Vallée de Kong Lor, 2015

My ultimate dream life

1. Qu’est-ce qui manque à ma vie?

Récemment, j’ai commencé à me questionner sur la pertinence de mon travail. Je passe mes journées à travailler les yeux rivés sur un écran d’ordinateur. À la fin de la journée, lorsque mon travail est terminé et que l’écran est éteint, il ne reste plus rien de concret. À la longue, ça me donne le vertige.

Ce qui manque présentement à ma vie, c’est un sens.

J’ai une vie active, je travaille fort, je fais tout ce que je crois devoir faire pour être heureux, un bon citoyen…

Et si c’était l’amour qui manquait? Pas l’amour amoureux, celui de la séduction et de la passion. Mais celui qui passe par le regard, le toucher, le réconfort, le respect et le don de soi…

2. Ce qui me cause le plus de stress?

Le manque de temps. Ce qui est aléatoire. Ne pas tout comprendre.

3. Quelles sont les choses que j’aimerais accomplir, mais dont je me sens incapable maintenant ?

Transformer et alléger mon mode de vie. Faire le tour du monde.

J’ai déjà commencé à vivre l’expérience du mode de vie de digital nomade. J’aimerai poursuivre l’expérience et arriver à vivre/travailler 6 mois par année à l’extérieur du Canada.

4. Quel est le sens de ma vie?

Je ressens le besoin d’avoir un impact positif dans la vie des gens. C’est le sens que je veux donner à ma vie.

Ma difficulté c’est de me commettre et de prendre cet engagement envers moi-même.

5. Avez-vous des regrets?

Oui, évidements. Mon plus grand, celui de ne pas avoir eu de famille pour me supporter, me rassurer et m’accompagner tout au long de ma vie.

6. Quels sont les regrets que je ne veux pas avoir à la fin de ma vie?

Je crois qu’on meurt tous avec une certaine somme de regrets, petit et grand. Je veux seulement avoir la chance de faire la paix avec ceux-ci et m’en libérer avant la mort.

7. Quels sont mes rêves? Mes aspirations?

Mon rêve de jeunesse est de parcourir le monde et de documenter mes rencontres et découvertes. C’est mon plus grand rêve. J’aurais aimé être anthropologue, sociologue, philosophe, astrophysicien… je suis designer graphique!

J’ai des rêves plus concrets, j’en parle plus loin…

MON HISTOIRE

1. Quelle est mon histoire?

Je suis dyslexique, jeune on à cru que mes problèmes académiques étaient liés à un manque d’efforts, un manque d’intelligence, d’attention… Ça eu un effet terrible sur mon développement. J’ai redoublé des années. Comme personne n’a diagnostiqué mon problème à l’époque, j’ai vécu énormément d’incompréhension, de détresse et d’isolement.

La lecture et mon imaginaire on longtemps été mon refuge, c’est là ou tout devenais possible, que j’étais en paix.

Je me suis tout de même accroché et finit par atteindre la fin de mon secondaire sans toute fois le ternimer. Les seules gratifications que je recevais étaient reliées à ma créativité. Je me suis rattaché à ça pour aller chercher un peu d’attention et d’espoir.

L’été de mes 17 ans a été catastrophique. J’avais un emploi d’été dans une usine de production de plaque de granite. Le malheur a voulu que je me fasse arracher le bras droit par un convoyeur à béton. Encore une fois, la vie mettait devant moi un défi insupportable, insurmontable. Par chance, j’ai été opéré par un chirurgien extraordinaire. Il a réussir l’exploit de reconstruire le premier bras au Canada (muscle, nerf et tendons) grâce à une nouvelle technologie — la micro chirurgie. La convalescence et la réadaptation a été terribles. J’étais en choc post-traumatique et je n’avais aucun support. Encore ce sentiment d’abandon et d’être un fardeau.

C’est l’histoire de ma vie, la résilience. J’ai eu du mal à me ressaisir, j’avais 17 ans et la vie ne m’avait pas beaucoup gâté. Mes amis avançaient dans la vie et je faisais du surplace. Plus d’un an plus tard, en septembre un ami de ma soeur qui revenait du Collège m’a montré ses travaux d’école, il s’était inscrit en graphisme, je n’avais jamais entendu parler ce ça auparavant. Et instantanément je me suis dit que je pouvais faire ce métier. Que c’était un jeu d’enfant pour moi ! Ç’a été l’élément déclencheur. À partir de ce moment, j’avais un but. Je me suis accroché à cet espoir et j’ai complété ma réadaptation avec succès, j’ai retrouvé le maximum de mobilité.

J’ai investi le peu d’argent que j’ai reçu en indemnisation pour payer mes études, mon appartement, ma nourriture. Dû à mon accident, au début, j’étais plus lent que le groupe. Il n’y avait pas d’ordinateur à l’époque. Le travail du graphiste en était un de précision, tout se faisait à la main avec des crayons, tire-ligne, exactos et autres instruments. Mon bras a été mise à rude épreuve. Mais j’ai réussi!

J’ai obtenu mon attestation d’études Colégiale. J’ai pris confiance en moi et avec le support de mes professeurs, je me suis inscrit à l’Université en design graphique. Par la qualité de mon portfolio, j’ai été accepté conditionnellement — il me fallait, au préalable réussir à l’été, mon français et mes mathématique de secondaire 5. Je l’ai fait, j’ai obtenu mon diplôme. C’est à ce moment que j’ai été diagnostiqué dyslexique. J’ai depuis appris à vivre avec ça.

Mon histoire pourrait s’arrêter là et ce serait déjà toute une histoire. Mais la vie avait encore pour moi un défi difficile à surmonter. J’étais jeune homme, j’avais enfin du succès, j’étais fier de moi. Je prenais confiance. Dans les yeux de gens, je voyais le respect qu’on m’accordait. Je sentais que j’étais une personne de qualité, que j’avais un bon sens moral que j’avais une bonne sensibilité pour bien à saisir le monde qui m’entoure. J’ai compris que je n’ai jamais été stupide. Au fond de moi, je sentais ma force et aussi ma fragilité.

Dès ma deuxième année d’Universitée, j’ai recommencé à sentir plus intensément les effets post-traumatiques liés à mon accident. J’avais beau le nier, mon corps était guéri, mais mon être était souffrant. Crise de panique, tremblements incontrôlables, dépression… Tranquillement j’ai commencé à fuir dans l’alcool et la drogue, j’avais besoin que cesse la douleur. Ç’a duré 3 mois, une chute dramatique, foudroyante! J’allais tout perdre. J’étais perdu. Seul.

J’ai appelé à l’aide. Mon désir de vivre, de me réaliser et de voir ce que la vie me réserve était plus grand que la mort. J’ai pris les derniers 3000$ qu’il me restait et je suis entré en thérapie. Je m’y suis investi honnêtement, entièrement, j’avais besoin de comprendre ce qui m’habitait et de m’accepter sans jugement. C’est un cheminement que je poursuis toujours, sincèrement, 23 ans plus tard.

Je suis devenu un homme.

J’ai terminé mes études en design graphique avec succès. Fait une formation en multimédia et à la suite d’un stage étudiant, j’ai toujours travaillé dans mon domaine. J’ai la chance d’avoir un certain talent, on m’a offert plusieurs promotions. De jeune graphiste, je suis devenu directeur artistique et ensuite directeur de création. Au cours des années j’ai travaillé pour les plus grandes agences de publicité de Montréal. J’ai remporté plusieurs prix et distinction. J’ai dirigé, superviser et administrer d’excellente équipe de création. Des gens fabuleux, talentueux, intelligents. Mes supérieurs et collègues m’ont fait confiance, m’ont suivi dans mes idées les plus folles et vu en moi des qualités que j’ai encore moi-même de la difficulté à concevoir. Étonnamment, je vis encore avec le syndrome de l’imposteur.

J’ai trouvé l’amour, je me suis marié. J’ai vécu 10 belles années avec Kim. Le rythme effréné de nos vies professionnel a fait en sorte qu’on a toujours mis de côté notre projet d’avoir des enfants et de transformer notre couple en famille. Le temps a fait en sorte que notre relation c’est effrité tranquillement, notre vision de l’avenir divergeait on a donc décider de prendre chacun notre chemin.

La fin de cette relation a été libératrice pour moi. Je m’étais rendu compte qu’au cours de cette relation, j’avais laissé plusieurs rêves de côté. Avec un peu de recul, j’ai de la difficulté à me reconnaitre à cette époque. J’étais devenu matérialiste et j’avais tendance à faire passer les besoins du couple avant les miens si bien qu’à la fin j’ai négligé mes propres aspirations. J’ai manqué d’équilibre à cet égard.

Au niveau professionnel, j’étais au bord du burnout.

J’ai pris mon courage et quitté mon emploi et j’ai décidé de travailler à mon compte. J’avais besoin de liberté. J’ai aussi fait l’analyse de ce que devraient être les éléments essentiels à mon bonheur. Parmi ceux-ci, en haut de la liste, se retrouvais le besoin de voyager, de partir à l’aventure, aller à la rencontre des gens, ouvrir mes horizons à de nouvelles cultures, à des façons différentes de voir le monde. Mon rêve de jeunesse…

Donc, en attendant de faire un tour du monde, depuis 2012 je pars en voyage, un minimum 2 mois par année.

Partout où je vais, je prends mon temps, je préfère me tenir loin des lieux trop touristiques, j’observe, je me fais discret, je fais des rencontres merveilleuses, je me sens vivre, libérer. Voyager seul à cette particularité d’aider celui qui le veut bien, à mieux se connaitre. La barrière de la langue fait en sorte que je passe beaucoup de temps en silence, sans jugement, j’observe mon esprit, en somme voyager au bout du monde m’aide à mieux me connaitre.

Voici, pourquoi ce concours est important et significatif pour moi ?

En 2015, après un mois au Camboge, je remonte tranquillement le Laos du Sud vers le Nord.

Après quelques jours à parcourir le plateau Bolaven, j’arrive à Thakhek pour faire la Loop de Kong Lor. J’ai vécu une des plus fortes sensations de ma vie! Sur près de 40 km dans la vallée qui mène à Kong Lor, j’ai vraiment senti pour la première fois de ma vie que j’étais à ma place, en symbiose totalement avec la nature.

https://medium.com/ici-ailleurs/2015-laos-thakhek-kong-lor-c4ab3e90d48a

Je me rappelle m’être arrêté pour pleurer de joie et de soulagement dans une rizière asséchée, doré par le soleil. J’était chez-moi, parmis les miens. C’est l’expérience la plus intense et significative qui m’ai été donner de vivre à ce jour. Depuis, je ne suis plus tout à fait le même.

C’est à ce moment que je suis tombé totalement amoureux de ce pays.

Je ne peux pas très bien rationaliser ce que j’ai vécu. Je suis agnostique, je ne crois pas à la réincarnation, mais si j’y croyais je vous dirais que j’ai déjà vécu sur ce territoire, que j’y ai été enterré, que mon corps porte encore en lui les minéraux de son sol, que son eau coule dans mes veines et que son peuple fait battre mon coeur.

Je suis sorti de cette vallée et remonté vers le nord jusqu’à Luang Prabang. Encore là, cette sensation qui m’habite.

J’ai prolongé mon séjour, j’ai eu envie d’aller à la rencontre des peuples et ethnies montagnardes du Nord. Avec un guide, nous sommes partis tous les deux en motocross. J’ai tellement de respect, de compassion et d’amour pour les gens que j’ai rencontrés. On a roulé plus d’une semaine dans ces routes et sentiers de terre ocre qui relient ces villages difficiles d’accès. Des paysages merveilleux, époustouflants, des gens dignes, des cultures riches et des sourires à l’infinie…

J’ai vu la précarité de certains villages, souvent obligés de se déplacer de plus en plus vers le sommet des montagnes pour cultiver sur les terres les moins riches et chasser sur des territoires dévastés. Certais sont contraint à mettre fin à leur mode de vie et coutume et descendre dans les vallées, de se fondre à la masse pour subvenir à leur famille. J’ai aussi vu la déforestation sauvage, les barrages hydrauliques controversés, j’ai vu le pillage systématique des ressources naturelles orchestré par l’état, financer par Pékin. Comment ne pas ressentir la colère face à cette injustice, cette violence faite aux hommes et à l’environnement? Habituellement, le voyageur utilise le déni et détourne son regard pour ne pas gâcher ses vacances. J’en étais incapable, ma lucidité de fesait mal.

Heureusement que Xue, mon guide, était là avec moi, pour me calmer et me faire comprendre les réalités parfois très complexes qui mènent à ces situations déplorables au Laos. La pauvreté, le manque d’éducation, le choc des cultures, la corruption et la modernité qui entre trop rapidement dans ces civilisations mal préparées…

Sur la route, j‘ai senti le besoin de faire quelque chose. Mais quoi? Cette question me suit depuis.

Naïvement, un matin, dans un petit magasin générale je me suis mis à acheter des cahiers, stylos, maériel scolaire et à les distribuer aux professeurs dans les écoles et aux enfants dans les villages. Je savais très bien que ces petits gestes étaient peu. J’aurais aimé faire plus, mais je n’étais pas préparé pour ça.

https://www.facebook.com/eric.poirier/posts/10152568193382047

Ce qui me réconfortait, c’était l’hospitalité des gens. Après le repas du soir, à la tombée de la nuit, je marchais dans le village. Je voyais à l’intérieur des maisons les femmes travailler, mal éclairé, à la lampe ou avec une petite ampoule, à confectionner des paniers, des balais ou tisser la soie, toujours accompagnée des plus jeunes et des ainées

Je me disais que si j’arrivais à aider qu’une seul de ces femmes à avoir un meilleur revenu pour son artisanat, ce serait déjà un bon point de départ.

Et ce fut comme ça une semaine durant. Chaque jour, je découvrais des paysages fantastiques, faisais des rencontres formidables et je découvrais soudainement une direction qui pourrait me permettre d’enfin donner un sens à ma vie. C’est encore, à ce jour, c’est la plus belle semaine que j’ai vécu. J’ai beaucoup appris, j’ai compris le sens de la dignité.

Et depuis, je me questionne encore comment mon expérience et mon expertises pourrait être utile.

Je ne suis pas naïf, je sais très bien qu’au Laos il y a déjà des ONG, des fondations et plusieurs associations communautaires qui s’impliquent à différent niveau en collaboration avec le gouvernement. Ils connaissent très bien les problèmes, les solutions et les priorités. Ils ont les budgets, l’expertise et les personnes sur le terrain pour intervenir. Ce sont des professionnels dans leur domaine. J’aimerai collaborer avec une de ces organisation, m’impliquer d’une certaine façon.

2. Comment entrevoyez-vous l’histoire de votre vie à partir de maintenant?

1- Si je ne gagne pas le Concours.

Je vais continuer à chercher là façons de mener à terme mes projets. Je suis en processus de transformer ma vie en «digital nomade» je travaille déjà quelque mois par année de l’étranger pour mes clients de basé à Montréal et Toronto. Je serai donc de plus en plus présent en Asie du Sud Est et au Laos pour faire mon travail de designer et aussi développer mes propres projets. D’ici quelques années j’aimerai avoir un sur les rails.

2- Si je gagne le Concours.

L’essentielle de mes premières année serait consacré à bien apprivoisé ma nouvelle vie à Luang Prabang, à m’intégrer à la communauté, à apprendre le Laotien et à comprendre le fonctionnement des entreprises dont j’ai hérité pour en devenir un bon gestionnaire.

L’objectif ultime c’est que l’aventure amorcée par les fondateurs de L’Étranger Books & Tea et Kopnoï poursuit sa route et demeure une institution bien ancrée à Luang Prabang. L’important pour moi serait de bien comprendre et les missions et valeurs de ces deux entreprises.

Toutes mes énergies seront déployées à faire rayonner et croitre les entreprises L’Étranger Books & Tea et Kopnoï. Mon plus grand souci seraient de m’assurer que les employées (et les familles qui dépendent de revenus/salaire) puissent continuer à bénéficier des mêmes conditions sans s’inquiéter pour leur futur. Continuer à offrir à chacun un environnement de travail inspirant et respectueux basé sur la confiance.

Si je réussis tout ça, je serai un homme heureux. Ça voudrait dire que j’aurai réussi à concrétiser mon intuition de 2015 dans la vallée de Kong Lor. C’est à dire, «revenir à la maison», au Laos et avoir un impact positif dans la vie des gens. J’y serrerai parvenu grâce à la persévérance et à ma capacité à garder intact cette flame en moi, tout en demeurant alerte aux opportunités pour les réaliser mes rêves les plus fous.

Mais ce n’est pas tout. Dans un deuxième temps, durant la basse saison, j’aimerai commencer à mettre en place certains de mes projets. Ça pourrait prendre un an, cinq ans, ça prendrait le temps qu’il faut, je ne suis pas pressé, l’important pour moi ce serait de ne rien brusquer ou de dénaturer l’essence de L’Étranger Books & Tea et Kopnoï.

Voici quelques projets que j’ai déjà, je les ai adapté en fonction du fait que j’aurai gagné le concours…

L’ÉTRANGER — BOOKS & TEA

Objectif 1: Utiliser une partie des profits (aussi minime soit-il) pour financer des projets alphabétisation. J’aimerai travailler avec un organisme reconnu et déjà actif au Laos.

L’ÉTRANGER — COFFEE SHOPE

Café Arabica cultivé au nord du Laos, 100% équitable, bio, responsable.

Comme le font à leurs façons Saffron et JHAI coffee house, j’aimerai investir du temps et une partie de ma bourse pour produire en partenariat avec un ou des cultivateurs locaux le meilleur café Arabica au nord du Laos.

Évidemment c’est un projet difficile et de longue haleine, mais une fois sur place à Luang Prabang je prendrai le temps pour parfaire mes connaissances en la matière et me créer un réseau de contacts pour mener ce projet à terme.

Objectif 1: Produire le meilleur café Arabica du Laos, mettre sur pied le meilleur coffe shop du pays et exporter le café torréfié L’Étranger en Amérique, Asie et Europe. Mais surtout mette sur pied une petite industrie rentable pour les cultivateurs.

Les gens aiment acheter un produit qui à une histoire, les principes de storytelling et de traçabilité seraient mis de l’avant.

Aussi, j’aimerai créer un concours national de barista pour financer le voyage des gagnant dans des compétition international. www.worldbaristachampionship.org/

COLLECTION DE PRODUITS — KOPNOÏ

Gamme de produits mettant en valeur le travail des femmes laotiennes.

Objectif 1: Mettre en relation, en éliminant les intervenants, les consommateurs et les artisanes, de façon à ce qu’elles reçoivent une meilleure part des profits.

Vente de produits en magasin, mais surtout développer une plateforme de commerce électronique pour mettre en valeur le travail d’artisanat des femmes du Laos à l’international. Un peu comme le font déjà TAEC, Ock Pop Tok, Above the Fray, Dix Milles Villages, Siamese dream…

Mon objectif, créer un storytelling mettant de l’avant les artisanes et leurs produits de façon à ce que le consommateur n’achète pas seulement un produit, mais qu’il se rattache à une histoire, une émotion. De cette façon, le produit prend une tout autre valeur, il a une histoire à raconter, celle d’une femme, d’un village, d’un enfant, d’une école, d’un territoire.

La prémise de ce projet, c’est qu’en aidant une femme c’est toute une communauté qui en profite, et ce sur plusieurs générations.

J’aimerai mettre à contribution des jeunnes designer Laotienne et/ou internationnale pour développer des produit/vêtements adapter à la jeunne femme moderne.

Autre projet complètement fou!!!

SYMPOSIUM INTERNATIONAL D’ART CONTEMPORAIN DE LUANG PRABANG

Favoriser le dialogue sur de grands enjeux humain, social et environnemental par l’entremise de l’art contemporain.

Objectif: Faire vivre l’expérience de l’art contemporain aux Laotiens dans le but d’inspirer une nouvelle génération d’artiste.

Canevas: Un artiste invité par continent + deux laotien. Un mois de création en direct ouvert au public menant à une oeuvre fini. Des discussions animées avec les artistes, des conférences et plus encore… tout ça au coeur du quartier historique de Luang Prabang… WOW

C’est un projet d’envergure qui devrait inclure plusieurs partenaires majeurs. Mais avouez que c’est inspirant!!!

Voici donc comment j’entrevois mon histoire à partir de maintenant.

Aussi et surtout, profiter de la douceur de vivre à Luang Prabang… Fonder une famille, voir grandir mes enfants et mourir paisiblement en ayant le sentiment d’avoir donné un sens à ma vie.

3. Quel serait le prochain chapitre de votre vie?

Le titre de ce prochain chapitre serait: L’événement pivot.

J’ai décrit plus haut ce que j’aimerai faire et pourquoi. Mais, pour y arriver le plus rapidement possible j’ai besoin et j’espérais un élément déclencheur. Gagner le concours serait pour moi un accélérateur incroyable.

4. Quel type d’expérience aimerais-tu vivre?

Des expériences enrichissantes, stimulantes, inconnues, qui m’emmènent dans des zones d’inconforts. J’aimerais que ces expériences soient gratifiantes et que j’en ressorte une meilleure personne.

J’aimerai que mes expériences puissent profiter aux gens qui m’entourent. En fait, pour mener à terme mes projets j’ai besoin de m’entourer de gens de qualités. Donc, des expériences basées sur la confiance mutuelle dans une équation de 1+1=3.

5. Qu’est-ce que tu aimerais apprendre et acquérir comme connaissance?

J’ai encore énormément de choses à apprendre. D’un point de vue humain, je dois apprendre à me faire confiance d’avantage.

D’un point de vue professionnel, je dois apprendre à avoir le courage de mes ambitions, apprendre à bien m’entourer et à déléguer.

D’un point de vue social, je dois apprendre à faire confiance aux autres. J’ai vécu l’abandon étant jeune, pour me développer j’ai du apprendre à ne compter que sur moi-même et ne rien attendre des autres. Depuis un certain temps déjà, je sais que ce mécanisme de défense ne me sert plus et me nuis au contraire.

6. Ce qui me rend unique?

Ma résilience, ma capacité à affronter les épreuves et trouver des solutions pour avancer. Ma sensibilité et ma lucidité à voir le monde tel qu’il est, sans filtre préconçu.

7. Ce que les gens pensent de moi?

Je crois que ce que les gens diraient de moi c’est que je suis foncièrement gentil, honnête, respectueux, discret et travaillant.

8. Quel est la meilleure chose que me soit arrivé?

Un jour en 1992 j’ai appliqué pour une formation en Multimédia offert par un OSBL. Je savais que ma formation de graphiste serait bientôt désuète, je ne maitrisais pas encore bien l’ordinateur à cette époque. Donc, j’ai appliqué au programme et j’ai été refusé. Dans sa lettre de refus, le directeur du programme mentionnait qu’il croyait que j’avais déjà tous les outils pour réussir que c’était un programme de réinsertion sociale. Évidemment, j’ai été extrêmement déçu de cette décision. Dès le lendemain, j’étais au boulot pour trouver des solutions pour être admis à ce programme, je n’acceptais pas ce refus. J’ai fait preuve d’humilité et pris sur moi d’écrire une lettre et de raconter pourquoi cette formation était si importante pour moi. Je suis allé déposer mon dossier à la réception avec la conviction d’avoir tout fait ce qui était en mon pouvoir. Quelques jours plus tard, j’ai reçu un appel du directeur pour me rencontrer à son bureau. Je ne savais pas s’il était fâché ou heureux de ma démarche. Finalement, il m’a annoncé qu’il avait été touché par mon histoire, qu’il avait mieux compris mon besoin et que ma détermination à m’accrocher malgré le refus l’avait convaincu à revoir sa décision. Cette décision a été cruciale dans ma vie. Elle m’a permis de me réaliser professionnelle et par le fait même personnellement. Je suis en partie ce que je suis aujourd’hui, grâce à ma détermination et mon intuition.

9. S’ils n’y avaient qu’une seule histoire à raconter à mon sujet, quelle serait-elle?

J’en ai déjà raconté plusieurs… ;-)

Mais l’histoire la plus marquante des dernières années est celle de mon voyage au Laos, là où j’ai ressenti une connexion viscérale avec ses gens, sa culture et son territoire. Depuis, je suis habité par le désir de m’y établir et de m’investir dans cette communauté. C’est l’histoire la plus marquante de ma vie d’adulte. Pas une semaine où je n’ai pas une pensée pour ces enfants, ces femmes et ces hommes des différentes tribus montagnardes que j’ai rencontrés. C’est une histoire significative et qui est en train de déterminer le cours de mon existence.

10. De quoi j’aimerai que les gens se souviennent de moi?

J’aimerai que les gens se souviennent de ma détermination et mon désir de vivre une vie heureuse malgré les défis. J’aimerai que les gens se souviennent de ma sensibilité et comment ils étaient agréables d’être en ma compagnie.

11. Pourquoi je crois que JE mérite ma vie de rêve?

Tout d’abord parce que je le veux pour les bonnes raisons. Aussi, je suis vraiment enthousiaste à entreprendre cette nouvelle vie et poursuivre le rêve que vous avez entrepris il y a quelques années avec L’Étranger.

En toute humilité, je crois être la personne la mieux préparée relevé ce défi. La personne la moins susceptible d’être désenchantée et désillusionnée après quelques mois d’opération. J’ai une compréhension assez lucide (bien qu’imparfaite) du Laos et de Luang Prabang qui doit lutter contre la pression du tourisme de masse. Pour moi cette vie de rêve n’est pas teintée de romantisme, mais bien l’opportunité d’apporter ma contribution à la communauté.

Avec moi, les entreprises que vous léguez seraient entre bonnes-mains. J’ai déjà une vision et un plan d’action clairs pour agir dès maintenant.

Pour moi, gagner ce prix n’est pas une fuite vers le rêve, ou le besoin de quitter une situation défavorable. C’est plutôt une opportunité à saisir pour m’accomplir dans quelque chose qui donne du sens à ma vie.

Et surtout parce que j’en ai besoin plus que quiconque!

12. Quelle pourrait être ma contribution dans le monde?

Ma contribution pour le monde entier je ne sais pas trop. Minime je crois.

Par contre pour le Laos j’en ai déjà parlé beaucoup. Ma vision de ça est celle du butterfly effect. Agir localement pour un effet global. En d’autres mots si je peux avoir un impact sur la vie d’une seule tisserande ça peut avoir des répercussions sur tout un village et sur plusieurs générations. Humblement c’est l’impact que j’aimerai avoir. Contribuer par une multitude de petits gestes qui font une différence.

ET SI TOUT ÉTAIT POSSIBLE…

Ça j’aime ça, ces questions, ou tout devin possible

1. Qu’est-ce que je changerai dans ma vie?

Tout et rien à la fois.

Tout, parce que la vie est remplie de possibilités et se limiter à une seule version de sa vie me semble réducteur si TOUT EST POSSIBLE!!!. Je suis curieux, donc je changerai tout, tout le temps: nationalité, profession, famille, sexe, lieu de résidences… Je vivrai ma ma vie au travers les yeux et réalité du plus grand nombre de personnes possible. Je me réinventerai tous les jours.

Rien, parce que bien que ma vie ne soit pas parfaite, je la chérit tel quelle est. J’ai travaillé fort pour la façonner ainsi et j’en suis fier. Pour moi le bonheur n’est pas d’avoir ce que l’on veut, mais d’apprécier ce que l’on a.

2. Quelles sont les sensations que j’aimerai expérimenter?

La sensation de l’infiniment grand et l’infiniment petit.

J’aimerai de façons conscientes passer de ma grandeur d’homme et rapetisser constamment et voyager au travers la matière. Quel voyage fantastique ce serait! Imaginer la sensation extraordinaire de voyager à l’intérieur d’un corps humain, dans un poil d’éléphant, une molécule d’eau et jusqu’à une particule élémentaire… J’aimerai voir ce qu’il y a au bout de cette chaine.

À l’inverse, j’aimerai la connaitre sensation de m’envoler et de traverser l’atmosphère, regarder la Terre une dernière fois et de naviguer à l’infini, traverser les galaxies, aller au-delà de l’Univers jusqu’au point originel, le Big Bang, de traverser ce point et d’explorer les Multivers!!!

On a bien dit que tout était possible… Right? ;-)

3. Quelle livre je lirais?

J’aimerai bien lire la toute première version de la bible écrite par Saint-Pierre. Juste pour comparer avec celle sur le marché aujourd’hui.

4. Qu’est-ce que je ferai?

Je reviendrais en arrière il y a 4 millions d’années au moment ou l’espèce humaine a fait son apparition sur la terre. J’injecterai dans son ADN un vaccin la rendant incapable de toute violence envers ses semblables, les animaux et l’environnement. C’est ça que je ferais!

5. Où j’irai?

Partout! Je ferai le tour du monde, à la rencontre des gens, tranquillement, avec un petit véhicule, sans itinéraire, sans but, ouvert à l’inconnu. Et ce à l’infini puisque tout est possible y’aurait pas de fin à mon voyage.

6. Quel serait mon but dans la vie?

Multiplier les expériences diverses. Aller à la rencontre des diversités culturelles. Propager un message d’espoir. Militer pour éveiller les consciences à la fragilité du monde dans lequel on vit. Partager mon avoir et mon être. Profiter du temps qui passe. Simplifier ma vie.

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