Deux coño pour le prix d’un
Journal d’un manche à couilles (billets d’humeur, comptes-rendus d’escapades nocturnes et d’histoires à la con)
Ce week-end je suis tombé sur une femme mariée complètement bourrée qui n’arrêtait pas de se caresser les seins en me parlant. Le genre de nana musclée sec avec des petits gants de toilettes qui pendouillent en guise de poitrine. Elle bossait dans une banque, si j’ai bon souvenir. Son mari et elle étaient des voyageurs, m’avait-elle dit, ils pliaient bagages pour partir vivre à Rennes. Des voyageurs, j’ai aussitôt parlé de mon besoin vital de changer d’air et de ma passion pour la découverte d’autres cultures.
Elle me questionna sur mes périples, je me mis à citer quelques villes à travers l’Europe et les Etats-Unis, son visage devint blême, à ses yeux j’étais soudainement devenu ce putain de Marco Polo. Pourtant ces foutues destinations que j’énumérais me firent prendre conscience qu’en termes de dépaysement, j’avais du pain sur la planche. À quelques nuances prêt, quoi de plus semblable qu’un connard qui mange un hamburger à Paris, Rome ou New York…
Je me suis soudainement demandé qui était le plus cons des deux, sans oser chercher la réponse.
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