Hissez-Ô !

Dorade royale à l’huile d’olive, coquilles Saint-Jacques et caviar, saumon aux deux poivres et bar en étoile, du restaurant Le Duc, à Paris. Jonathan Frantini pour M le magazine du Monde

Vous nous voyez arriver avec nos gros filets, mais l’heure est plus que jamais à l’humeur poissonnière en cette veille de 1er avril !

Rassurez-vous, bien loin d’un inventaire ichtyologique, nous privilégions un panier de la mer tout en fraîcheur pour être sur le pont des dernières informations qu’il ne fallait pas manquer.

Le poisson cet ami qui vous veut du bien

Les poissons regorgent de bienfaits pour notre santé. Partons à la découverte de la richesse nutritionnelle de nos amis aquatiques.

A Lotte of Oméga 3*
L’acide eicosapentaénoïque (EPA) et de l’acide docosahexaénoique (DHA). Ces termes barbares ont pourtant de grandes vertus pour la prévention de maladies cardio-vasculaires ou le fonctionnement de votre système nerveux. La richesse en Omega 3 dépend cependant de l’espèce consommée, saumon, la sardine ou même la truite fumée sont d’excellents candidats.

Protéines : l’embarras de l’Anchois
Au même titre que la viande, le poisson est une excellente source en protéines, et apportent notamment des acides aminés indispensables. Il constitue ainsi une alternative possible pour ceux qui souhaitent réduire leur consommation de viande rouge. Certains poissons, comme le bar, la sole ou la limande sont par ailleurs très pauvres en matières grasses et peuvent ainsi aussi intégrer votre régime minceur.

Des vitamines et minéraux pour mettre le Turbot
Les poissons au global sont riches en vitamines A, B, D ou E, essentielles pour le fonctionnement de notre organisme. Le phosphore, ainsi que l’iode, le zinc, le cuivre, le sélénium et le fluor sont des minéraux qui font également partie du paysage nutritionnel qu’apportent ces produits de la pêche.

Un produit à ne pas bouder donc, dont l’Anses recommande une consommation deux fois par semaine en associant un poisson à forte teneur en oméga 3 et un poisson dit « maigre » (à faible teneur en matières grasses).

*Beaucoup d’Oméga 3

Le poisson nouvelle coqueluche des cuisines !

Avec 30kg /an et par personne en France, soit deux fois plus que la moyenne mondiale, pas étonnant que les saveurs iodées aiguisent les appétits.

Bar à iode, à huître, comptoir de la mer, …Nombreux sont les restaurants et concepts afférents qui mettent les poissons à l’honneur.

Voici nos coups de coeur à savourer sans hésiter :

Catégorie “Mythique” :

  • Le Duc : incontestablement l’institution parisienne
  • Le Divellec : dépoussiéré depuis 2016 par Mathieu Pacaud
  • La baie des singes : pour un cadre incroyable qui sent bon les calanque marseillaises
  • Chez Fonfon : pour la bouillabaisse mythique

Catégorie “Bistronomie” :

  • Le Petit Nice : le bon goût du iodée triplement étoilé
  • Fichon : le “boissonier” mêlant une jolie carte de vins à la dégustation marine
  • Le Coquillage : dans la fraîcheur de Cancale aux côtés d’Hugo Roellinger

Catégorie “Me too” :

  • Clamato : ou la version tout poisson collé au Septime
  • Même recette pour L’écailler du bistrot, petite voisine du Bistrot Paul Bert
  • Ou encore l’avant-comptoir de la Mer d’Yves Camdeborde, mitoyen de son célèbre Comptoir
  • Belle Maison, petit dernier du trio de choc déjà à la tête du Pantruche et Caillebote

Évidemment au coeur de tous ses établissements, les espèces autrefois délaissées retrouvent tout leur attrait.

Alors si on vous dit chinchard, tacaud, vieille, grondin au restaurant le serveur n’est sûrement pas en train de vous insulter mais vraisemblablement vous présenter la pêche du jour !

Et pour ceux qui se sentent l’âme d’un grand chef pour magnifier ce met, un détour vers l’initiative Poiscaille qui propose un casier de la mer en direct des pêcheurs français. A chaque distribution, vous recevez un casier composé de la pêche des dernières 48 heures. Le deal ? Ne pas choisir l’espèce de poissons que vous souhaitez consommer et vous laisser aller au hasard de la pêche du jour. Pour les plus paniqués, des recettes accompagnent la livraison du casier pour vous inspirer.

Les poissons du futur

  • Dans la catégorie ethorobotique : des poissons-robots pour mieux comprendre la société aquatique.

Des chercheurs de l’Université polytechnique de New-York ont mis au point un robot capable d’apprendre et de mimer le comportement des poissons. L’objectif à terme est de mieux cerner les différentes formes d’interactions sociales sous-marines.

  • Dans la catégorie Impossible food, on vous présente l’initiative Finless food : leur projet faire déguster du poisson issu des techniques cellulaires de pointe. La culture de poisson, nouvel avenir piscicole ?

Bref vous l’aurez compris, il y a bien de quoi se laisser séduire au pays de Merlan l’enchanteur !

Sources :

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