Vénus, Mars, et mon cul

Journal d’un manche à couilles (billets d’humeur, comptes-rendus d’escapades nocturnes et d’histoires à la con)


Photo : Florian Delhomme

Les femmes, un bordel sans nom. Ça ne se prend pas la tête, ça vie au jour le jour, et pourtant, tu n’auras pas deux minutes sur le dos pour souffler après votre partie de jambes en l’air, qu’elle te questionnera aussitôt sur ta famille, tes premiers amours et ceux de la veille. Tous ces petits signaux dispersés durant ce premier rendez-vous qui laissait présager son manque de confiance en elle, sa détresse affective et sa quête déguisée pour trouver le prince charmant, vont te gicler à la gueule comme une pluie de foutre durant un bukkake organisé dans un entrepôt de la région parisienne.

Je suis fils unique, et alors, qu’est ce que ça peut lui foutre ? Elle n’aime pas ses seins, son cul, son ventre, qu’elle le garde pour elle. Lorsque c’est ton anniversaire t’as pas envie qu’on vienne te faire la morale sur le nombre de calories contenues dans le délicieux gâteaux aux fraises qui te fait de l’œil sur la table… Je dois les attirer, en ce moment, toutes les nanas que je m’tamponne — entre 20 et 60 ans — devraient passer leurs journées chez le psy. Crise économique, société du paraître, daddy issues, overdose de Walt Disney, peu importe les causes, ce n’est pas mon rôle de traiter leurs pathologies. Moi, mon boulot, c’est de faire rire, de donner des orgasmes et de prendre mon pied. Faut croire que je suis black vu les numéros que je me tire à la loterie. Et grand Dieu, quitte à coucher le premier soir, autant y aller à fond les manettes — entamer une relation de six mois avec l’une de ces dézinguées simplement pour me faire bouffer l’anus durant une fellation, c’est hors de question !

Quel traquenard. Attendre une femme saine d’esprit pour tirer son coup, ça revient à attendre le retour du Christ. Je ne vais quand même pas me masturber jusqu’à la fin de ma vie.

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