Un shot de Mandela

Talla
Talla
Feb 3, 2017 · 6 min read

Jeudi dernier eût lieu le salon des entrepreneurs. Un passage de quelques heures, certes moins musclé que celui du clan Lepen (bien que me pavaner avec ma meute de journaleux “politico-médiatico-bobos” et contribuer à la notoriété de mes activités ne me déplairait pas :) mais bien plus en contact de ce qui me fait vibrer: partager, impacter, révolutionner notre société. Chacun à sa manière, avec ses savoirs faire, ses idées et surtout le partage d’une vison. C’est pas le CES mais ça correspondait à un besoin terrain du moment. #débrief #nofilter

Joie

Quel bonheur de se replonger dans cette énergie créatrice et révolutionnaire qu’hébergeait pour 2 jours le pourtant statutaire parc des expositions de Porte Maillot (16e ardt.) Au milieu de quelques demandeurs d’emploi (non moins en devenir) et de curieux (à enchanter) : des ensembles de talents qui partagent à travers des projets multiples, une volonté d’impact sur la société. Une volonté de créer, de révolutionner vite et bien.

Si ça ne va pas trop bien dans votre boulot , je vous conseille un shot de quelques heures dans ce type d’évènements ! Après 10 mois de boite ça fait un bien fou de se reconnecter en physique à cet écosystème d’artistes de l’entrepreneuriat français.

J’aime voir ce qu’il est possible d’imaginer, de créer et de commercialiser, souvent à partir de pas grand chose. Et ce “pas grand chose” c’est toujours une idée, une intuition, un besoin identifié au sein duquel on puisse s’éclater, s’exprimer et s’épanouir pour construire une solution qui apporte satisfaction à des humains.

Pas d’angélisme, il y a bien une part d’égo dans tout entrepreneur. Mais je suis loin de blâmer cela car comme derrière toute force, l’important est de se consacrer à la mettre à bon escient. Gagner de l’argent? oui bien sur mais avec qui, comment et pourquoi?… Je pense que tout entrepreneur n’est pas bienfaiteur, mais en a le potentiel du simple fait d’avoir l’humilité de se dédier à donner le meilleur de lui même pour satisfaire des hommes et des femmes à un moment donné de leur existence.

Ces idées, nous les avons tous, chaque jour, partout tout le temps. Car nous vivons souvent au milieu de nos cibles, nous les incarnons même parfois, nous partageons leurs problématiques et sommes les plus à même de répondre à leur besoin. Alors pourquoi attendre avant de se lancer? Pas le bon moment, pas assez d’argent ou parce que ça a déjà été fait!… All of this is bullshit et je suis bien placé pour le savoir, ça fait 3 ans que je muris un projet artistique, tellement mûr qu’il risque de rancir même dans ma poche (bah ouais morey).

Ces questionnements ne sont pas des doutes, mais des mensonges que vous vous formulez pour justifier une peur de se lancer (je me mens souvent, no lessons here :) ). Peur compréhensible car cela demande une implication maximale, mais croyez moi, quand on bascule, le jeu en vaut le risque.

Play, fail, play again

Sujet suivant qui pourrait être l’objet d’un post en lui même : échec ou erreurs, que devrait on se souhaiter? J’ai pas mal aimé la distinction relevée lors d’une des conférences par Marc Simoncini, le fondateur de Meetic. En français la notion d’échec a un aspect très définitif. De même que l’erreur a tendance à être associée à quelque chose qui aurait pu être anticipé. Du coup rien de surprenant dans la difficulté que consultants, speakers et formateurs ont à faire admettre l’erreur comme constituante de l’apprentissage. En outre, rien de surprenant non plus sur le fait que les anglo-saxons soient si à l’aise avec la notion! Le terme fail dispose d’une légèreté non négligeable: “play, fail, play again” quand il est intérieurement assumé rend invincible; puisqu’il s’agit de recommencer… Ce qui me permet d’embrayer sur le recrutement et des talents desquels s’entourer en phase de croissance.

La volonté, le plus précieux des talents ?

A l’école 42, l’école de codage de Mr Niel qui fait désormais référence chaque nouvel élève est reçu de la même manière : “on sait que tu sais pas faire mais tu vas apprendre comment faire”, avec le précepte selon lequel la motivation balaiera les compétences. Aujourd’hui on a pour résultat la première place dans les classements mondiaux d’écoles de codage et “en interne des élèves qui ne disent jamais non, c’est formidable”, s’enthousiasmait Ilhan Benhaim, co-fondateur de Vente Privée.

Vous savez, il y a des choses dont l’on est convaincu, que l’on a pas testé mais qui du coup font toujours du bien à entendre, c’est ce qu’il se passe pour moi quand j’entends Marc Simoncini assumer que sa première erreur (qu’il qualifie de première erreur récurrente chez les entrepreneurs en croissance) s’est faite sur le recrutement et de se concentrer sur les compétences et le “pedigree” (confession: je suis allergique au terme) avant l’état d’esprit et l’envie. Je serai d’ailleurs curieux de discuter et densifier ce point avec vous ! N’ayant pas encore eu la “chance” de recruter :)

Partager pour mieux faire

Ilan Benhaim disait très justement qu’avoir peur de partager son idée c’est comme avoir peur de partager l’ambition de courir un marathon. “Parles en autour de toi: si tout le monde trouve ça génial, très peu fileront s’acheter un short pour te la faire à l’envers !”. Je trouve la formule très juste car se lancer ce n’est pas ouvrir une boite à cash mais commencer un marathon de longue haleine ou un match de tennis ou il faudra (en tout cas au début) ramasser toutes les balles… (je pars trop loin sur le sport?…)

Marie Vorgan Le Barzic, fondatrice du Numa d’ajouter qu’elle considère ne rien savoir faire, “et comme je ne sais rien faire je n’ai aucun souci à recruter des gens meilleurs que moi”. Sans tomber dans l’excès de l’automatique “fais le puisque tu es meilleur que moi”, l’humilité que dégage cette posture est assez fraiche de la part d’une entrepreneuse présente sur 7 pays et référence dans l’écosystème français des start ups.

Enfin le dernier verbatim que je voulais partager avec vous concerne le recrutement et cette fois sur la manière de compléter ses savoirs faire par un alter ego. Toujours de Marie Vorgan Le Barzic qui partageait une méthode bien simple : lister tout ce que l’on aime pas faire et recevoir à partir de cette job description, les candidats qui se retrouvent dans ce dreaming job offer :). Ensuite mettez sur la table l’essence, la vision et le pourquoi de l’existence de la boite puis recrutez à l’envie et au feeling. Simple & nice one non?

Coup de coeurs et mentions spéciales

Robobox: une box livrée chaque mois avec un robot à construire, chaque mois un peu plus complexe jusqu’au drone au 12e mois, pour se familiariser avec la robotique. Le bonus, le créateur, super sympathique de tout juste 27 ans qui a commercialisé sa première box 1mois seulement après avoir eu l’idée >> Do it faster!…

Les start-ups pour start ups : pas mal friand des évènements dédiés à la thématique entrepreneuriale et ayant été moi même concerné par l’affaire, cette édition était assez marquante par la quantité de start-ups qui développent produits et services… pour start-ups. Des idées souvent nées au coeur des espaces de coworking et incubateurs, aujourd’hui “industrialisées” en sociétés qui vous accompagnent pour remplir des amphis pour vos présentations, pitcher comme un chef , accélérer son projet de start up ou encore activer en live une innovation dédiée au service public.

La bonne humeur ambiante : et la non prise au sérieux qui prévaut. Une certaine réhabilitation du sourire, du bien être (espaces massage, méditation et détente) et de la bienveillance, qui commence pas mal à infuser dans le monde de l’entreprise. Car après tout, sourire et s’ouvrir est une entreprise même, mais à la prise de risque minimale ! En cas de doutes sur le process venez me voir !

Je me reconnais en certains et me retrouve inculte face à d’autres. C’est tellement bon !

Merci de me lire, ouvert à la discussion !

Hasta pronto!

T/-/-/-/-/

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