Dis Siri, comment faire pour adopter de meilleures habitudes de vie ?

La part des occidentaux urbains plafonne depuis 10 ans, mais les sources de stress quotidien sont toujours plus nombreuses. Afin de s’organiser de manière autonome pour adopter un mode de vie plus “sain”, de plus en plus de citoyens s’en remettent, avec un succès très variable, à leur smartphone.

Que peut-on attendre de ces applications ?

Le marché des applications de santé mobile est florissant. Celles-ci ont pour but de promouvoir et d’accompagner les changements de comportement en utilisant les avancées de la technologie numérique. En s’inspirant de plusieurs théories comportementales, comme celle de la règle des 21 jours, ces véritables coachs de bien-être permettent de faciliter la prise d’habitudes plus « saines ».

Ainsi quelque soit votre objectif -moins fumer, mieux manger, mieux dormir, faire plus d’exercice, etc.- ces applications vous promettent d’automatiser ces comportements pour les pérenniser ensuite.

Comment ça marche ?

La plupart de ces applications vous proposent de définir un objectif initial, puis vous accompagne pas à pas pour l’atteindre, puis l’inscrire dans votre quotidien.

C’est notamment le fonctionnement de l’application Fabulous, développée au Duke University’s Center for Advanced Hindsight. Les fondateurs de l’application précisent que son but n’est pas « de faire courir l’utilisateur », mais de « l’aider à réaliser l’action d’enfiler ses chaussures et de démarrer sa musique de motivation ».

Quelles preuves de leur efficacité ?

Si beaucoup d’applications existent, peu d’études d’envergure se sont, à date, penchées sur leur efficacité réelle.

Une méta-analyse conduite aux États Unis et publiée dans le journal médical Circulation en 2015 a tenté de mesurer l’impact de ces applications sur les changements effectifs de comportements chez leurs utilisateurs, à partir d’un programme de prévention, « simple 7 » créé pour aider les utilisateurs à réduire leur consommation de cigarettes, perdre du poids, s’alimenter de manière plus équilibrée et pratiquer une activité physique régulière.

Les conclusions de l’étude ont révélé que l’utilisation d’une application aidait effectivement les utilisateurs à pratiquer régulièrement une activité physique, à diminuer leur consommation de nicotine et à perdre du poids. Néanmoins, en raison du faible échantillon utilisé pour ces études, les auteurs concluent qu’il n’y a pas suffisamment de preuves pour affirmer que les technologies mobiles ont un impact direct sur les facteurs de risques.