Facebook et pleine lune

Hier, le 14 décembre de l’an 2016, agrippée à mon clavier interagissant avec mes nouveaux amis sur Facebook et forte d’une notoriété naissante via les nombreuses promotions payées avec ma carte visa, je conversais.

Une ambition me portait, créé une communauté d’écrivaine afro de langue francophone sur l’un des réseaux communautaires les plus influents de cette planète et peut-être de l’univers (qui sait). C’est donc à coup de cinq euros, de post, de commentaire que j’entendais grossir les rangs.

Je cherchais à produire une émulsion d’esprit, à côtoyer la future Toni Morrison ou encore Shonda Rhimes en herbe. Il y avait de l’enthousiasme, de la positivité et d’après des retours d’amis, TF1 allait même me consacrer une séquence dans son Jt de 20h. Bref, le succès me tendait les bras.
Sauf que voilà, un astre assombrit ce dessein. La lune. Parfaitement, la lune cette masse de pierre grise éclairée par le soleil jouant sur les marées et les humeurs a eu raison de mon apogée.

Quel est le rapport avec Facebook ? J’y viens soyez patient.

J’accuse la lune de maraboutage ! Vous m’avez bien lu. 
Les légendes disaient vrai, cet astre peut pervertir et manipuler les esprits. Même ceux d’un géant du web. Car, il s’agit bien de sorcellerie, lorsqu’à 23h ma connexion est stoppée et qu’on m’impose de me reconnecter. Puis quelque instant plus tard, c’est ma pièce d’identité qui est exigée sans ménagement ! Et voilà, mes rêves de gloire qui s’envolent, mes amitiés “webbesque” oubliées.

Ô gloire, Ô réussite, Ô Facebook ! Pourquoi ?

Un seul coupable me semble plausible : la pleine lune. Elle seule peut causer autant de désagrément dans un univers en paix. Arrachée à mon destin, il ne me restait plus qu’à me lamenter, chanter et invoquer les ancêtres. 
Après, une nuit de hurlement, une question me taraude : maintenant, qu’est-ce que je fais ?

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