L’autonomie, une liberté créatrice pour l’Ecole !

S’il est un enjeu dans notre société, c’est celui de l’éducation. Celle qui « élève » nos jeunes vers l’avenir ; cet avenir qu’eux-mêmes piloteront à leur tour.

Notre système éducatif s’essouffle et ne permet pas à chacun de progresser. L’ascenseur social est en panne et l’Ecole ne joue plus son rôle. Les parents ont perdu la confiance envers notre système scolaire. La défiance est maintenant la norme. Les enseignants ne sont pas reconnus à leur juste valeur. Il est temps de libérer les énergies créatrices !

Emmanuel Macron propose de renforcer et d’encourager l’autonomie des établissements scolaires. Une mesure simple et concrète, qui implique d’innombrables possibilités. C’est en écoutant les acteurs de l’éducation dans leur diversité qu’Emmanuel Macron à clairement senti le poids et l’inefficacité de ces injonctions descendantes et permanentes qui pèsent sur notre système scolaire.

Peut-on encore aujourd’hui croire qu’il n’y a qu’une manière de faire, que tous les jeunes sont identiques ou encore que le national connait mieux que tous, ce qui fait nos jeunes ? Les résultats actuels prouvent les limites de ce système suranné.

Peut-on encore aujourd’hui empêcher ceux qui savent faire, ceux qui veulent innover, ceux qui sont compétents et volontaires, d’adapter leurs méthodes, leurs pratiques aux besoins particuliers de chaque jeune, mais aussi aux situations locales pour la réussite de tous ? La loi de 2005 pour l’école inclusive nous pousse vers l’adaptation, l’individualisation des parcours et l’accompagnement de tous. La complexité des territoires et la diversité des zones d’éducation sont des réalités non négligeables.

Peut-on laisser perdurer une situation de malaise entre l’inspection et le corps enseignant ? Les enseignants n’osent plus s’appuyer sur ces experts qu’ils ne croisent que pour être jugés, la peur s’est installée.

Il nous faut redonner un souffle à tous les acteurs éducatifs. Ils sont nos spécialistes. Nous devons les accompagner et les outiller sérieusement, car ils sont la clé de la société de demain.

Emmanuel Macron propose plus d’autonomie, un diagnostic régulier dans chaque établissement scolaire, tous les 3 ans, pour mesurer le progrès et permettre d’amender encore les pratiques. Une implication de tous les acteurs dans ce diagnostic, des chefs d’établissement, aux jeunes, en passant par les enseignants et les parents. Un accompagnement conseil de la part de l’administration et de l’inspection. Toutes ces mesures vont dans le sens du développement de la relation de confiance nécessaire à la construction de parcours réussis.

Monsieur Mélenchon de son côté souhaite un retour en arrière en garantissant un cadre national, unique, des diplômes et des programmes. Comprenons par-là la suppression de l’évaluation certificative en cours de formation au profit du tout en épreuves terminales, notamment dans la formation professionnelle. Comprenons par-là également la fin des adaptations locales, de la diversité des projets d’établissement, mais aussi la poursuite des décisions ministérielles descendantes sans lien avec le terrain. Une seule école, un seul modèle…

Ajoutons sa volonté d’une scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans. Qu’en deviendrait-il des parcours spécifiques, de la formation professionnelle, technologique et agricole (CAP, BP, Bac Pro…), de l’individualisation des parcours ? Oublierait-on l’apprentissage, pourtant synonyme de réussite, dès l’âge de 15 ans ?

Par ailleurs, Monsieur Mélenchon souhaite voir disparaître l’enseignement privé. Ces établissements privés sous contrat avec l’Etat font un travail tout aussi exceptionnel et sont aussi un souffle nouveau pour de nombreuses familles dont les jeunes ne se retrouvent plus dans le système public. Innovation et ouverture sont aussi des valeurs partagées dans le privé. En bonne intelligence, public et privé savent déjà travailler ensemble.

Il n’est pas sérieux, ni raisonnable de penser que l’école d’il y a trente ans, unique et publique, est la solution qui garantisse la réussite et l’insertion professionnelle de nos jeunes, quand les systèmes scolaires efficaces de nos voisins européens prônent l’adaptation et la diversité pédagogique.

Il n’est pourtant pas question de révolutionner une nouvelle fois l’Ecole par une ultime réforme complexe qui inscrive de nouveau les enseignants et les équipes dans un travail constant de réécriture, sans évaluation, ni garantie de réussite.

Il s’agit de garder un socle stable sur lequel tous les acteurs du monde de l’éducation pourront se baser et d’apporter, là où il sera nécessaire de le faire, des adaptations, des méthodes, des pratiques qui, in fine, permettront à chaque jeune de progresser, de s’élever socialement et intellectuellement. N’opposons pas non plus les voies générales et professionnelles. Toutes apportent des solutions concrètes à notre société. Toutes sont à valoriser. Finalement, mettons en lumière le travail des acteurs de l’éducation en leur octroyant la liberté, la confiance, l’accompagnement et la formation continue de qualité qu’ils méritent.

Emmanuel Macron représente à mes yeux le candidat qui saura redonner à chacun la part de liberté créatrice qui lui revient. Il est pour moi le candidat de la confiance, de la relation bienveillante et de la volonté de faire ensemble, sans jugement, sans apriori. Il incarne celui qui souhaite rendre à la France, par son système éducatif, les valeurs qui sont les siennes : « Liberté, Egalité, Fraternité » ou autonomie, réussite pour tous et confiance mutuelle.

C’est en s’appuyant sur ces valeurs que les inégalités se réduiront à l’école et que nos jeunes pourront progresser intellectuellement et socialement. Plus qu’une simple insertion professionnelle, l’école doit avoir pour finalité l’élévation et la réalisation de nos jeunes.

Je pense fondamentalement que le progrès passe par la liberté créatrice que propose Emmanuel Macron par ses propositions pour l’Éducation.

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