Sucer n’est pas tromper (Les chandeliers)

Après son divorce, Vera, trente ans, un enfant, se mua en une authentique « jambes en l’air ». Sûre de son effet sur les hommes, elle se fit facile et avide d’orgasmes. Peut-être pour étouffer sa détresse…Jusqu’au jour où elle rencontra Adrien. Ah Adrien ! Pourquoi lui, parmi tant d’autres qui la pénétrèrent, assidûment ou à la sauvette ? Bref, Ils tombèrent amoureux. Aujourd’hui, Vera et Adrien vivent en couple.

Léo et Jim passent boire un thé.

— Vous venez à point pour le five o’clock, dis-je en souriant.

Léo est un copain d’Adrien, mon compagnon attitré (depuis six mois déjà !) ; nous nous sommes croisés ce matin au marché, je lui ai proposé de passer à la maison. Quant à Jim, je ne le connais pas.

Les deux garçons s’accordent sur la qualité de mon thé.

— Excellent, vraiment !

— Merci, je fais aussi très bien les œufs à la coque ! fais-je dans un éclat de rire.

— Nue ? s’enquit Jim faussement timide.

— Quoi nue ?…

— Jim veut savoir si tu fais les œufs à la coque nue, me précise Léo.

— Jamais sans mon tablier ! rétorqué-je.

— Oh ! Si tu passais ton tablier ? Rien que pour nous ! suggère Léo.

— Vous verriez mes fesses.

— Chiche !

Une à laquelle je n’avais pas pensé, me dis-je songeuse. Mais je me ressaisis rapidement.

— Bien. Je vais faire cuire des œufs.

D’un pas décidé, je m’éloigne et disparais dans la cuisine. Je dépose mes vêtements à même le sol et noue mon tablier à carreaux bleus et blancs sur ma nudité.

Quelques instants plus tard, me revoici portant deux œufs brûlants dans un torchon.

— Vous mangez nus, n’est-ce pas ?

Ah, ils ne s’y attendaient pas !

Ils échangent un bref regard.

— Chiche ! fait Léo.

Joignant le geste à la parole, il se déboutonne, rapidement suivi par Jim. Puis ils prennent place à mes côtés sur le canapé et chacun s’empare d’un œuf blanc.

— Debout, debout ! ordonné-je, le sourire aux lèvres. Faites quelques pas, éloignez-vous.

Je considère ces deux paires de fesses, ces dos musclés, ces corps plutôt agréables. Puis les hommes font volte-face et se rapprochent, leur œuf à la main, les bourses lourdes, le pénis long.

— Vous pouvez manger maintenant, dis-je.

Ils déposent les coquilles dans le cendrier et avalent consciencieusement leur œuf respectif.

— Et toi, Vera ?

— Je n’ai pas faim.

— Ah ! Mais tu pourrais nous montrer comment tu as fait devant ta cuisinière.

Je me lève et leur tourne le dos. Mon tablier n’occulte ni mon dos ni ma paire de fesses.

— Une véritable maîtresse de maison ! lance Léo.

— Et cul nu ! ajoute Jim tandis que sa main tire le ruban qui sur mes reins noue mon tablier à ma taille.

J’aurais dû les flanquer dehors, mais je déteste jouer les mijaurées. Prenant un malin plaisir à rester maîtresse du jeu, toujours de dos, je me débarrasse de mon tablier qui ne tenait plus que par son anse autour de mon cou.

— Donnez-moi une pièce, demandé-je.

Une main me tend deux euros.

— Pile je me rhabille, face… comme son nom l’indique, je me tourne.

Je lance la pièce, la rattrape et tends ma paume ouverte derrière mon dos. Ensemble, ils s’approchent.

— Face ! lancent-ils triomphants.

Je vérifie. En effet. Je me tourne.

Ces mâles regards dardent leurs rayons chauds sur ma peau blanche. Me retrouver entièrement nue face à des inconnus a cessé de m’intimider, depuis mon divorce. Je manque pourtant de rougir aujourd’hui, songeant soudain à Adrien. Mais, après tout, me laisser voir n’engage en rien…

— L’épilation vous convient ? fais-je d’un ton incisif — Je me suis justement rasée au plus près ce matin…

— Impeccable ! répond Jim.

— Tu sais que tu as une jolie chatte, hyper sexy, ajoute Léo d’un ton doux. Ce n’est pas donné à toutes !

Je m’assieds en tailleur sur le canapé. Les yeux convergent sur mes lèvres entrouvertes.

S’en suit un long silence. Paupières baissées, je laisse mon effet prendre.

Puis je les regarde. Hampes dressées en mon honneur, Léo et Jim se tiennent toujours debout face à moi. Ces deux bites au garde-à-vous, disponibles, m’envoient comme une décharge électrique ; mais, fidèle à Adrien, je n’en montre rien.

Léo s’approche de ma bouche.

— Non mon gaillard, tu sais bien que je suis en couple, désolée ! dis-je froidement.

— Cruelle ! émet-il.

— Cruelle, moi ?

— Tu nous allumes et puis… marmonne Jim.

— Eh dis, c’est toi le premier qui voulait me voir nue ! Et maintenant tu te plains ?

— Tu vois pas que tu nous rends fous avec ta chatte ouverte et tes pointes de seins ! halète Léo. Tu ne sais donc pas ce que c’est qu’un homme ? martèle-t-il.

— Oh si ! Une bite sur deux pattes ! lancé-je goguenarde.

Dans le fond, j’ai pitié d’eux. Non, je suis pas cruelle.

— Venez, je vous achève à la main et on n’en parle plus, d’accord ? dis-je en pressant doucement leurs virilités entre mes doigts.

Sans piper mot, les garçons se laissent faire. Ils sont d’accord… Et c’est vrai, je n’ai pas manqué l’occasion de les chauffer à blanc. Peu importe qui a commencé, je vais poursuivre et conclure à ma façon.

Modulant ma pression, j’étends ces tiges à l’infini, puis leur imprime le va-et-vient censé les libérer. Je veux voir ces lances se rendre et cracher leur feu blanc sous mes yeux. Jim glousse déjà. Mais Léo m’interrompt.

— Ton cul, Vera !…

Je me lève. Léo m’enlace et pose ses mains sur mes larges fesses.

— Pas touche ! crié-je en le repoussant.

— Pudique maintenant ?

Il m’agace. Depuis longtemps, j’ai perdu toute pudeur. Et j’ai bien l’intention de le leur prouver.

— Levez-vous !

Je me coule entre ces deux garçons plus grands que moi et les prends par leurs bites.

— Je veux bien vous faire plaisir mais je suis en couple. Vous comprenez ? dis-je les regardant droit dans les yeux.

Ils acquiescent.

— Vous me promettez d’être sages ?

— Hum… Jurez-le !

— Promis juré ! répondent-ils successivement.

Une queue dans chaque main, je les mène dans la chambre (il n’y en a pas d’autre) que je partage avec Adrien.

— Lumière ! ordonné-je.

Jim finit par trouver le commutateur et, là seulement, je lâche prise.

Sous l’éclairage cru des spots, me voici à quatre pattes au centre du lit à deux places. Léo et Jim, debout, matent. Cela ne me dérange absolument pas.

— Ça y est, vous m’avez vue ? demandé-je sur le point de me relever, prête à leur donner le plaisir que je leur ai promis. J’aime faire plaisir. Branler ces deux assoiffés est la chose la plus naturelle du monde.

Jim s’assied derrière moi.

— Écarte bien tes fesses, Vera !

Soit. Je ne me fais pas prier mais je reste sur mes gardes, dans les limites que je me suis fixées. Je me montre autant que je le peux à Jim qui, en silence, mate de plus belle.

Quand je lève la tête, mon visage rencontre la hampe de Léo. J’ouvre la bouche pour protester, mais, promptement, sa bite s’y glisse. Je ne bouge pas. Il reste ainsi un instant, son gland contre ma langue.

— Sucer n’est pas tromper, me dit-il, comme s’il répondait à la question que je me posais.

Puis, de ses mains plutôt douces, il promène lentement mon visage sur sa hampe. Et le mouvement s’accélère, ma bouche se mue en sexe, il va et il vient, il va et il vient, va-t-il enfin se lâcher ? Non. Il se retire. Jim prend la suite. Oh, je ne minaude pas ; je leur avais offert de les achever à la main, mais ils préfèrent ma bouche. Bon. Inutile cette fois de me piloter. Je tète ce membre comme un sucre d’orge, bien décidée à lui extirper ce que, somme toute, il me doit.

Léo est passé du côté de mes fesses, sur lesquelles tombe la lumière du plafonnier. Je le sens se rincer l’œil sur ma fente protubérante dont je ne peux retenir le suc tandis que je m’applique sur la bite de Jim avec une joyeuse rage. Non, sucer n’est pas tromper, songé-je en sentant, là-bas, le souffle chaud de Léo sur ma vulve, dans ma raie, sur mon anus. Oui, c’est cela, mon anus, Léo aurait-il déjà détecté mon point faible alors qu’il découvre à peine mon corps ?… Il écarte mes fesses et, violant le pacte qui nous lie (Pas touche !), sa langue se promène en liberté sur le pourtour de mon trou de cul, ma zone la plus érogène. Ses lèvres rejoignent ma vulve, il m’embrasse à pleine bouche, longuement, savamment, quand soudain, Jim, jappant de plaisir, presse mes joues et se libère sur ma langue.

— Non ! crié-je à Léo, la bouche gluante et le corps irradié de plaisir.

Son baiser cesse. Sa bite effleure mes lèvres. Pour toute réponse, il me pénètre sans ma permission et me lime, me lime, me lime.

— Non ! Non ! Non ! hurlé-je au bord de l’orgasme.

— Non, Vera, non, fait-il en se retirant.

Il caresse mon dos pour me rassurer.

— Merci, dis-je, je suis en couple, je ne peux pas…

Mais ma frustration est insupportable. Secrètement j’ai envie qu’il revienne.

Son doigt glisse habilement dans mon anus. Oh ! Il va poursuivre à la main ! À son tour il a pitié de moi. Un doigt, puis deux dans mon cul, bien profond. Que c’est bon ! Doigter n’est pas tromper ! me dis-je un instant, haletante et confuse. Mais sa hampe de nouveau, inexorable, se presse contre mon anus, le force sans mal et progresse. Oui, le copain d’Adrien m’encule et c’est délicieux.

— Ah Vera ! grogne-t-il.

Longtemps, je pousse des cris stridents m’envolant à son rythme sur sa bite interdite.

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