Permettre à un public d’interagir lors d’un événement devrait être simple et sans risque pour l’organisateur

Ayant eu l’occasion d’assister pendant des années à diverses conférences, je sais que les organisateurs ont à coeur de vouloir rendre leurs événements interactifs. Récolter des questions, des impressions, échanger avec le public, de manière à ne pas rendre l’événement “Top > Down”, le sachant délivrant une information au novice sans que ce dernier n’ait son mot à dire, mais bien bidirectionnel et interactif, comme le permet aujourd’hui Internet dans tous les domaines imaginables. Chacun s’est désormais habitué à ce mode de fonctionnement.

On a vu émerger ces dernières années l’usage du hashtag pour retrouver toutes les conversations ayant trait à un événement donné. On imprime le mot-clé sur des supports et on le communique un peu partout. C’est pratique pour trouver des participants sur les différents réseaux et suivre des conversations, qu’on soit sur place ou non. Pour les grandes conférences, on va jusqu’à afficher sur grand écran, les messages publiés.

Cependant, l’interaction a des limites et en particulier cet usage du hashtag. En utilisant des réseaux ouverts par nature (Twitter, Facebook, Instagram…), la conférence n’est pas à l’abri de détournements et de problèmes.

Il y a tout d’abord une question de maitrise de l’information. Si un speaker présente des informations “sensibles” ne devant pas être reproduites, si un participant diffuse des infos incomplètes ou erronées avec le hashtag en question, ou si le public lui-même est “sensible” (des jeunes par exemple), cela peut porter préjudice à l’événement. La modération est impossible car le contenu est publié dans un flux qui n’est pas maitrisé par l’organisateur, sauf éventuellement dans le cas d’une diffusion sur écran géant, où l’utilisation d’une application tierce permettrait une sélection manuelle des messages, au détriment cependant de la spontanéité.

D’autre part, l’usage d’un hashtag peut être très vite détourné de son but initial à des fins personnels, promotionnels, spams, voir injurieux, etc. Et cela peut être opéré par un anonyme ou par un bot.

Sur Twitter, des algorithmes analysent en permanence les hashtags, et si ceux-ci rencontrent du succès, des bots vont prendre le relais et diffuser automatiquement des messages non pertinents en utilisant les hashtags populaires sans aucun lien. Une vraie pollution pour l’organisateur de l’événement.

C’est dans ce contexte qu’un usage d’Igloo a été imaginé pour des événements et des conférences, publics ou privés. Puisque l’accès à un igloo est maîtrisé par son créateur, on peut savoir qui y pénètre et qui publie du contenu. Si un igloo public est ouvert à tous sans restriction, à l’inverse, un igloo privé requiert une approbation de l’administrateur. On peut ainsi obliger les participants à se présenter avec leurs noms et prénoms, sous peine d’exclusion. Ou alors tolérer un pseudonyme mais être intransigeant sur la modération.

A ce sujet, Igloo permet à l’administrateur de supprimer rapidement un message. Et chaque membre a la possibilité de rendre invisible les messages d’un ou plusieurs utilisateurs. Dès lors, la modération est immédiate et le confort d’utilisation plus important qu’un flux twitter ouvert à tous les vents.

L’igloo créé préserve aussi les données personnelles de chacun puisqu’il n’est pas nécessaire de divulguer un numéro de téléphone ou un email pour commencer à interagir.

Certains organisateurs voudront chercher à augmenter l’exposition médiatique de leurs événements grâce au contenu généré par le public. Mais cela se fera nécessairement au prix de risques de réputation ou de maitrise de l’information. Tandis que d’autres organisateurs préféreront un outil de discussions et d’échanges facile à implémenter et à gérer, et c’est là qu’Igloo peut intervenir. D’autant plus que l’outil va au-delà de la simple chatroom puisqu’il est possible de publier des sous-événements et de comptabiliser les présents, de publier des contenus médias ou des messages dépassant de loin la limite des 140 caractères.

Nous avons eu récemment l’opportunité de tester cette utilisation dans le cadre d’une conférence organisée par la startup SESAMm mi-septembre et les enseignements qu’on peut en tirer sont très positifs : une installation et une inscription rapide, une première communication opérée grâce à quelques affiches pour inviter les gens à rejoindre la conversation et des échanges naturels qui s’opéraient en parallèle à la conférence.

L’affiche utilisée pour inciter les participants à rejoindre la conversation

Comme une agora, certains réagissaient directement aux propos de l’intervenant et quelquefois la discussion déviait légèrement, puis d’autres personnes apportaient leurs points de vues. Nous avons eu environ 1/4 des personnes présentes qui ont rejoint l’application et la moitié d’entre elles ont à un moment ou un autre apporté une contribution dans l’igloo. L’application n’étant disponible à ce moment que sur iOS, c’est un résultat très encourageant.

C’est pourquoi nous continuons à creuser ce cas d’utilisation et croyons qu’Igloo a autant sa place pour des communautés bien ancrées sur le long terme que pour des événements de plus brève échéance. Nous pensons que la plateforme permet à tous les types d’organisations, quelque soit leurs tailles, d’avoir un outil simple d’échanges avec le public sans nécessiter toute une infrastructure.

Si vous avez des idées ou des questions à ce sujet, n’hésitez pas à nous les poser directement sur Igloo !