Vous êtes légion, vous me suivez, mais vous ne m’intéressez pas
TL;DR : Il faut arrêter avec les bots. C’est nul. Et très peu productif. Mais pour ceux qui comptent sur eux pour croître, ce n’est pas une fatalité.
Avez-vous, dernièrement, essayé de tweeter #Crowdfunding, #Bitcoins ou encore #IoT ? Moi si. Parce-que ce sont des sujets passionnants. Mais forcément, si un sujet buzz, tout le monde se rue dessus.
Une audience de qualité, ce n’est pas automatique
Pour attirer des followers, de l’engagement, ou je ne sais quel autre facteur de succès, des bots (logiciels) rôdent sur Twitter à l'affût de ces mots-clés, espérant peut-être attirer l’attention. Et toute personne qui utilise ces mots-clés, se voit aussitôt favorisée, mentionnée, followée, retweetée, ajoutée à des listes… Rien de gênant en soi. Cela fait monter les statistiques et gonfler l’ego. Sauf que c’est vite trop.
Alors une question surgit : Quelle est la valeur ajoutée de ces comptes qui n’agissent que via des bots avides de mots-clés ?
Pour espérer se distinguer au milieu de la nuée des comptes @E-Digital-Marketing-Transformation-Things-internet-Business-Numerique, il faut un peu plus que ça. Parce que la concurrence est rude. Les medias traditionnels qui se reprennent tous les uns les autres (si ce n’est pas directement de la dépêche d’agence de presse). Ensuite les médias spécialisés, un peu plus réactifs, parfois plus précis et exhaustifs (mais pas toujours), qui traduisent le contenu paru à l’étranger, utiles quand on ne parle pas anglais donc. Et enfin, viennent les comptes hyper-spécialisés combinant les buzz-word. Il y en a des passionnants, et d’autres facilement remplaçables par une liste bien fournie. Ce sont souvent ces derniers qui tentent de percer par une interaction un peu limitée.


Comme pour la séduction, une apostrophe n’attire l’attention que si elle n’est pas lourde ou maladroite. Autant dire quasiment jamais. Et quand les tentatives sont légion, toutes pareilles, cela devient agaçant. Favoriser ne suffit pas, il faut avoir quelque chose à montrer derrière. S’il n’y a pas de contenu original, de vraie différence (et pas juste une combinaison originale de buzz-word), peut-être qu’il va y avoir une réaction. Mais pour chaque personne qui va voir, il y en a 10 qui bloquent / sont agacés / signalent comme spam. Pas très efficace donc.
Et avoir 12.000 followers ne sert que s’ils sont actifs et qu’ils interagissent. Mieux vaut 150 followers actifs, que 5000 inactifs. Il y a trop de comptes qui ont des milliers de followers pour que ça soit encore impressionnant.
“Do things that don’t scale”
Voici un excellent conseil, donné ici par Paul Graham, qui a, entre autre, fondé le célèbre accélérateur de Start-Up “Y Combinator”. Il s’appliquait à au fait de monter son entreprise, mais s’applique à tout projet.
L’idée, c’est qu’il ne faut pas faire que des choses dont l'impact attendu sera exponentiel.
L’informatique permet d’automatiser des tâches fastidieuses, mais si tout le monde le fait aussi, il n’y a plus de différence. Si tout le monde favorise, un favori ne se voit plus. Si tout le monde ajoute automatiquement dans des listes, alors ça n’engage pas d’interaction.
A la place, il faut prendre le compte et envoyer des messages personnalisés, à la main. A l’ancienne. Et au bout de 10, 100, 1000 messages, des gens interagiront, créeront un lien. Et à partir de là, peut-être que l’audience va grossir. Et si de gros comptes se mettent à vous suivre, c’est tant mieux. Mais ces comptes ont mis du temps à se faire, alors il ne faut pas espérer faire mieux qu’eux en peu de temps. Et s’il y avait une recette magique, il y a de forte chance que sa trop grande utilisation la rende inutile.
Parlez, soyez originaux, interagissez, intéressez vous aux gens. Ils vous le rendront, peut-être.
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