Trinquer à l’africaine

Les boissons à savourer sans modération

Le jus de bissap n’est pas seulement la boisson privilégiée des grandes célébrations en Afrique, il est aussi très bon pour la santé. Élaboré à partir de fleurs d’hibiscus sèches, il est très consommé au Sénégal et en Guinée. Il est connu sous d’autres noms dans plusieurs pays comme le Mali, la Côte d’Ivoire ou le Burkina où il est appelé da bilenni.

Le jus de gingembre. Un ingrédient qui, outre sa célèbre vertu aphrodisiaque (surtout tonifiante en réalité), présente de nombreux bienfaits : antioxydant, anti-inflammatoire, bon pour la digestion, antiviral, lutte contre les nausées… Une recette que l’on retrouve dans beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest, sous le nom de gnamakoudji, ou gnamakou.

Le jus de baobab. Cet arbre se gorge d’eau durant la saison des pluies pour tenir le reste de l’année. Son bois est mou. On peut d’ailleurs considérer que le baobab n’est pas tout à fait un arbre, puisqu’il ne contient pratiquement pas de lignine. Son jus est très consommé dans toute l’Afrique de l’Ouest. Au Sénégal, il est mélangé avec du lait.

Les alcools à déguster avec modération

Le lotoko au Congo. Cet alcool est réalisé à partir de la fermentation du maïs et du manioc puis distillé dans des alambics artisanaux faits à partir de baril de pétrole : c’est un whisky traditionnel congolais. Il peut parfois dépasser les 50° !

Le vin de palme. En Afrique, cette boisson sacrée est utilisée régulièrement dans des cérémonies rituelles. Elle est fabriquée à partir de la fermentation naturelle de la sève de palmier à huile africain. Elle peut aussi être fabriquée à partir de la sève du raphia ou du cocotier.

La bière de banane. Cette boisson est largement consommée au Rwanda, Burundi, Ouganda, Tanzanie… Là où poussent les bananes ! Sa préparation diffère en fonction des pays mais consiste le plus souvent à faire fermenter de la banane Musa Acuminata dans des cuves en bois recouvertes de feuilles de bananier. On va ensuite écraser la banane pour en obtenir un jus grâce à des feuilles d’une graminée nommée Bukere. Le brasseur va presser les bananes et les feuilles et il peut rajouter de l’eau pour diminuer la concentration de sucre. Une préparation d’eau et de malt de mil ou de sorgho que l’on appelle Mulolo ou Mujimbi est ajoutée au jus avant que le tout ne soit placé dans un endroit chaud pour la fermentation.