ordinateur personnel allait très bientôt pénétrer leurs vies intimes.

Cette voix étrange et robotique était le prémisse d’un changement profond. Aprés avoir trop longtemps tenté de parler la langue de la machine, voilà finalement que c’est la machine qui adopte notre langue.

Elle transforme d’un même coup l’interface homme / machine et introduit dans la relation une forme empathie humaine, une relation émotionnelle profonde avec nos “devices” et avec le reseau dans son ensemble.