Growth Folk #20 — Aurélien Aubert (Growth Engineer @Spendesk)

Jérémy Goillot
Jun 14, 2019 · 8 min read

Jeune autodidacte, Aurélien a appris à coder pendant son adolescence. Après de nombreuses années de freelance et un passage chez Jam, il est aujourd’hui Growth Engineer chez Spendesk.

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🏠 Ville : Paris

💼 Rôle : Growth Engineer

📱 Smartphone : Iphone X

💻 Ordinateur : MacBook Pro 13’’

🎯 Un mot pour décrire la façon dont tu travailles ?Maniaque”. Je suis quelqu’un de très bosseur et je peux être “chiant” pour m’assurer de délivrer quelque chose de quali. Quand j’ai mes convictions, je peux avoir du mal avec le fait qu’on ne pense pas comme moi. J’étais à l’origine très perfectionniste, je voulais toujours faire le maximum avec le défaut de délivrer tardivement ou de ne jamais sortir un projet. Aujourd’hui j’ai plus trop ce problème, je peux délivrer un projet plus rapidement sans qu’il ne soit parfait mais je fais pour autant toujours attention à avoir un code le plus propre possible.

👉La boite qui t’inspire / t’impressionne le plus ? J’aime beaucoup les Fintech et les Insurtech, ce sont des domaines qui sont à mon sens passionant car pas sexy à la base. Mais avec un peu de magie, tu peux rendre les choses beaucoup plus fun. Lemonade fait partie de celles que j’apprécie le plus pour son beau produit et son flow intuitif.

👉 Peux-tu te présenter et nous dire un peu plus sur ton expérience et comment tu es arrivée là aujourd’hui ?

J’ai codé mes premières lignes lorsque j’étais au collège, en 5ème. Lorsque tu grandis dans une petite ville et que tu t’ennuies, tu cherches naturellement un passe-temps dans lequel t’occuper. J’ai commencé à m’intéresser au code et à la technologie avec le premier iPod touch. C’était le premier produit Apple que j’ai eu et qui m’a fait kiffé le produit et la tech. Je me rappelle avoir jailbreaké l’iPod pour moi-même et des dizaines de potes. De même lorsque la PSP est apparue. C’est aussi comme ça que j’ai fait mes premiers euros, 20€ par PSP jailbreakée. Mes premières vraies lignes de codes ont été pour faire une sorte de jeux-video.com. A ce moment-là, je commençais à apprendre le HTML et le CSS. J’avais acheté un bouquin à l’époque et je passais pas mal de temps sur le Site du Zero (devenu OpenClassrooms de longues années plus tard). Je pensais pouvoir tout faire avec du HTML/CSS jusqu’à ce que je comprenne que tu peux pas avoir de site dynamique avec seulement du HTML/CSS. J’ai donc commencé à apprendre le PHP.

En 3ème, j’avais commandé 2 bouquins sur le JS et CSS pour Noël. Mes parents n’en revenaient pas car ce n’est pas ce que demande normalement un enfant à l’âge de 13 ans. A ce moment-là, j’ai démarré un projet dans lequel je voulais tout faire. C’était un système d’exploitation en ligne avec la possibilité de créer et partager tout type de contenus (fichiers, note, événements, …). J’avais également créer une sorte de SDK qui permettait aux gens de créer leur application pour la plateforme. Il y avait 100 personnes dessus à cette époque, pour la plupart des connaissances.

Ensuite, j’ai fait un bac S spécialité Science de l’ingénieur. J’ai lancé un projet similaire à Leapmotion avec lequel tu pouvais contrôler des éléments fictifs. C’était une petite boite carrée que tu branchais à ton mac, je l’avais appelé HandsMotion. Cela m’a surtout permis de vachement progresser techniquement. Après cela, je suis rentré en première année de prépa à Grenoble/Valence. C’était pour moi beaucoup trop théorique et pas assez orientée web. Les intervenants étaient des doctorants sans expérience professionnelle en nous enseignant les choses qu’on leur avait appris 20 ans auparavant. Du moins, c’est l’impression que ça me donné. J’avais le besoin de faire de quelque chose de concret. Jai du coup rejoint la Junior Entreprise de mon école (ce qui est plutôt très rare lorsqu’on est en première année post bac). J’ai là-bas été responsable de tout le pôle informatique, c’est à dire à la fois s’occuper du website mais également s’occuper d’écrire les devis pour le clients. C’est à ce moment que j’ai commencé à avoir une vision plus business en bossant avec une équipe multi-pluridisciplinaire. Tu te rends compte que t’as des problématiques autres que techniques et des deadlines dépendantes aux autres. La deuxième année en parallèle de la Junior Entreprise, j’ai rejoint l’Association Valentinoise des Etudiants qui fédère tous les BDE de la ville soit près de 15000 étudiants. Ça m’a permit de travailler avec des personnes autre que ceux de mon école avec des objectifs plus grands. J’ai développé par exemple tout un process de cartes étudiantes qui permettaient aux étudiants de pouvoir prendre des présentes pour les soirées du jeudi soir ainsi que de nombreux avantages dans la ville. On avait des beaux bureaux, une bonne ambiance et un peu de budget. C’était une belle expérience humaine.

A la fin de la prépa, j’avais un profil technique mais avec de l’intérêt pour tout ce qui était business. J’ai donc décidé de rejoindre une école de commerce pour élargir cette vision et bosser avec des profils totalement différents. J’ai passé le parcours passerelle. Je voulais monter sur Paris et j’ai fini par m’orienter vers l’HETIC.

Je me suis fait contacté par un américain d’un groupe commun. Il m’a proposé de le rejoindre dans son agence à Denver. J’ai bossé en freelance pour eux sur la création de site, etc. On me payait en bitcoin. Transfert, c’était l’enfer. ½ bitcoin par site. J’avais une pause de mi-juin à mi-octobre. Je les ai donc rejoint à Denver. J’avais 19 ans. J’ai rencontré pas mal de monde de l’écosystème. Y avait pas grand monde avant et depuis la légalisation du cannabis, la population a vraiment boomé. C’est là-bas où j’ai rencontré qqun (profil business) avec qui j’ai lancé un projet. On voyageait en pickup et . On a lancé truckit, service Uber pour truck. On a voulu faire un app mais c’était pas nécessaire à ce moment-là. C’était assez rentable. Le maximum qu’on ait fait, c’était 20 courses par semaine avec 5 drivers. Toutes les courses de craiglist et on contactait. Pas de récurrence en B2C alors qu’en B2B c’est l’inverse. Je suis rentré en France par la suite et on a du mettre fin au projet rapidement après. De Juillet à début février.

Lorsque j’ai démarré à HETIC, je bossais sur un projet similaire à l’application Yo. C’était une application iOS qui permettait aux utilisateurs de partager leurs émotions. Je l’avais appelé … Il y avait environ 500–600 personnes sur la plateforme. En parallèle je faisais du freelance comme pour Mr. Troove, un jeu que j’ai développé (front et back). Ils ont +40K abonnés sur Facebook. Par la suite, j’ai rejoint Jam pour mon premier stage. C’était lorsqu’ils sont passés sur Facebook Messenger. J’ai fait partie de la première promotion de StationF en étant incubé chez Facebook Garage. J’y ai pas appris énormément côté business mais j’ai pu toucher un peu à tout côté tech. Le CTO est très bon techniquement, c’est probablement la personne techniquement la meilleure que j’ai rencontré jusqu’ici. J’ai fait 5 mois chez Jam.

Ensuite, il me fallait trouver une autre expérience. Je voulais aller à l’étranger pour un rôle de backend dans une fintech ou une insurtech. J’ai été contacté par Jérémy Goillot que j’ai rencontré par la suite. Je connaissais le Growth Hacking mais c’était la première fois que j’ai découvert le terme de Growth Engineer. J’ai vite été passionné par la vision globale, le challenge et la réflexion sur l’architecture. J’avais toujours travaillé dans des petites équipes et c’était l’opportunité de travailler dans une plus grande équipe avec des défis pas uniquement tech mais aussi opérationnel, business, marketing, etc.

Je regarde souvent Producthunt pour suivre tous les nouveaux produits et Twitter pour la partie tech. Pour gérer mes to-do lists, j’utilisais Workflowy pendant un moment mais je suis repassé sur Notes. Sinon mes principales applications sont Github, Heroku, AWS et Notion pour les roadmaps.

J’ai kiffé le projet de faux routeur wifi avec un raspberry pi qu’on avait fait pour SaaStock. C’est quelque chose que je n’avais jamais fait, cela sortait de l’ordinaire et on a pu faire du bruit grâce à cela. On avait appelé notre réseau wifi de telle sorte qu’il s’affichait en haut de la liste (“#SaaStock Wifi”). Lorsque les participants cliquaient dessus ils atterrissaient sur une landing page avec Alfie, notre Country Manager UK, qui les invitait à participer à un jeu concours avec une carte physique chargée de 1000€ à la clé.

Autrement, le projet Collect by Spendesk sur lequel on travaille en ce moment est le plus important. J’apprécie vraiment le fait d’avoir pu créer ce produit “from scratch“ et de shipper un premier MVP. J’ai eu mon mot dès le départ et ce qui me plaît c’est d’avoir de vraies responsabilités avec cette réflexion au niveau de l’architecture. Aujourd’hui on a plus de 1000 factures collectées par semaine.

Je fais principalement ma veille sur Twitter. J’ai créé plusieurs listes par thématique.

Par exemple:

J’utilise Nuzzel qui permet de connecter son compte LinkedIn et son compte Twitter pour avoir un flux personnalisé avec les derniers postes de personnes qu’on suit.

Je lis aussi beaucoup le contenu marketing B2B de grands acteurs comme Marketo, Intercom ou Hubspot. Neil Patel reste aussi une référence pour tous les sujets liés au digital marketing. Je suis également abonnée à quelques newsletters.

En ce qui concerne la Growth, je dirais que c’est mettre de la scalabilité dans les choses qui n’en ont pas au départ et c’est très souvent des solutions autres que le produit. En ce qui concerne le Growth Engineering, c’est selon moi hyper important de pouvoir avoir une big picture sur la manière avec laquelle interagissent différentes choses pour faire en sorte de créer quelque chose de scalable. L’automation n’est pas juste cinquante lignes de code. C’est le flow et comment se connecte chaque data. Beaucoup se disent Growth Engineer mais ne le sont pas. Ce sont des Marketers techniques mais qui ne savent pas réellement coder.

Pour ma part, j’ai un profil beaucoup plus Ops que Marketing.

Dans 5–6 ans ? L’IPO ? Plus sérieusement, j’aimerai continuer à faire du code quali. Pour donner un exemple, je fais pas assez de test unitaire aujourd’hui. Tu reconnais les boîtes qui réussissent par rapport aux autres parce qu’elles gardent de la rigueur dans tous leurs projets et c’est pareil dans le code. Ensuite, j’ai vraiment envie de construire et manager une équipe. A plus long terme, je rêverais de travailler jusqu’à 30 ans avant de faire de l’humanitaire et pouvoir travailler sur d’autres problématiques plus sociales.

Je pense être très à l’aise avec les sujets d’automation, de scraping et de data engineering.

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Jérémy Goillot

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Marketer with sales skills who knows how to code. Head of Growth @Spendesk. Alumni @eFounders, @LeWagon.

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