3 questions à Géraldine Martens, photographe culinaire

Petrossian par ©Geraldine Martens

Social Media Manager (pour Taste of Paris, Les Grandes Tables du Monde, Stohrer) et photographe culinaire, Géraldine Martens est une créatrice de contenu high level !

Dès le lycée, Géraldine manie l’objectif. Entre ses mains, son premier boitier Nikon offert par son père architecte passionné et grand épicurien.

Géraldine se forge également une passion pour la gastronomie. Une passion qui lui vient de sa famille qui affectionne depuis toujours le plaisir du bien manger, le rituel du passage à table et celui de recevoir. Pour compléter les bons repas de son père Géraldine se met à pâtisser et y trouve en grandissant une forme de réconfort lors de périodes de stress. Durant 1 semaine, Géraldine a eu la chance d’investir les cuisines du Chabichou à Courchevel et aider aux préparations sucrées (pré dessert, mignardises, chariot de douceurs…) et également d’y faire des photos. Lors des services, l’instant du coup de feu a été révélateur.

Pendant ses études en Angleterre, Géraldine prend en photo les adresses qu’elle teste et se projette davantage dans ses rêves de devenir « journaliste reporter culinaire ».

Aujourd’hui, c’est avec une grande passion qu’elle réussit à capturer, retranscrire le travail et l’âme d’un chef à travers ses photos
La team It’s Wonderfood s’est intéressée au profil de la jeune et talentueuse Géraldine Martens et à son métier qui requiert une grande sensibilité :

© Arocksmith
  • Si je vous dis « la madeleine de votre enfance », qu’est-ce-que cela vous évoque ?

Les oursins ! Je me souviens que mon père allait chercher en apnée pour qu’on les déguste en famille sur le bateau. J’en mangerais par douzaine. D’ailleurs, c’est ma requête à chaque fois que je descends à Marseille : « je veux des oursins. »

  • Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre projet food du moment ?

Le festival Taste of Paris approche à grands pas ! Je vais y exposer mes 3 séries de photos : « le chocolat comme matière » partie 1 et 2 où j’avais challengé des chefs pâtissiers de travailler le chocolat comme matière et non comme un dessert, et la série « iode et cacao » pour laquelle j’avais demandé à des chefs cuisiniers d’associer le chocolat à la saveur iodée. J’aime beaucoup cet exercice. Je ne remercierai jamais assez les chefs de m’accorder un temps de création ; j’admire tellement leur audace et leur créativité. Ça me fait toujours quelque chose quand je prends ces photos et encore plus quand je découvre mon travail imprimé sur 1m de haut, accroché sur un pan de mur.

Après le festival, je vais me pencher sur une nouvelle série que j’inaugurerai pour les 25 ans du salon du chocolat en octobre.

Pour Taste of Paris ©Geraldine Martens
  • Vos pronostics sur la tendance food, pâtisserie de demain ?

Ce n’est pas vraiment une tendance, mais il faut continuer le culte du bien manger local et raisonné, et de réduire le sucre sans forcement le bannir.

Stohrer par ©Geraldine Martens