Impressions, Post-saison : DAL @ OKC — G2

“Abracadabra : Durant et Westbrook ont disparu !”

Ayant eu vent du vainqueur de ce match, et affichant depuis presque toujours une défiance sans limite à l’égard du Thunder, je n’ai pas pu résister au fait de regarder dans quelles conditions des Mavs archi-dominés au G1 avaient bien pu remporter cette seconde rencontre.

C’est donc avec un schéma défensif digne d’un coach grec que Rick Carlisle débute ce G2, sans la moindre pitié pour le spectateur de TNT, et on l’en remercie. Une zone matchup des familles, laide en diable et qui permet de planquer tout à la fois deux meneurs physiquement limités (trop en tous cas pour tenir un Westbrook) et un Dirk Nowitzki dont il faudrait souligner qu’il ne défend jamais aussi bien que quand il ne doit défendre personne en particulier. Traitement spécial réservé aux deux créateurs du Thunder : outre le changement sur les écrans, une assez forte incitation à descendre poste bas, et une aide en “ombre” dans la raquette pour empêcher l’accès au cercle. Signalons au passage que le duo formé par Wes Matthews (quel monstre …) et Justin Anderson (que possible futur monstre …), en tant que défenseurs “de principe” sur Kevin Durant, se sont accrochés comme des ahuris.

Russell Westbrook travaille poste bas, mais Devin Harris est secondé par Zaza Pachulia, qui dissuade Westbrook tout en gardant la possibilité d’intervenir. Le spacing douteux du duo Collison-Adams permet à Felton de défendre la ligne de passe.
Sur cette isolation de KD, Deron Williams oublie totalement Roberson pour aller faire le nombre dans la raquette, et limiter le choix de jeu de KD à un fadeaway à mi-distance. Accessoirement, les rectangles blancs tendent à démontrer que le spacing est affreux.

Le salut d’OKC vient essentiellement du jeu rapide : dès que les Mavs ne parviennent pas à se mettre en place sur le repli défensif, que Durant ou Westbrook poussent un peu la balle, les shoots ouverts pleuvent et les pénétrations sont jouables (20 points en contre-attaque sur 12 pertes de balle adverses, chiffre parlant à la fois quant à la qualité du jeu rapide, et quant à la pauvreté des 64 autres points marqués). C’est sur ce type de séquences, notamment au milieu du 3ème QT, que le Thunder prend l’avantage. Sur demi-terrain, le mid-range et le jeu dos au panier du duo principal d’OKC doit aussi monter d’un cran en qualité, sans quoi la défense a partie gagnée, vu qu’elle peut les contenir à cette seule option de jeu (le mouvement des joueurs loin du ballon n’étant visiblement pas une option imaginable ou imaginée).

L’attaque des Mavs sera restée très près du texte, du moins autant que possible, et jusqu’au bout : deux meneurs pour sécuriser la balle et casser le rythme sans trop subir la pression, exploitation maniaque des mismatchs — avec Dirk, who else ? — , une adresse juste passable pour rester dans le match en traînards. Un coup de main de KD, qui pour le coup, a ses shoots ouverts en toute fin de match (le système en sortie de temps mort à 25 secondes du buzzer est excellent, d’ailleurs), et le hold up est accompli, malgré un Raymond Felton qui, parfait jusque là, laisse une chance à Adams, manquée de peu, de voler le match.

What’s next ?

Euh … J’ai l’air de trouver le boulot des Mavs admirable, mais la série est intenable pour eux, ne serait-ce que dans la mesure où Durant ne restera pas aussi maladroit tout le long. Ils ont beau lui avoir laissé surtout des shoots compliqués, il est en mesure d‘en mettre un pourcentage bien supérieur. Deux idées sur lesquelles je trouverais bizarre que Billy Donovan ne se penche pas : mieux impliquer Enes Kanter, notamment poste bas, pour voir ce que Mejri (fort surprenant mais pas non plus spécialement exposé à ses faiblesses) peut faire ; peut-être mettre Westbrook en mouvement sans la balle pour lui donne un peu d’espace en réception de passe pour aller au drive. Et tant qu’à faire, si un sans-grade peut envoyer un triplé en réception shoot (en étant au préalable placé de manière à bien écarter la défense), ça fera pas de mal. Dallas va certainement s’accrocher avec les mêmes dispositions. Le roster couine de partout, et ils peuvent bien en arracher un ou deux dans le même genre, mais probablement pas les 3 dont ils ont besoin. En fait, ils auront surtout servi à montrer au reste des contenders comment faire déjouer le Thunder, mais façon MacGyver (ma copine dirait Bear Grylls, mais chacun ses références).

One clap, two clap, three clap, forty?

By clapping more or less, you can signal to us which stories really stand out.