PIXEL FOOD : L’assiette 2.0

Que mangerons-nous dans cinquante ans ? Voilà, une question que nous nous posons tous. De véritables réflexions scientifiques sont aujourd’hui au coeur des enjeux culinaires. Quelle sera la cuisine du futur ? Mangerons-nous vraiment des insectes et des steaks de synthèse ? Au sein de la rédaction d’Its Wonderfood, on s’est penché sur la Pixel food, une tendance naissante qui permet de créer de la nourriture grâce à une imprimante 3D. Certes, le terme est un peu inquiétant mais cette nouvelle technique est également fun et pourrait bouleverser l’univers de la gastronomie. Tout droit venu du futur, les petits cubes savoureux digitalisés commencent à envahir les cuisines, des plus grands restaurants étoilés jusqu’aux particuliers. Place aux pixels dans les assiettes !

@Yuni_yoshida

Pixel Food X Business

Aujourd’hui, au vu de l’épuisement des ressources naturelles, de la pollution et du gaspillage produit par l’industrie alimentaire, des start ups se lancent dans l’odyssée du numérique pour trouver de nouvelles solutions culinaires, innovantes et responsables.

Open Meals, jeune start up japonaise, se concentre sur la numérisation de l’alimentation et l’impression 3D pour nous rassasier. Elle est à l’origine des premiers sushis pixelisés et met tout en oeuvre pour les téléporter dans l’espace ! L’objectif de cette ingénieuse idée est de créer une base de données de l’alimentation avec l’aide de la Data, une sorte de plateforme illimitée d’aliments différents imprimables n’importe où et n’importe quand, grâce à la “Foodbase”. La jeune start up va encore plus loin avec l’idée de la “food téléportation” : une recette pourrait ainsi être conçue au Japon et imprimée à Paris, voire même dans un satellite spatial… Le robot activé imprimerait alors des pixels d’aliments goûtus et savoureux, à base de gels, d’arômes, de saveurs et de nutriments. Le goût n’est pas encore au point mais c’est en progression grâce à la participation de chefs japonais ! À quand le boeuf bourguignon en pixels à déguster ?

@Open meals

La gastronomie se pixelise

Comme nous sommes férus de nouvelles expériences culinaires au sein de la rédaction, nous vous avons déniché une nouvelle adresse pixélisée de renom ! Si vous êtes adeptes de grande gastronomie, vous ne serez pas déçu car le Bocuse d’or et triplement étoilé au guide michelin, Jan Smink, ouvre le premier restaurant permanent de plats imprimés en 3D en septembre prochain à Wolvega aux Pays-Bas.

En effet, le chef étoilé a fait de la 3D culinaire sa spécialité. Il a signé sa première collaboration avec la start up BYFLOW, à l’origine de la première imprimante 3D portable alimentée par des cartouches de pâtes comestibles à base de légumes, de viandes ou de fruits. Un objectif commun : lier la puissance du goût à la technologie. Ce partenariat avait ainsi mené à la création d’un restaurant gastronomique éphémère à Londres. Mais, l’ambassadeur de la technologie n’en a pas fini et lance, avec la même start up, le premier restaurant permanent de plats imprimés avec au menu des formes géométriques 100% 3D et des recettes revisitées.

Le nom du restaurant sera dévoilé très prochainement. Mais, nous savons déjà que le chef souhaite offrir une expérience unique et immersive aux futurs clients, qui auront la possibilité de voir la création de leur menu. Le restaurant servira aussi de centre de recherche pour ByFlow. Il n’y a qu’un pas entre la gourmandise et l’innovation !

@primante3D.com

Mais, la 3D peut aussi s’inviter au restaurant sous un autre format. Au Japon, un écran 3D a été installé au dessus des clients d’un restaurant. Et le résultat est impressionnant !

La Pixel Food s’invite également dans notre quotidien

Si vous êtes un addict de café, vous aimeriez peut-être un peu plus de personnalisation ? Faites place au Selfie Coffee ! Après le café latté, le café hygge, le glitter coffee, les latte aux goûts inimaginables, une imprimante 3D disponible sur Alibaba.com permet de déguster son café avec son portrait préféré. Véritable succès en Asie, le selfie coffee contamine petit à petit les cafés européens. Prague, Londres… le “Selfieccino”, selfie coffee à l’italienne, est une véritable tendance qui inonde les réseaux sociaux. Le Selfie Coffee est devenu un art à part entière. Vous pourrez par exemple déguster un “Selfieccino” à Oxford Street au grand magasin House of Fraser. Pour commander son café, il suffit d’envoyer son selfie au Barista grâce à une application de messagerie instantanée. L’imprimante numérise et imprime le selfie sur de la mousse de lait grâce à des particules de café, des colorants alimentaires et du cacao en moins d’une minute. Les pixels ne cesseront jamais de nous étonner !

@Oj_jy @eylul_sdnoglu

Et chez soi ?

Si l’envie vous prend de développer vos propres mets en pixel, sachez que cela est également possible. L’imprimante 3D alimentaire Foodini permet d’imprimer “de la vraie nourriture en 3D”. Ses différentes têtes d’impression permettent d’utiliser presque tous les matériaux alimentaires, crus ou déjà cuisinés. La machine se charge ensuite de les imprimer et les sculpter. Imaginée par la start up Natural Machines, elle est davantage destinée aux restaurateurs et aux traiteurs, mais les particuliers peuvent également l’acquérir pour l’installer dans leur cuisine (pour seulement 4 000€…).

@Foodini
Like what you read? Give It’s Wonderfood a round of applause.

From a quick cheer to a standing ovation, clap to show how much you enjoyed this story.