# Industrie 4.0 I Le grand re-make

Une série d’articles et d’études sur les premiers robots confectionneurs et les conséquences (surprenantes) de leur prochaine mise en service aux USA. Un nouveau coup de projecteur sur ce que pourrait être l’industrie textile du futur..

#1 Les premiers robots confectionneurs

Un premier article de The Economist sur deux entreprises américaines qui viennent de mettre au point un système capable de confectionner des éléments textiles.

La première, SoftWear Automation est basée à Atlanta (Géorgie). Elle a mis au point des machines (Sewbots) capables de confectionner des produits relativement simples, comme des ourlets, des oreillers, des tapis ou des serviettes ou encore de réaliser des ourlets. La seconde, Sewbo, installée à Seattle, a déjà automatisé l’ensemble des étapes de la production d’un tee-shirt.

Pour aller au bout de leur démarche et proposer des cadences industrielles, les deux entreprises ont dû contourner un seul et même problème : gérer le déplacement, la manipulation et le positionnement de ce matériau souple qu’est le textile, afin d’assurer un placement précis lors de la couture des pièces entre elles. Chacune a développé sa propre solution pour reproduire les gestes du tailleur…

Les 22 premières machines de T-Shirt de Sewbot seront bientôt livrées dans les futures usines américaines de Tianyuan Garments, l’un des sous-traitant chinois de l’équipementier allemand Adidas ou Reebook.

À lire dans The Economist & Business of Fashion :

#2 Les robots et la relocalisation

Un article de Marie de Vergès paru fin septembre dans le Monde Économie reprend et analyse les informations de The Economist. L’auteure souligne le renversement qu’implique l’installation de l’usine automatisée de Tianyan Garments à Little Rock, dans l’Arkansas. Cette usine, équipée de 330 robots confectionneurs conçus par Softwear Automation, permettra en parallèle la création de 400 emplois de techniciens.

Le site de Little Rock pourrait à terme produire 23 millions de tee-shirts par an.

Cet article mesure l’impact que pourrait avoir cette vague d’automatisation sur les pays émergents, Inde et Chine en tête..

#3 Grâce aux robots de Grabit, Nike pourrait relocaliser aux USA et en Europe

Il y a 4 ans, l’équipementier sportif américain Nike investissait dans une startup californienne spécialisée dans les systèmes de manutention robotisés utilisant la force de l’électricité statique. Grabit — c’est son nom — a depuis développé des petits robots capables de gérer la manutention des 40 pièces qui composent la partie supérieure d’une chaussure (la tige). Ces machines, qui travaillent 20 fois plus vite que l’homme, pourraient permettre de rapatrier la production au cœur des marchés américains et européens.

#4 Pour aller plus loin

L’Union des Industries Textile (UIT) et BPI France oganisent, le 15 novembre prochain à Strasbourg, un business workshop franco-allemand sur l’industrie du futur. Au programme, des discussions autour de tables rondes thématiques, des rendez-vous d’affaires B2B et des pitchs de startups.

Voir ou revoir les vidéos de la conférence Audacieuses Industries, organisée par le R3iLab en partenariat avec la Direction Générale des Entreprises le 05 juillet dernier.

L’étude McKinsey Additive pour tout savoir sur les technologies utilisées dans l’impression 3D et sur les secteurs où ces technologies sont déjà une réalité.

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