Le 100 mètres en moins de 9 secondes… grâce à la chirurgie reconstructive ?

Finale du 100 mètres des Jeux Olympiques de Buenos Aires le 14 mars 2040. L’Américain Steve Clifford remporte le titre de l’épreuve olympique reine et s’offre en prime le plus grand des records du monde… Pour la première fois de l’Histoire, un homme a couru le 100 mètres en moins de 9 secondes, 8 secondes et 95 centièmes, une seconde de moins que Jim Hines, premier homme sous la barrière des 10 secondes en finale de Mexico 1968.
Un instant de magie… Le triomphe de la chirurgie reconstructive ou constructive…
A peine 24 heures plus tard, le nouveau recordman du monde entre une nouvelle fois dans l’Histoire. Lors de la conférence de presse suivant la cérémonie protocolaire, Steve Clifford reconnaît avoir subi des interventions chirurgicales — de la chirurgie reconstructive ou, tout simplement, constructive — pour rendre son cœur, ses poumons et ses muscles plus forts, plus efficaces.
L’athlète et ses avocats affirment qu’en agissant ainsi il n’a rien fait d’illégal et que de telles opérations ne devaient susciter davantage de polémiques que la chirurgie laser des yeux ou la pose d’une prothèse du genou.
Pourtant, le débat est lancé autour la dimension éthique de la chirurgie reconstructive ou des Modifications améliorant les performances (MAP) visant à doper les activités sportives du corps.
Modifications améliorant les performances (MAP) : Procédures chirurgicales non essentielles d’un point de vue médical, conduites avec le seul objectif d’améliorer les performances physiques lors d’activités sportives.