Les pépins d’un voyeur 1/4


1.1 Autant vous dire la vérité

Je m’appelle Gustave Dombergue. La petite quarantaine, légère calvitie ; marié à Tricia, père d’une fille de dix-sept ans, Lorène. Et voyeur.

Voir est mon péché mignon. Inoffensif.

Je m’arrange pour toutes les voir : voisines, locataires, jeunes filles au pair, amies de ma fille, femmes des copains, inconnues parfois. Je me surprends même d’y parvenir si aisément : il est rare qu’une fille fasse obstacle et que je me fourvoie. Toutes, ou presque, veulent être vues ! Mais en secret. L’absolue discrétion est la clé de la réussite.

Je ne me vante pas, qui me croirait ? Et comme je vois aussi vos femmes et vos filles, je ne peux partager mon dada avec personne. C’est pourquoi je déroule le catalogue de mes visions au fil des jours, sur ce cahier d’école que je glisse précautionneusement au fond d’un tiroir que ma femme n’ouvre jamais. À chaque page, une nouvelle découverte !


1.2 Anonyme tentation

La jeunesse ne peut s’amuser sans alcool, fort, c’est bien connu. Puis il lui arrive de se déshabiller quand la partie bat son plein.

Ma fille Lorène a invité une dizaine d’amis. Avec ma femme Tricia, nous avions décidé de leur laisser l’appartement mais au dernier moment je me ravise, prétextant un travail urgent. Je m’enferme dans mon bureau et patiente en rêvassant.

Je manque de m’assoupir quand la puissance des basses me rappelle à la réalité ; la fête bat son plein, il doit être une heure du matin.

J’ouvre enfin ma porte et… à peu près comme je m’y attendais, je tombe sur une sirène en string noir, vingt ans tout au plus. Son corps hâlé avec ses petits seins en point-virgule se découpe sur le mur blanc du couloir. Une bouteille de Red Label à la main, elle sert quelqu’un que je ne vois pas dans la pièce voisine. Son geste est lent mais elle tient la route. Elle ne m’a pas remarqué. Je regarde le bouchon doré entre ses doigts, sa gourmette plate, son nombril orné d’un piercing, sa frimousse aux traits réguliers, sa chevelure aux reflets blonds. Puis ses petits seins fermes que j’ai envie d’aller peloter.

En string, par-dessus le marché, rectangle noir et lanières fines plaqués sur ses cuisses pleines. Non !

J’empoigne un verre abandonné sur un guéridon, m’approche et le lui tends. Elle le remplit sans s’étonner de ma présence, je n’existe pas, du moins à ses yeux embrumés. Je trinque à sa santé, ma main glisse sur ses fesses que le string laisse nues. Elle me sourit puis passe dans la pièce adjacente, le salon où doit se trouver ma fille peut-être, sans doute… dans le même apparat, ou…

Non, je n’irai pas jusque là, je ne veux pas savoir… Je ne veux plus voir

Je regagne ma chambre, passe mon pyjama et m’endors rapidement malgré la musique trop forte, les petits seins bronzés, le whisky à gogo, l’éclat du piercing sur le nombril de la copine de ma fille.


1.3 Anna

Jamais je n’ai pu m’empêcher de regarder par le trou des serrures.

Nous avons justement une jeune femme au pair, Anna, à la maison. Dès le premier soir, je vais risquer un œil.

Ne vous ai-je pas dit que j’ai toujours de la chance pour ces choses-là ? Eh bien oui, cette fois encore, j’arrive juste quand notre hôte, de semi-profil près de sa table de nuit, laisse couler ses vêtements. Elle défait son soutien-gorge et s’accroupit pour retirer son string. Elle est toute bronzée, c’est la fin de l’été. J’entrevois la marque blanche de son maillot sur ses fesses et dans son dos.

Vendredi, j’ai la chance de ne pas m’endormir facilement. Je me lève en quête d’un calmant quand, au fond du couloir sombre, la porte de la salle de bain grande ouverte me révèle Anna nue de profil face au miroir. Immobile, je retiens mon souffle : longue chevelure et fesses rebondies. Sans doute croit-elle que nous sommes tous couchés. Sans doute a-t-elle achevé sa toilette. Je suis le premier à la voir, fin prête à sortir rejoindre des amis.

Chaque soir, je glisse mon œil dans la serrure. La première fois, j’étais parti trop vite. Je m’aperçois aujourd’hui que j’ai manqué la suite du spectacle. Une fois nue, Anna s’assied sur son lit, jambes repliées. Elle se cambre, me laissant voir son dos, son tour de hanches évasé, la rondeur de ses fesses encadrée par ses plantes de pied. Que fait-elle donc immobile dans cette position ? Ses bras semblent reposer sur le lit devant elle. Puis tout à coup, elle s’effondre. Les jambes toujours pliées, je ne vois que sa main se mouvoir régulièrement sous la raie de ses fesses. Anna se masturbe abondamment.

Le lendemain devant ma tasse de café, je repense à mon envoutante découverte. Et si j’y allais maintenant ? Anna n’est peut-être pas encore sortie.

Bien m’en a pris, Anna est en train de… se photographier ! Un selfie. Ou plutôt, une série de selfies. Je peux alors la voir de face, enfin ! Elle retient son pyjama aubergine juste au-dessus de ses seins lourds aux larges aréoles ; son pantalon à moitié baissé révèle ses hanches et le haut de son sexe.

Ce n’est pas fini. Elle retire tout, la voici nue. Je ne peux voir son visage, que sans doute elle ne montrera pas sur le selfie. Corps sans visage, seins en relief, une jambe contre l’autre laisse deviner un sexe intégralement épilé.

Ravi par le spectacle inattendu, je me relève et las, ma tête heurte le loquet ! Un cri, puis la porte s’ouvre avant que j’aie eu le temps de m’enfuir. Anna me regarde les yeux écarquillés. Puis elle se ressaisit.

— Ah c’est donc vous !

— Mille excuses, lancé-je, je ne suis pas bien réveillé, j’ai…

— Heurté la porte ?

— Oui, désolé de vous avoir effrayée.

— Effrayée ? articule-t-elle d’un ton étrange.

— Vous n’avez pas eu peur ?

— Non.
Puis elle me referme la porte au nez.

Je décide de m’abstenir pour quelques jours, histoire de calmer le jeu, de prendre mes distances. L’expérience m’a appris à rester prudent, Anna pourrait se plaindre, faire scandale, ou que sais-je encore.

Je me distrais le soir avec des bandes dessinées.

Mais tout n’est pas calme à la maison, tant s’en faut ! Notre fille Lorène nous donne du poivre à piler…


1.4 Ferme donc ta porte !

Lorène a encore oublié de fermer la porte de sa chambre !

Elle fait sa sieste nue.

Un piercing au sexe, bien visible près de sa lèvre gauche, n’échappe pas à mon regard aiguisé. Je reconnais le bijou : c’est le petit diamant que Tricia et moi lui avons offert pour son anniversaire !

Je claque la porte et m’en vais au salon, exaspéré.

Mais ce n’est pas tout !

Quand je repasse, porte de nouveau grande ouverte, Lorène fait sa gymnastique sur son lit. Elle étire bien haut une jambe puis l’autre, sexe à l’air.

« Lorène, ce ne sont pas des façons ! » hurlé-je.

Elle poursuit, totalement indifférente à mes remontrances.

— Inutile d’insister, elle va se calmer, dit Tricia, ma femme.

— Tu prends toujours son parti ! Soit, elle a raison, qu’elle montre sa fente à tout vent !

— Lorène, dit Tricia, quand tu auras fini, n’oublie pas ta lecture. Ton professeur m’a dit que tu ne lisais pas assez.

— Pas envie maintenant, fait Lorène derrière sa chevelure, en plein étirement, comme si son sexe nous répondait à sa place.

— Je t’ai porté un roman, je suis sûre qu’il t’intéressera.

— Bon, merci Maman, lâche Lorène à contrecœur, j’ai presque fini.

Lorène s’est enfin décidée à écouter sa mère.

Quoique…

Elle est effectivement en train de lire dans son fauteuil. Le livre repose sur sa jambe gauche au-dessus de son sexe écarté.

— Lorène, c’est la dernière fois, habille-toi ! dis-je.

— Pour ce que je lis, je suis mieux comme ça.

— Et que lis-tu, on peut savoir ?

— Le livre que m’a porté Maman, La femme de papier.

Elle se replonge dans sa lecture en suçant son doigt.

Elle a tout de même passé son soutien-gorge dont les fines bretelles barrent ses épaules. Maigre consolation pour son père.

Si la maison est vaste, ce n’est pas un château. Un quart d’heure plus tard, je repasse devant la chambre de ma fille. Allongée sur le dos, yeux clos, bouche entrouverte, doigts tendus sur son sexe, Lorène ne boude pas son plaisir. L’ouvrage à reliure jaune gît négligemment sur son oreiller.

Je questionne Tricia sur La femme de papier sans lui parler de ma découverte.

— C’est quoi ce livre que tu lui as donné ?

— Oh, un bon bouquin, écrit par une femme, ça ne peut que l’intéresser et l’obliger à lire un peu.

Le lendemain est pire. Il fait très chaud en ce début d’après-midi, la chambre de Lorène est vide.

Sur la terrasse, seins nus, adossée au mur près des plantes vivaces, Lorène agite une main dans son string tandis que l’autre en étire le tissu. Absorbée par son plaisir, elle ne songe pas qu’un voisin ou un quidam pourrait la surprendre ? Tout comme moi !

Je croyais ma fille bien élevée. Malgré sa crise d’insolence de la veille, j’imaginais qu’elle réservait ces amusettes à l’intimité de ses draps, à la solitude de sa douche. Le stupre serait donc plus fort qu’elle ?

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