Impressions, Post-saison : BOS @ ATL — G1

Brad Stevens savoure l’adresse longue distance des Celtics en première mi-temps.

Dans l’ambiance toujours morne d’une Philips Arena qu’on ne détestera jamais assez, prise de contact avec ces Playoffs NBA avec le matchup le plus intriguant du premier tour, tout au moins sur le papier. Deux équipes qui jouent un basket agréable et sérieux, qui n’hésitent pas à multiplier les options tactiques intéressantes, bref, qui régalent l’observateur neutre en quête de processus expérimentaux.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça a démarré de manière décevante : faux rythme persistant, Celtics complètement en panne d’adresse, Isaiah Thomas incapable d’accélérer la moindre particule (sur jeu placé comme en transition), chasse à l’homme menée par les Hawks en sortie d’écrans pour couper le rythme du mouvement de la balle adverse, aveuglements consécutifs à la vision prolongée de ces affreux T-shirts jaune fluo disposés dans la salle…

Dès le début de la 2ème mi-temps, Brad Stevens sort Amir Johnson et envoie du small ball avec Turner en 3 et Crowder en 4. Malgré un chaos certain en défense (5 fautes en 2 minutes, bonjour l’angoisse), l’attaque revit : remontée de balle énergique (une, mismatchs mieux exploités après les changements des Hawks sur les écrans, et quelques backdoor bien sentis pour exploiter la sur-pression sur lesdits écrans.

Après avoir posé son écran, Turner descend vers le cercle, Korver est battu car il est monté chercher Thomas. Thomas a vite transmis à Sullinger, qui a une ligne de passe relativement claire ; ça fera 2 pts.

Manque de pot pour les C’s, au moment où ils prennent la tête, la cuisse d’Avery Bradley lâche. Difficile de dire à quel point cette absence va peser sur la fin de match (Jeff Teague profite quand même d’un peu d’espace), mais Bazemore en ramasse-miettes, Horford très en forme, et sans doute la moins-value de Marcus Smart, assez transparent sur les 5 dernières minutes s’agissant de soutenir IT sur le jeu placé (IT lui-même laissant des points sur la ligne des lancers), font pencher le match côté locaux. Signalons quand même que Turner manque l’égalisation malgré un shoot très ouvert, et que les Hawks ne craquent pas sur la ligne.

What’s next ?

Difficile à dire. Une belle bataille tactique quoi qu’il en soit. Brad Stevens s’est sans doute condamné à devoir insister sur un small ball qui l’empêche d’utiliser Olynyk, et l’oblige à accorder un temps de jeu déraisonnable à Jerebko (clairement limité à ce niveau). Mais en s’alignant dès la première mi-temps, ça promet des matchs relativement équilibrés. Les Hawks sont en position favorable avec Budenholzer qui dicte ses conditions, un Teague semble plus à l’aise que l’an passé, et le supporting cast qui dispose de ce surcroît de punch le rendant attrayant (coucou Mike Scott). L’absence de Bradley, si elle est prolongée, pourrait tuer la série à elle seule, surtout.

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