Rizières en terrasse sur la crête de Campuhan, Ubud, Bali

Un trip à Bali, avant de rejoindre les Kiwis

All Blackpacker
Dec 10, 2016 · 7 min read

Le 22 novembre 2016, je m’envole pour ce qui semble être l’expérience d’une vie : une aventure en solo d’un an en Nouvelle-Zélande, faite de voyages, petits boulots et rencontres en tous genres. Mais avant de retrouver la Terre du Milieu (avis aux fans du Seigneur des Anneaux) et ses paysages merveilleux, je me suis arrêté en route une dizaine de jours à Bali, petite île d’Indonésie réputée pour ses plages, ses volcans, le surf et, aussi, sa vie nocturne. Une autre aventure avant l’aventure donc, que je vais vous narrer dans cet article, le premier d’une longue série.


Ubud, cœur culturel de l’île

Et le début du voyage commence à Ubud, après une nuit à l’hôtel près de l’aéroport pour essayer de récupérer du décalage horaire et du trajet. Ubud, c’est une “petite” ville du centre de Bali, connue pour ses animations culturelles mais également la beauté de la campagne qui l’entoure. Et pour s’y rendre, je n’ai rien trouvé de mieux qu’un taxi depuis l’aéroport (je pense que sur ce coup là, je m’y suis un peu mal pris…) que j’ai partagé avec une américaine très sympathique, Lindsey, qui se rendait au même endroit après son arrivée sur l’île. Première rencontre ! Et qui deviendra un premier compagnon de route pour les trois jours suivants.

Quelques scooter dans une rue calme d’Ubud

Après avoir affronté la circulation typique d’un pays Asiatique (des scooters à la pelle et un trafic pas toujours ordonné…), et sans avoir jamais vraiment l’impression de quitter la ville depuis l’aéroport, nous arrivons finalement à Ubud. Passé le capharnaüm de la rue principale, dans la foule de touristes et d’habitants, on ressent un réel sentiment de quiétude et de spiritualité. De nombreux temples un peu partout dans la ville, des petits restaurants typiques (ou Wahrung, où l’on y sert une cuisine occidentale dans les attrape touristes ou une cuisine plus locale et pleine de saveurs !), de nombreuses boutiques, des habitations reculées dans des jardins asiatiques... Bref, Ubud tient sa réputation jusqu’à présent !

Deux singes s’épouillant à la Monkey Forest

Pendant les trois jours suivants, généralement avec Lindsey, découverte de la ville et de ses alentours. Au programme notamment, la Monkey Forest, où l’on retrouve un temple dans une forêt au cœur d’Ubud, mais aussi et surtout une nuée de petits singes, pas farouches du tout, bien au contraire ! Ils n’hésitent pas à venir monter sur vos épaules, mais détrompez-vous, ce n’est pas un signe d’affection… Ils cherchent juste à voler vos affaires, et ils sont plutôt agiles pour tout vous dire… Je me suis défendu bec et ongles avec mon petit monkey (il était plutôt sage en réalité…), mais certains touristes se sont fait ouvrir leur sac et voler leur bouteille d’eau (que les singes arrivent à débouchonner au passage).

Autre activité à Ubud, une petite randonnée sur la crête de Campuhan et le long de la rivière Ayung. Végétation luxuriante, cocotiers, rizières en terrasses, petites maisons de campagne… Une petite marche de 3h tout simplement magnifique ! Et qui permet de sortir un peu de la ville, ce qui ne fait pas de mal…

Paysage de campagne, le long de la rivière Ayung

Mon seul regret aura été de ne pas avoir pu me rendre au Nord d’Ubud, dans la campagne plus profonde et sur les volcans, qui recèlent à ce que j’ai pu comprendre des paysages de montagne magnifiques, des rizières en terrasses autrement plus impressionnantes, ou autres réserves d’éléphants. Ce sera sans doute pour une prochaine fois ! Car après ces trois jours, départ en bateau pour les Îles Gili, au nord de Lombok, une autre île d’Indonésie.


Les Îles Gili, au paradis du sable blanc

Après donc un voyage en bateau (environ 2h depuis un port de Bali), me voilà arrivé sur Gili Air, une des trois îles paradisiaques que comportent les Îles Gili. Gili Air est un mélange entre les deux autres îles, Gili Trawangan, qui est la plus touristique des trois, proposant de nombreuses activités et surtout réputée pour être un lieu où il est bon de faire la fête, et Gili Meno, très calme et presque vide de touristes. J’avais au programme trois jours sur ces îles, avec une journée dédiée à chaque île. Si c’était à refaire, je pense que je me serais plutôt cantonné à séjourner sur une seule des trois îles, quitte à faire une excursion par bateau sur une autre île le temps d’une journée (des liaisons se font deux fois par jour, et une journée peut suffire pour visiter une île car elles sont vraiment très petites).

Coucher de soleil, Gili Trawangan

Mais peu importe, que ce soit sur chacune des îles, les activités ont été plus où moins les mêmes. Profiter des plages de sable blanc et de l’eau turquoise de l’Océan Indien. Du snorkeling qui m’a permis de découvrir les nombreux poissons de toutes les couleurs que recèlent les récifs de corail entourant les îles (ce qui ne m’empêchait pas de déguster un fabuleux barbecue de poisson le soir, sans scrupules !). Des excursions au cœur des îles. Un baptême de plongée, qui s’est transformé en otite barotraumatique (c’est un peu barbare comme nom, mais rien de grave, comparé à ce que j’ai pu voir dans les fonds marins…). Tout simplement paradisiaque ! En plus, les moteurs qui ne sont pas électriques sont interdits sur les îles, permettant d’apprécier le calme de l’océan…

En revanche j’ai souvent été frappé par le décalage entre les plages et le centre des îles. D’un côté, une myriade d’installations touristiques bondées de gens occupés à siroter un verre ou à paresser sur un transat (dont j’ai pu faire partie, il faut le reconnaître…). De l’autre, un lieu sans touristes, beaucoup plus authentique et reculé où vivent les locaux, dans des conditions de vie pas toujours évidentes. Ceci m’a rendu un peu mal à l’aise et provoqué un petit sentiment de culpabilité. Au vu du peu d’occidentaux que j’ai pu croiser dans ces coins, je ne sais pas si beaucoup de monde se rend compte de la réalité de la vie qui se trouve derrière son petit confort de l’hôtel, devant la plage… Ce que je trouve dommage à mon sens, car cela amène aussi à réfléchir…


Kuta, ou Bali occidental

Suite à cette parenthèse sur les îles paradisiaques, retour au sein de la fourmilière humaine. Direction Kuta, pour la fin de mon séjour. Kuta, c’est à proximité de l’aéroport, et au début de l’agglomération qui remonte jusqu’à Ubud. On sent que la civilisation occidentale s’est vraiment installée ici, avec un tourisme de masse qui a vu s’implanter McDonald, KFC, Burger King, Starbucks et autre Hard Rock Café… Un tourisme qui déforme un peu la culture du pays à mon sens, car Kuta, ce n’est pas Bali. A la carte des restaurants par exemple, très souvent des plats occidentaux aux côtés de quelques traditionnels indonésiens. C’est dommage. Même si Kuta conserve quelque peu le charme d’une ville asiatique.

Les “bars” sur Kuta Beach

Kuta est très réputée pour le surf et pour les soirées. Malheureusement, je ne suis pas surfeur, et il me manquait de temps pour pouvoir apprendre. Pour la deuxième option, j’ai été alpagué sur la plage par un groupe d’Australiens et d’Indonésiens pour me joindre à eux et prendre une petite bière. Le début d’une très bonne soirée, avec beaucoup de rencontres et de bons souvenirs.

Balangan

Kuta devait aussi être pour moi, en plus de la proximité avec l’aéroport pour le départ, un point de chute pour pouvoir visiter le sud de Bali, la péninsule de Bukit. J’ai donc loué un scooter pour une journée, et c’était parti pour un mini road trip sur les routes Balinaises. Quel sentiment de liberté ! Passés les bouchons des rues principales, dans lesquels on se fait vite à la conduite Indonésienne, on sillonne la campagne, le souffle du vent contre les joues, en quête de la prochaine plage paradisiaque. Balangan, Padang Padang, Ulu Watu… Autant de plages magnifiques que de spots de surf réputés ou viennent se casser les impressionnantes vagues de l’Océan Indien. Une journée et une fin de séjour fantastiques.

Ulu Watu Beach

Enfin, ce qui m’a beaucoup frappé à Bali, mise à part le petit singe de la Monkey Forest, c’est le comportement des habitants de l’île qui sont toujours chaleureux, accueillants et prêts à vous aider en toutes circonstances. Et surtout, qui vous réservent toujours leur plus beau sourire.

Malgré l’importance du tourisme qui s’y est implanté et qui dénature parfois l’île, cette escale a été riche en rencontres, en culture et en paysages. C’est donc ravi de ce voyage que j’ai pris l’avion et quitté Bali pour rentrer réellement dans l’aventure, direction Auckland…

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Un frenchie en Nouvelle Zélande !

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