Emmanuel Macron, pour redonner du souffle à la politique !

Des propositions concrètes pour favoriser l’engagement de nos concitoyens et le renouvellement de la vie politique.

Je m’étais jusqu’à présent défini plutôt comme de sensibilité de gauche. Mais je ne me retrouve pas dans cette gauche utopiste, dont le candidat socialiste à l’élection présidentielle veut être le représentant, cette gauche apte à faire des promesses mais inapte à les mettre en œuvre une fois confrontée à la réalité des responsabilités, et encore moins dans cette gauche extrême qui serait de toute manière bien ennuyée de se retrouver un jour aux responsabilités. Je ne me retrouve pas non plus dans cette droite emplie de conservatismes, repliée sur elle-même, inapte à écouter la société et à comprendre ses évolutions ; cette droite qui assume d’être représentée par un candidat qui fait de sa confession religieuse un argument de campagne.

Je ne crois pas aux traditionnels clivages politiques, mais je crois en la liberté : économique, individuelle, sociétale. Je crois au réalisme, je crois en ces positionnements qui visent à être en phase avec les enjeux et les innovations auxquels la France, l’Europe bien sûr, et notre planète sont confrontées. Je crois à l’honnêteté et à la morale ; je crois en l’éthique. Je ne crois pas aux petits arrangements avec sa conscience et ses amis. Voilà pourquoi je soutiens un homme jeune, nouveau, qui casse les codes établis. Voilà pourquoi je soutiens Emmanuel Macron. Voilà pourquoi, depuis plusieurs mois déjà, je me suis mis En Marche !

Faire un choix parmi les nombreuses propositions faites par Emmanuel Macron – quoiqu’en disent pour l’heure nos détracteurs, elles sont bien là ! – n’a pas été évident, mais puisqu’il me fallait n’en retenir qu’une pour ce texte, j’ai choisi de parler de l’engagement démocratique et du renouvellement de la classe politique.

Je pense que nous nous retrouvons tous dans le constat posé par En Marche ! et issu des nombreux ateliers participatifs qui se tiennent depuis plusieurs mois partout en France : l’envie d’engagement citoyen et un désir de politique sont bien présents dans notre pays. Et pourtant, les Français n’ont jamais été aussi méfiants et insatisfaits par les politiques menées ; méfiance souvent cristallisée envers certains de nos dirigeants eux-mêmes. Ces dirigeants que nous voyons et entendons pour la plupart depuis déjà fort longtemps…

Un exemple simple et, je l’admets, peut-être un peu caricatural : prenons la page Wikipédia de l’actuel candidat Les Républicains à la présidentielle. Vertigineux. Vertigineux est le mot qui me vient à l’esprit à la lecture de cette page, tant le nombre de responsabilités et mandats successifs, souvent cumulés, est élevé. Cela peut, certes, forcer l’admiration, éventuellement pousser à formuler des remerciements pour ces nombreuses années au service du bien commun, voire souhaiter qu’il soit – enfin ! – remercié une bonne fois pour toute…

C’est une évidence qu’Emmanuel Macron a bien comprise et qu’il s’efforce de porter avec le mouvement En Marche ! : il faut faciliter le renouvellement de la classe politique. Une première étape sera franchie lors des prochaines élections législatives, puisqu’il sera alors impossible de cumuler un mandat de parlementaire et un mandat exécutif local. Mais en tant que citoyen, en tant que militant En Marche !, j’estime que cela ne va pas assez loin et Emmanuel Macron formule deux propositions qui me semblent indispensables pour permettre à des citoyens désireux de s’engager d’accéder à des fonctions électorales : limiter le cumul des mandats dans le temps et aider les élus qui quittent leurs fonctions à se reconvertir. Limiter le cumul des mandats dans le temps, pour permettre à de nouveaux visages, porteurs de nouvelles idées, d’émerger ; accompagner les élus dans leur reconversion une fois leur mandat terminé, pour permettre à tous ces citoyens désireux de s’engager, mais renonçant par peur de se retrouver sans perspectives professionnelles, et bien sûr financières.

Je suis personnellement prêt à dire qu’il faut aller plus loin, en proposant également d’interdire le cumul des mandats, quels qu’ils soient. Une règle simple : un élu pour un mandat. À ce propos, je vais me permettre de prendre un autre exemple, celui d’une élue parisienne que vous reconnaîtrez peut-être : conseillère régionale depuis 1998 – j’avais 8 ans ! –, conseillère de Paris depuis 2001, simultanément bien sûr, et également vice-présidente de la Région Ile-de-France de 2002 à 2015. Une page Wikipédia également bien remplie… Et puisque ce n’était sans doute pas suffisant, son parti l’a investie en position éligible pour les élections sénatoriales à Paris de septembre prochain.

Ne vous méprenez pas, je ne suis pas pour renvoyer tous ces élus chez eux. Dans le cadre des futures élections législatives, Emmanuel Macron souhaite d’ailleurs que la moitié des candidats investis par En Marche ! puissent avoir déjà eu un mandat électoral. Il faut bien sûr souligner que les élus sont pour la plupart des élus dévoués, travailleurs et qui ne comptent pas leur temps ; autant de qualités malheureusement masquées par les turpitudes d’une minorité d’élus ; turpitudes très médiatisées, souvent extravagantes, servant d’épouvantails pour tous ceux qui se prétendent antisystème (alors qu’ils sont les produits d’une longue tradition politique). Je suis persuadé que des moyens sont à imaginer pour permettre à ceux qui le souhaitent de mettre à contribution leur précieuse – et parfois longue – expérience d’élu, à travers d’autres formes d’engagements.

Emmanuel Macron, dans ce domaine comme dans d’autres, porte des mesures concrètes pour redonner du souffle et de l’optimisme à notre pays et à notre démocratie. Alors rassemblons-nous, mobilisons-nous et mettons nous En Marche !, vers une victoire collective en mai prochain !