Twitter ou l’usine à Fake news
On en voit apparaître quotidiennement, elles sont évidentes ou plus subtiles, elles peuvent créer le buzz ou la panique en quelques minutes, ce sont les fake news.
Elles annoncent des décès, des attentats, des complots, des scandales sanitaires.
On y a tous déjà cru au moins une fois. On y a cru à fond, on en a parlé comme étant le scoop du moment et on s’est senti très bête en apprenant que c’était du fake.
Cette situation gênante est assez courante plus que plus d’un Français sur deux partage des informations qu’il ne vérifie pas selon une étude BVA !
Les fake news peuvent être lancées de façon volontaire, bien qu’elles soient souvent accidentelles. Une mauvaise compréhension de l’information, une photo sortie de son contexte ou des prédictions sur un événement en cours et Twitter s’enflamme.
Elles peuvent paraître anodines et à prendre avec du recul, mais parfois, les fake news peuvent amener à de situations très gênantes et frôler l’incident diplomatique. En tout cas, certains sont abonnés au Fake News puisque selon le Washington Post, Donald Trump en prononcerait 7 par jour !

Cette situation pousse les journalistes à créer leurs propres outils de vérification de l’information. Ces dernières années, des médias comme Le Monde, Libération ou encore l’AFP (agence France Presse) ont mis au point des outils de “fact-checking”. Le géant Google sy est lui aussi attelé avec Cross Check.
Problème, les “démontages” de fake news sont beaucoup moins lus et beaucoup moins viraux que les fausses nouvelles. Surtout lors que ces informations émanent de complotistes à la pensée très structurée : chaque contre argument sera alors utilisé par ces derniers comme un argument validant leur thèse.
D’où l’intérêt du développement de l’éducation aux médias dès le plus jeune âge. De plus en plus de journalistes s’investissent dans la transmission de leurs compétences auprès des plus jeunes. Le journaliste David Groison a par exemple publié chez Actes Sud Junior un ouvrage appelé “Pourquoi les journalistes nous cachent-ils des choses?”.
Par Andréa BREUVART
