Le jour où tu as un déclic !

By Camille

À Paris, il est facile de se plaindre. Même si je suis une vraie amoureuse de cette ville, on vit tous des petites expériences du quotidien désagréables.

“Damn it”

Le jour où tu marches dans ta 10e crotte de chien de la semaine par exemple. — — Je suis pourtant l’heureuse propriétaire d’un petit chien, c’est encore plus désagréable pour ceux qui ramassent ! — —

“Leave me alone”

Le jour où il y a grève et que tu fais ta première crise de claustrophobie (enfin tu crois) !

Bref, j’aimerais partager avec vous une autre expérience qui m’a pour le coup fait avoir un vrai déclic.

Je m’étais inscrite à une course sur Paris pour me forcer à faire un peu plus de sport…

“don’t mess with me yo”

Je sors les baskets, le leggings et le haut de pyjama (je ne sais pas pourquoi je n’achète jamais de t-shirts de sport…)

C’est un soir de semaine, il est 19h et je décide d’aller courir sur le boulevard près de chez moi.

Je trottine doucement, premier feu, je m’arrête, mais je trottine sur place (Je suis ridicule mais tout le monde fait pareil !)

Et là d’un coup, un petit nuage de pollution m’agresse les narines. Je toussote, commence à pester (cela commençait mal :p) mais, je me motive à continuer.

Je mets la musique, j’oublie tout, plus rien à faire du tout. Hum, je monte le son, parce qu’entre les bruits de klaxons, de bus, de scooters, je ne suis pas prête d’arriver à suivre le rythme de ma respiration. Autant mettre Katy Perry à fond.

6 feux plus loin, après avoir respiré l’équivalent de 10 paquets de clopes, ENFIN, j’arrive à un parc. La suite est très rapide, je ne suis pas une grande coureuse, runneuse, joggeuse? (ah oui joggeuse c’est mieux)

En rentrant, je me dis que je n’ai pas choisi le bon timing. Au-delà de mon niveau de débutante mollusque, je n’ai pas apprécié (l’avant parc). En plus j’ai ‘I’ve got the eye of the tiger’ dans la tête. (##***&&#&#)

Evidemment, après tant d’effort j’ai surtout une bonne excuse pour aller boire un verre.

“J’ai couru moi monsieur”

Mais, au fur et à mesure des jours suivants, je réalise que quelque chose a changé.

Je commence à grogner quand je sens les pots d’échappement des voitures. Je check sur google les risques sur la santé. Je lance de grands débats sur Paris et l’air que l’on respire en soirée.

Mais plus encore: je me mets au vélo. Je commence à adorer. Je milite pour le vélo (ouais d’abord). Je rêve même d’un Paris à la sauce Amsterdam avec des parkings et des autoroutes à vélo.

Check

What happened? Finalement, rien d’extraordinaire, j’ai décidé à mon niveau d’agir pour changer les choses et mon quotidien. Même si au démarrage ce n’est pas grand chose, j’ai l’impression d’avoir un but.

On est une génération de transition (sujet d’un prochain article ?) et on nous appelle les millennials, la génération Y, et pourquoi pas la génération des gens qui se bougent ?

Partage l’article si tu aimes, peut-être même que j’en écrirais d’autres rien que pour toi :D