TOP 5 des mots ou expressions devenus insupportables ! (2/5)

Transformation/révolution numérique/digitale

“Et bien nous y sommes Micheline, nous voilà transformés !”

Les quatre combinaisons mènent au même résultat ! C’est fou ce qu’on peut l’entendre ça en ce moment hein ?
Oui sauf que je ne suis pas sûr que tout le monde veuille en intégrer tous les principes.
On connaît tous quelqu’un qui nous répond : « Bien sûr que je l’ai capté la transition numérique poto, j’ai un Samsung s6 Edge et un Ipad Mini Retina !! Il est fou lui… Bon allez, je te laisse, je vais acheter le parisien au kiosque. »
Assez facilement on aurait tendance à croire qu’acheter un Smartphone et une tablette est suffisant pour devenir révolutionnaire. Nécessaire oui, mais pas suffisant.

Prenons par exemple les grands groupes : révolution numérique rime (quand on a le plus de chance) avec « fournir à tous les collaborateurs une tablette pour mettre en avant la technologie évoluée de l’entreprise ».
Sauf que derrière, toutes les applis internes de la boîte ne fonctionnent pas dessus et les aspects sécurité de la propriété intellectuelle obligent les salariés à ne se servir de leur « e-device » que dans l’enceinte de leur entreprise.
Pour … Ba on ne sait pas vraiment pourquoi en fait.
Ce revient un peu à dire : « achète un avion, tu rouleras plus vite ».
Petite révolution …

Cette transformation numérique implique un changement technologique évident, certes, mais pas que : elle reconditionne considérablement notre façon de penser, en tant qu’Homme ou citoyen individuel déjà, mais aussi en tant qu’entreprise.
Restons dans l’exemple corporate :

Quand vous pouvez « live tweeter » une conférence normalement réservée au top 100 de votre boîte, alors vous apportez deux valeurs essentielles de la transformation numérique : transparence et liquidité de l’information.
Quand vous allez cibler vos Clients à l’aide des médias sociaux, vous apportez une dimension nouvelle à votre marketing qui devient facilement et rapidement « multi-particuliers » là où il ne pouvait être que de masse et générique avant.
Quand vous autorisez le DIY avec du BYOD (Do It Yourself / Bring Your Own Device) à vos salariés, vous leur permettez de rompre totalement la frontière entre leur personnalité au travail et leur vrai « moi », et l’impact est direct sur leur créativité, leur épanouissement et donc, messieurs les financiers, sur leur productivité.
Ou encore lorsque vous optimisez les profils internes de vos collaborateurs sur le RSE (Réseau Social D’Entreprise) pour faire de l’analyse croisée et de la recommandation, cette fois c’est le potentiel de collaboration et de création en groupe que vous augmentez considérablement, en mettant face à face des gens qui ont énormément à partager sans même le savoir.

La transformation numérique amène des mécanismes, des concepts, des politiques et des stratégies nouveaux/nouvelles, elle n’amène pas juste le « Cloud », le « SaaS » ou le « machine learning » (quatre nouveaux mots à ajouter tiens !).
La transformation numérique est avant tout humaine et comportementale.
Et lorsque vous voulez vous en emparer, c’est l’ensemble qu’il est nécessaire d’embrasser et surtout la philosophie qui l’accompagne. La sélection subjective serait pire que de ne rien faire du tout.

Alors on n’affiche pas sur ses murs « entreprise digitale » si on utilise sa tablette pour envoyer des mails en filtrant la liste de diffusion.

Un livre lu : « l’âge de la multitude » 1 — Nicolas Colin et Henri Verdier,
Un livre à lire : «L’art des médias sociaux » — Guy Kawasaki

Ah la la … tout ça, ça donne envie de donner un exemple publique… Un truc fort… Un mouvement même ! L’ « Uberisation » de notre société ! Arg bah ça y est, je l’ai dit, j’ai des boutons … On en parle demain !

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