Hey Manu, tu descends ?

On observe tous, dépités, comment Trump déroule un plan d’action aussi débile qu’irrespectueux des droits fondamentaux. 
On se demande (1) si on peut agir et (2) comment on peut agir, à notre petit niveau, pour empêcher l’arrivée de cette vague de blocages économiques et sociaux, de distorsion de la réalité et de xénophobie.

En étant optimiste, dans le meilleur des cas, les États-Unis vont rester bloqués pendant les années Trump. Alors quelle autre puissance prendra le leadership ? Chine, Russie ou Europe ? Les perspectives ne sont pas réjouissantes. La Chine, un état où il n’a qu’un seul parti politique ou bien la Russie, un état belliqueux qui vient de dépénaliser les violences conjugales ?

Cela fait un certain temps qu’on n’ose rien dire et qu’on observe l’évolution du jeu politique international. On espère que cela aille dans le bon sens. C’est plus facile dans un pays encore conduit par un président qui, bien que critiquable, est sensé. Mais les élections approchent. Le risque est trop grand. Il faut choisir, assumer et partager.

Parlons de ce sujet qui rend les gens hystériques : parlons politique. 
Les opinions de mon équipe sont diverses — et tant mieux, je parle donc en mon nom et celui de mon associé Oussama Ammar.

Manu,

A TheFamily, on parie sur les gens, pas sur des idées.

Ton programme, sincèrement, ce n’est pas la question. On sait que tu vas le modifier. Choisir un président pour son programme, c’est un peu comme organiser toute la cérémonie de son mariage en plein air — qu’est-ce qu’on fait s’il pleut ? 
Choisir un président pour son programme, c’est aussi lui en vouloir s’il ne le suit pas. Et on le sait, seuls les c**s ne changent pas d’avis. Regarde Donald, à l’heure qu’il est, je serais curieuse de savoir combien, parmi les américains qui l’ont élu, se disent : “Oh le con, il l’a fait !
Comme les business plans, les programmes sont voués à rassurer les peureux, à une époque où l’improbable est la norme.
Au lieu de “comment va-t-il s’y prendre ?”, on se demande : “pourquoi s’engage-t-il ?”. Ses valeurs, les croyances qui l’animent, le lien entre son parcours et son combat, voilà ce qui nous parle.

C’est d’authenticité dont il est question.

À force de les côtoyer, on commence à comprendre pourquoi certains entrepreneurs réussissent : ils sont là pour résoudre un problème qui compte et rien n’a plus de valeur à leurs yeux. La difficulté, c’est de savoir reconnaître qui dit vrai. Les candidats à la présidence se veulent tous sincères, parlent tous plus ou moins d’emploi, de jeunesse, d’écologie, de croissance, de parité, des seniors, de diversité, de sécurité, de projet européen, d’innovation…

Alors comment évaluer la sincérité dans ta démarche ?

La sincérité apparaît en perspective d’un parcours, c’est cohérent ou non.

Tu parles souvent d’émancipation et on y croit.

On aime les gens en mouvement à TheFamily, ceux qui sortent de leur milieu, quel qu’il soit, pour aller vers leurs aspirations à eux. On essaie de ne jamais juger quelqu’un en fonction de son origine sociale mais plutôt de sa capacité à transformer sa condition. On peut être handicapé et devenir champion de sport, bourgeois et rêver faire de la scène, avoir des parents fonctionnaires et devenir entrepreneur… On peut être fils de médecin et vouloir apprendre à investir, grandir à Amiens et travailler à Bercy, passer le concours l’ENA et être doué en boxe, comme toi.

Quand tu défends la parité homme-femme, on te suit.

La raison est simple : t’es vraiment pas macho. Si t’étais macho, tu ne te serais pas marié avec une femme de 23 ans ton aînée. Et là, toutes les femmes se disent : “quel courage !”. Moi la première. Tu as dû aller à l’encontre de l’avis de ta famille, assumer des regards moqueurs — surtout en politique, et oser choisir la voie de l’amour, au risque de passer pour un grand sentimental.

Quand tu évoques la croissance économique, t’es crédible.

Pour la première fois, on a un candidat qui a eu une vie professionnelle intense, tu as connu autre chose que les organisations politiques où il faut jouer des coudes et surtout, tu as extrêmement bien réussi, dans un milieu qui ne croit qu’aux résultats. Bon, dommage pour toi, la banque n’a pas bonne presse. Sauf que du coup, quand tu donnes des chiffres, on te croit plus volontiers.

Plus de culture pour les jeunes ? T’as tout bon.

Récemment tu as sorti une proposition de pass culturel pour les jeunes. Que ce soit dans la spontanéité de tes vidéos sur Twitter ou dans le choix des artistes cités, tu es juste. Et ça, c’est simple à comprendre, tu es jeune, donc l’équipe qui te conseille l’est aussi, ça ne trompe pas.

C’est une première en France, avoir un candidat de moins de 40 ans.

Le pouvoir de projection compte. Tu es mieux placé pour parler et être entendu par la jeunesse. Quand un développeur, fan de hardcore gaming, vient à TheFamily présenter sa nouvelle application d’échanges de vêtements entre copines, on lui explique gentiment l’importance du pouvoir de projection. 
Concrètement, on parle d’abord à ceux qui nous ressemblent. Plus on est riche de différences, plus nombreux sont les gens à qui l’on parle. Cette jeunesse est ton joker, c’est ce qu’on retient au final. Obama ? Noir. Hilary ? Femme. Trudeau ? Jeune. Fillon ? Fini. Hamon ? Podemos. Le Pen ? Trump.

Tu as choisi de le faire à ta manière, envers et contre tous.

Pour une fois aussi, on a quelqu’un qui ose sortir du clivage “gauche-droite” et monter son propre parti — là dessus, t’es vraiment une startup. Les éléphants peinent à innover, trop de jeux d’influence, trop de passif, alors toi tu décides de créer ta solution, from scratch. Démarrer seul, agir avec peu de moyens, faire ses preuves, gagner en légitimité et grandir pas à pas… Et laisser parler tout ce monde qui te tombe dessus :
“JAMAIS personne n’a réussi en politique sans choisir son camp : droite ou gauche !”
“JAMAIS un ex banquier ne pourra devenir président en France…”
“JAMAIS un ancien ministre ne saurait vraiment changer le game, sinon il l’aurait déjà fait…”

Welcome to TheFamily.

À TheFamily il n’y a pas de consensus, on ne se réunit jamais à plusieurs pour sélectionner une startup. À chacun de se responsabiliser face à sa décision. Manu, Ouss’ et moi, pour une fois, on est d’accord, on trouve que t’es courageux, que t’as un potentiel immense et on te fait confiance pour réussir à aligner les étoiles. Enfin, c’est le timing parfait : le monde cherche une Europe qui tempère (#Trump), l’Europe a besoin d’une France solide (#Brexit) et la France a besoin d’espoir.

Tu peux compter sur nous.

  • Pour la contribution financière, on est là.
  • Si tu veux qu’on se bouge pour chercher des fonds auprès de plus de gens, on en trouve.
  • Si y a des talents qu’on peut aider à mobiliser, on lance l’appel maintenant. Suffit d’envoyer un email à manutudescends2017@gmail.com

Je t’annonce par contre, on est nul en politique, mais Ouss peut passer autant de temps que nécessaire à éduquer qui tu veux, quand tu veux, sur le monde à venir et moi… à écrire des mots qui viennent du coeur ❤