GE Digital Foundry, un moteur pour l’écosystème de l’Internet Industriel en Europe

Quand Mark Hutchinson, CEO de GE Europe, et Mike Karim, responsable des Digital Foundries visitent Paris, ils ne tarissent pas d’éloges à propos de l’écosystème européen. Capacité d’innovation et densité du vivier de talents sont les deux principaux arguments d’une Europe capable de jouer les premiers rôles en matière d’Internet Industriel. Ouverture des fonderies, programmes d’accélération : GE en a même fait une priorité pour le déploiement de sa plateforme PREDIX. Le vieux continent prend un coup de jeune !

S’appuyer sur un vivier de talents

“Nous avons une start-up qui se concentre sur l’hydro-électricité. Sur comment faire correspondre exactement la production avec la demande grâce à une application développée sur PREDIX. Je rencontre tous les jours des clients qui souhaitent ce genre d’outils. Les cas développés dans le cadre du Challenge Digital Industry ne sont pas des exemples pour la beauté du geste, ils sont concrets…” Pour Mark Hutchinson, la force de la démarche de GE en Europe tient à son ambition. Il ne s’agit pas d’un test ni d’une expérience, il s’agit de s’appuyer sur les forces du continent pour en faire le leader de l’Internet Industriel. “La Silicon Valley a gagné le jeu de l’Internet grand public, l’Europe a les moyens de gagner celui de l’industrie.” Une position partagée par Mike Karim, impressionné par la qualité des incubateurs industriels en Europe et par la compréhension de la data science démontrée par ses acteurs. “Investir dans les talents est essentiel. Nous devons aller le plus vite possible et nous sommes très optimistes.”

Dynamiser l’écosystème européen

A terme, l’ambition est de cristalliser un écosystème fort autour de PREDIX, présenté par Mike Karim comme “un système d’exploitation industriel pour l’IoT”. Un objectif qui passe par des investissements financiers et humains importants, déjà démontrés à travers l’implantation de la Digital Foundry européenne basée à Paris, qui emploiera d’ici 2018 250 profils de pointe ! “Nous devons continuer à investir, apporter de la formation et des outils.”

Mark Hutchinson rappelle que GE est déjà une entreprise européenne avec près de 120 000 employés sur le continent. Mais il précise que les règles du jeu ont changé. “Nous ne pouvons pas réussir seuls, nous avons besoin de partenaires et d’un écosystème.”

Cette logique d’ouverture se concrétise aujourd’hui à travers le programme d’accélération Digital Industry. Une initiative destinée à essaimer aux quatre coins de l’Europe. « Nous allons continuer à investir dans les meilleures start-ups. Nous commençons avec 5, puis ce sera 15, puis encore le double… C’est comme ça que nous construirons un écosystème performant. » conclut Mike Karim.