Traduction Goal 14: Life below Water

Traduit par Sarah Jamin

Les océans constituent la majorité de la surface de la planète, et sont également une grande partie des écosystèmes de la planète, puisqu’ils accueillent des millions d’animaux de tous types et toutes tailles. Ils jouent un rôle important dans la régulation des températures et constituent un élément essentiel qui permet à la vie prospérer sur Terre comme elle l’a fait. Cependant, les océans sont récemment devenus plus désolés, certaines espèces étant surexploitées et l’eau polluée par le carburant et le plastique. .

L’objectif de développement durable n°14 vise à protéger la vie existante dans les océans en développant des méthodes pour réduire la pollution et l’acidification des océans, ainsi qu’en garantissant une pêche durable et responsable permettant des bénéfices économiques pour les petits pêcheurs, mais aussi en utilisant les ressources sous-marines de manière durable, et en promouvant et développant la recherche sur les moyens de remédier à la pollution des océans. Elle vise donc à garantir des océans sains pour une meilleure utilisation des ressources marines, afin de permettre ensuite une société plus durable et fondée sur la nature.

Cet objectif est d’autant plus difficile à atteindre qu’il touche des zones différentes dans des pays différents. Cela signifie également qu’il existe différentes réglementations en matière de coutumes et de lois pour les espaces marins. Cependant, cela signifie aussi que certaines zones marines sont internationales, où les règles sont plus difficiles à appliquer et les bateaux et leurs cargaisons plus difficiles à contrôler. Cela rend donc la pratique de méthodes illégales et abusives plus facile, comme la surpêche, car le contrôle est plus faible. La réglementation des océans est une tâche difficile. Elle implique le contrôle de tous les navires sur les mers et les océans, et donc des démarches administratives pour chaque utilisation d’un bateau. C’est un système compliqué, ce qui le rend difficile à mettre en place, d’autant plus dans les pays non coopérants.

La surpêche est un gros problème dans la vie marine. Elle contribue à l’extinction des espèces de océans, qui sont pêchées en grandes quantités et n’ont pas le temps de se reproduire pour assurer leur survie. On estime que la pêche génère environ 36,4 milliards de dollars par an. Cependant, la surpêche a également un impact sur l’acidification des océans car un écosystème sain permet à l’écosystème de rester sain. Par conséquent, si les poissons étaient pêchés de manière plus durable, ils permettraient aux océans de continuer à prospérer, et contribueraient également à ralentir l’acidification, et donc à limiter ses impacts immédiats.

Certains pays ont mis en place des lois qui interdisent la pêche de certains poissons. C’est le cas du whaling par exemple, la tradition de pêche à la baleine. Cela a été interdit par la Commission baleinière internationale en 1986. La plupart des pays ont interdit cette pratique afin de sauver les espèces de l’extinction. Cependant, certains pays ont continué cette pratique, souvent pour respecter la culture du pays. C’est le cas du Japon par exemple, qui avait arrêté la chasse à la baleine commerciale pendant 30 ans mais qui a décidé de la reprendre en juillet 2019. Le Japon a accepté de seulement chasser dans ses zones économiques et territoriales. En effet, la chasse à la baleine et la consommation de baleine sont une grande partie de la culture japonaise, et de nombreuses générations ont inclus de la viande de baleine dans leur alimentation quotidienne. L’acidification des océans est un processus qui permet la régulation des gaz à effet de serre, au cours duquel les océans absorbent une partie des émissions de CO2 de la Terre. Ce processus permet à la planète de se se maintenir à une température permettant à la vie continue à prospérer et de se poursuivre. Depuis la révolution industrielle, les océans ont joué un rôle extrêmement important dans la modération des impacts des émissions de carbone.

Cependant, avec les tout nouveaux gaz à effet de serre, l’air et, par conséquent, les océans, se réchauffent. Or, plus l’eau est chaude, moins elle peut absorber le dioxyde de carbone (voir le graphique). L’acidification des océans a un impact direct sur le pH de l’eau, ce qui perturbe l’équilibre dont de nombreux organismes, tels que les récifs de corail, ont besoin pour survivre dans leur habitat naturel.

Un autre problème rencontré par l’objectif 14 est la pollution, en particulier celle du plastique. Des îles se forment dans les océans, ce qui provoque la mort de nombreux animaux à cause d’estomacs remplis de déchets ou de l’étouffement du plastique.

La mondialisation a un effet important sur la question. Elle a permis le bon transport des marchandises d’une région du monde à une autre, ce qui signifie donc que certains poissons peuvent être vendus et consommés dans des régions où ils ne sont pas naturellement présents.

Elle a également entraîné la surexploitation de certains bancs de poissons, qui sont aujourd’hui menacés d’extinction, ce qui a facilité l’accès à l’information et le transport maritime. Cependant, la mondialisation a également permis une plus grande prise de conscience du problème auquel nous sommes confronté.e.s, car le problème de l’acidification est encore assez nouveau mais il a été développé rapidement dans la recherche et la collaboration internationales.

Elle a également bénéficié d’une meilleure sensibilisation apportée par les mouvements écologistes sur les réseaux sociaux et les campagnes des organisations internationales sur le changement climatique.

Les solutions pour l’objectif 14 sont très diverses. Toutefois, la solution principale réside dans les gouvernements. Des lois sont nécessaires pour garantir l’abolition de la pêche destructrice. Cela permettra de limiter l’acidification des océans, car les écosystèmes sous-marins seront sains et pourront contribuer à équilibrer les niveaux de CO2 dans l’air et dans l’eau. Lors de la deuxième journée d’ILYMUN, l’Islande a proposé la résolution suivante :

Conscient de la résolution des Nations unies sur la pêche durable (9 décembre 2014);

Gardant à l’esprit que la surpêche, la pêche illégale, non déclarée et non réglementée, la pollution marine et la destruction des habitats endommagent les environnements et les écosystèmes océaniques. L’exploitation par quelques-uns est clairement incompatible avec les principes du droit international.

  1. Rendre la production et la vente de filets nuisibles illégales et punissables à l’aide des réglementations définies au niveau international,
  2. Contrôle aléatoire par les navires et le personnel des Nations unies dans les eaux internationales afin de garantir une neutralité et une transparence totale,
  3. Contrôles aléatoires obligatoires et réguliers de la production de poisson dans les ports, les usines de traitement, les magasins et autres lieux de vente,
  4. Appliquer des sanctions sévères, y compris une suspension de 5 ans, aux bateaux et aux entreprises qui seraient pris en train de pêcher plus de 25 % des quantités autorisées,
  5. Appliquer un label universel des Nations unies, réglementant les équipements de pêche et autres normes générales”.

Co-soumis par les délégué.e.s du Canada, des États-Unis, du Costa Rica, et du Royaume-Uni, c’est un exemple de résolution qui pourrait contribuer à assurer une progression continue de la qualité et de la présence de vie sous-marine. Le nettoyage des océans doit également être envisagé, afin d’éradiquer les îles faites entièrement de plastique. Cela signifie également qu’un nouveau système d’élimination des déchets doit être envisagé afin de traiter efficacement tous les déchets, pour éviter qu’ils ne soient rejetés à la mer. Ces méthodes contribueraient à l’objectif 14, mais auraient également des répercussions sur d’autres objectifs fixés par les Nations unies pour 2030, liés à l’activisme climatique et à la gestion des déchets.

Claire Dominici

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